<?xml version='1.0' encoding='UTF-8'?><?xml-stylesheet href="http://www.blogger.com/styles/atom.css" type="text/css"?><feed xmlns='http://www.w3.org/2005/Atom' xmlns:openSearch='http://a9.com/-/spec/opensearchrss/1.0/' xmlns:georss='http://www.georss.org/georss' xmlns:gd='http://schemas.google.com/g/2005' xmlns:thr='http://purl.org/syndication/thread/1.0'><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518</id><updated>2012-02-10T10:47:49.119+01:00</updated><category term='mode'/><category term='alimentation'/><category term='théâtre'/><category term='divers'/><category term='vie privée vie publique'/><category term='web 2.0'/><category term='comics'/><category term='Radio'/><category term='art'/><category term='télévision et séries'/><category term='cinéma'/><category term='littérature et pensées'/><category term='musique'/><title type='text'>les occupés</title><subtitle type='html'></subtitle><link rel='http://schemas.google.com/g/2005#feed' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/posts/default'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default?max-results=100'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/'/><link rel='hub' href='http://pubsubhubbub.appspot.com/'/><link rel='next' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default?start-index=101&amp;max-results=100'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><generator version='7.00' uri='http://www.blogger.com'>Blogger</generator><openSearch:totalResults>127</openSearch:totalResults><openSearch:startIndex>1</openSearch:startIndex><openSearch:itemsPerPage>100</openSearch:itemsPerPage><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5145344613602157755</id><published>2010-02-06T04:06:00.006+01:00</published><updated>2010-02-09T17:42:54.455+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Serpico - Sidney Lumet (1973)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://img706.imageshack.us/img706/9826/serpico17.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 640px; height: 424px;" src="http://img706.imageshack.us/img706/9826/serpico17.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est juste jusque dans les moindres détails, c'est d'une cohérence et d'une précision admirable, les sentiments éprouvés s'enchaînent merveilleusement, tout en fluidité, il n'y a pas d'angle mort, tout est là, la vie d'un homme qui se ramifie par-ci par-là en plusieurs domaines, problèmes, en plusieurs histoires qui ensuite se rejoignent pour s'épanouir dans un final.&lt;br /&gt;C'est un homme aux intentions pures et profondément simples et morales et qui novice dans son métier de policier pense que celui-ci est tout aussi simple et qu'il fonctionne à coup de volonté et de responsabilité, il néglige l'imprévisibilité du vice. Il se confronte alors à une réalité pas nécessairement toute noire mais complexe, où chacun doit ruser, user de détours autant pour faire le bien que pour faire le mal et où celui-ci devient la norme officieuse tellement il est répandu. C'est l'histoire d'une sorte de premier de la classe que tout le monde déteste et soupçonne jusqu'au professeur parce qu'il n'est simplement plus possible de faire son devoir sans arrière-pensées.&lt;br /&gt;Dans un entêtement surhumain Serpico tente donc de faire son devoir sans jamais se préoccuper des préjudices qu'il causera à ses collègues. Il ne s'agit pas d'une morale à la carte mais de la rudesse d'un devoir à accomplir malgré les conséquences et qui se fera, non pas dans un sentiment humble d'avoir rectifier une anomalie dans le meilleur des mondes mais dans celui d'un dégoût profond et haineux pour toute une profession, et qui va en s'amplifiant.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je retrouve un peu ce pour quoi j'aime tant les premières décennies de la filmographie de Dustin Hoffmann (oui ici c'est Al Pacino), ce qui fait qu'on a l'impression qu'il va d'un rôle à un autre en étant jamais le personnage mais toujours humblement lui-même et toujours magnifiquement juste dans ses actes sans jamais tomber dans la mièvrerie d'une bonté qui se répète. Voilà ce qu'est un grand acteur dans un bon film : un film où l'on n'arrive pas à dissocier le personnage de l'acteur, où ces deux-là sont tragiquement associés, entremêlés tout en étant on ne sait comment autonomes et réels, comme jouant l'un à côté de l'autre. Un film où le spectateur prête à l'acteur les qualités du héros (il ne peut que les avoir puisqu'il les joue si bien).&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5145344613602157755?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5145344613602157755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5145344613602157755' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5145344613602157755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5145344613602157755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/02/serpico-sidney-lumet-1973.html' title='Serpico - Sidney Lumet (1973)'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7003318722549581947</id><published>2010-02-06T03:23:00.009+01:00</published><updated>2010-02-06T04:06:33.242+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>A la recherche de Garbo - Sidney Lumet (1984)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://2.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/S2zaUcjiaUI/AAAAAAAABOc/Sn9KPq_UWPw/s1600-h/garbo.JPG"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 400px; height: 257px;" src="http://2.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/S2zaUcjiaUI/AAAAAAAABOc/Sn9KPq_UWPw/s400/garbo.JPG" border="0" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5434958895126833474" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: justify;"&gt;Il y a d'abord l'idée qu'un film &lt;i&gt;a priori&lt;/i&gt; gnan-gnan peut être redramatisé et rééquilibré par l'intrusion d'un fait éminemment tragique : une maladie incurable, une femme mourante. On sait comment une maladie accélère sinon introduit l'action au sein de la vie d'un personnage, ici c'est tout le contraire. La première partie en bonne santé est un petit bonbon de légèreté où du temps est pris pour façonner ce personnage qu'il nous faut aimer : femme seule qui a pour principe de vie un activisme venant se greffer un peu bêtement sur toutes les causes perdues. Par la simple annonce de sa maladie elle se retrouve du jour au lendemain dans un lit d'hôpital, mollement secouée par l'annonce de sa mort, estimant avec intelligence qu'elle pensait que cela arriverait à tout le monde sauf à elle, et avec pour dernier caprice ridicule celui de rencontrer Greta Garbo dont on présume qu'elle est fan puisqu'elle pleurait devant un de ses films en scène d'ouverture.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La suite du film est monopolisée par le fils, physiquement et moralement insipide, la femme mourante est &lt;i&gt;totalement &lt;/i&gt;mise de côté au profit d'un enchaînement d'éléments tous plus bâclés les uns que les autres. On apprend par quelques séquences déprimantes qu'elle perd peu à peu l'usage de ses sens et que depuis son lit elle essaye de mobiliser les infirmières de l'hôpital pour faire grève, l'ensemble est mis en scène d'une telle façon qu'on ne retient que la frustration due au constat qu'on ne fait rien d'intéressant de l'activisme de départ sur lequel s'appuyait le portrait.&lt;br /&gt;Par une transmission de pouvoir passant de la mère au fils, celui-ci, initialement pris dans la torpeur d'une vie trop organisée, arrête de travailler, néglige sa femme et se démène pour trouver Garbo. Ne pouvant résister aux charmes de sa collègue de travail faussement excentrique mais réellement agaçante, il la prend pour maîtresse, relation qui prend tout son sens au moment de pénétrer l'académie des acteurs dont elle est membre et ainsi chopper l'adresse d'une amie de Garbo. Quant à la fin, elle est d'une nullité quasi-culte que je me fais un devoir de ne pas la spoiler.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7003318722549581947?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7003318722549581947/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7003318722549581947' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7003318722549581947'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7003318722549581947'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/02/la-recherche-de-garbo-sidney-lumet.html' title='A la recherche de Garbo - Sidney Lumet (1984)'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/S2zaUcjiaUI/AAAAAAAABOc/Sn9KPq_UWPw/s72-c/garbo.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-162395316679250054</id><published>2010-02-06T03:02:00.004+01:00</published><updated>2010-02-06T03:22:59.198+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Network - Sidney Lumet (1976)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.britannica.com/blogs/wp-content/uploads/2009/01/dunaway.jpg"&gt;&lt;img style="float:left; margin:0 10px 10px 0;cursor:pointer; cursor:hand;width: 290px; height: 450px;" src="http://www.britannica.com/blogs/wp-content/uploads/2009/01/dunaway.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Ca foisonne de partout, c'est traversé d'idées bien claires, d'idées dures, de cet esprit fougueux de contestation. Ce qui a un peu vieillit c'est la critique de la télévision, parce que maintenant le Gros Truc ce serait plutôt internet et que la télé n'a pas du tout le même rôle en France qu'aux Etats-Unis, ça on le sait. Mais le propos est assez général pour pouvoir s'appliquer à autre chose qu'à la télévision, il s'agit surtout de montrer comment l'humanité tend lentement à ne plus être qu'une somme d'humanoïdes vampirisés par l'idée de productivité.  Ici on exagère, on maximise une situation pour en faire dégager plus pleinement le sens et les conséquences: si la télé est comme ça aujourd'hui et bien demain elle sera ainsi. C'est une fiction qui prend pour tremplin le réel et qui pour cela même s'estime plausible jusque dans ses exagérations, sauf qu'on frôle parfois le point Godwin et cette espèce d'immaturité qui consiste à voir dans le moindre mal un signe avant-coureur d'apocalypse.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-162395316679250054?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/162395316679250054/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=162395316679250054' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/162395316679250054'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/162395316679250054'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/02/network-sidney-lumet-1976.html' title='Network - Sidney Lumet (1976)'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1421460662709195773</id><published>2010-02-04T02:17:00.005+01:00</published><updated>2010-02-04T03:26:13.487+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Ne change rien - Pedro Costa</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://img715.imageshack.us/img715/3997/150285f70b9d97a50b7837ft.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 640px; height: 468px;" src="http://img715.imageshack.us/img715/3997/150285f70b9d97a50b7837ft.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;Je ne pense pas que l'ennui soit un bon critère pour juger d'un film, l'ennui c'est d'abord l'impatience du spectateur, celui qui ne devrait pas être là ou qui ne veut plus y être, l'opacité de son regard qu'il prend pour l'opacité de l'oeuvre. Il faudrait se mettre d'accord sur une typologie de l'ennui, distinguer celle qui provient de l'exigence de l'oeuvre face à notre manque enfantin de concentration, et puis l'ennui comme, malgré l'indulgence et l'effort de compréhension, absence totale de sensations et d'intérêt pour une oeuvre, bref, il est toujours question de chercher à connaître de quel côté de la salle se situe le problème.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le documentaire de Pedro Costa est d'un noir et blanc charbonneux et de cet ennui sec qui aiguise notre attention. Quelque chose se passe donc à l'usure, une poésie que le spectateur se sent obligé d'extirper de l'image faute d'être pris par la main. Il prend son plaisir dans le dénuement et l'abandon le plus total, un bout de visage fatigué qu'on daigne lui montrer, un peu de fumée de cigarette, une mélodie qui se répète à l'infini et qui d'abord étrangère se fait familière, lancinante, obsédante; il devient alors autonome dans sa prise de plaisir. Il voit aussi avec quelle dureté des personnes tentent d'extraire du néant une chanson, comment ils se font magiquement un devoir d'y parvenir, comment il créer la nécessité de la création avant de créer celle-ci, et comment le matériel autour et la concentration de chacun travaillent à cette volonté d'être pris au sérieux; ces histoires de création sont des histoires d'adultes. Ca cahote, c'est harassant, c'est une pente à monter et qui fait place au plaisir fluide d'une chanson pop parfaite interprétée en live. C'est comme ci le processus créatif n'avait jamais consisté en la création d'une chose incertaine, peu sûre de ses effets et qui devrait faire ses preuves, pour l'artiste il s'agit plutôt d'une archéologie méticuleuse, obstinée, d'une oeuvre déjà là, d'un résultat présent à l'esprit et qu'il n'y aurait plus qu'à restituer par la fouille, la rigueur, le travail, dans le monde sensible. On ne créer pas on ne fait que retrouver, et c'est dans ce service rendu par l'artiste que se fonde leur modestie fondamentale, avant toute forme de prétention qu'ils y ajouteraient.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1421460662709195773?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1421460662709195773/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1421460662709195773' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1421460662709195773'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1421460662709195773'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/02/ne-change-rien-pedro-costa.html' title='Ne change rien - Pedro Costa'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-8145519254011541801</id><published>2010-02-02T02:27:00.010+01:00</published><updated>2010-02-04T00:36:45.647+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Mother - Bong Joon-Ho</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/147778_6b179fdce2417bbd12ab295077aa1f66.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 611px; CURSOR: hand; HEIGHT: 249px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/147778_6b179fdce2417bbd12ab295077aa1f66.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Il y a d'abord l'idée qu'une femme qui devient mère n'est plus jamais que ça, celle-ci n'est d'ailleurs jamais vu sous aucun autre angle que sous celui de la mère de. même pour les policiers, et c'est ce statut qui détermine toutes ses actions. Il y a une sorte de virilité un peu dangereuse qui se dégage de l'amour de cette mère pour son fils et à aucun moment, peut-être parce que nous en faisons quotidiennement l'expérience, nous ne doutons de sa force morale, de sa détermination, de son entêtement pour tout ce qui a trait à son fils.&lt;br /&gt;Lui, c'est un incapable qui frôle l'autisme, rejeté par tous et intégré à aucune forme de jeu social, seul sa mère l'accepte tel qu'il est comme seule une mère sait le faire : sans conditions et à perpétuité; redoublant d'amour à chaque signe de faiblesse. C'est un lien indéfectible, peut-être le seul qu'il reste et le seul dont on ne redoute pas qu'il disparaisse. Après il faut en tester la résistance, c'est ce que le film tente de montrer.&lt;br /&gt;Les obstacles s'enchaînent : l'injustice, la vérité, la justice, et c'est sa morale de conviction qui non sans efforts finit de l'emporter. Si ses règles du jeu sont admises c'est parce qu'il n'y en a pas d'autres et qu'elle est la seule à agir avec conviction et détermination au sein d'une société apathique, et qu'il est toujours possible d'appliquer ses règles lorsque tout le monde dort.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans un même mouvement elle conçoit sans détours et très lucidement qu'elle n'a que lui et qu'il n'a que elle, sans jamais essayer de savoir si son fils en est conscient, il éprouve à son égard un amour inconscient, l'amour routinier, devenue évidence et qui s'oublie en tant qu'amour, celui qui lie les membres d'une famille entre eux, et qui n'a plus besoin de preuve sinon celle d'accepter d'être choyé par la mère.&lt;div&gt;Ce qui surprend c'est ce moment où l'on devine qu'elle poursuit même à tort le vrai motif de ses actions; sortir son fils de là. C'est l'idée de la mère poussée dans ses retranchements : vous la disiez dévouée, et bien voyons jusqu'où peut bien aller son dévouement. Il n'y a à aucun moment un dilemme entre le choix de la justice (qui au début coïncide avec sa propre justice) et celui de sa justice, seulement un entêtement hystérique pour celle-ci.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-8145519254011541801?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/8145519254011541801/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=8145519254011541801' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8145519254011541801'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8145519254011541801'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/02/mother-bong-joon-ho.html' title='Mother - Bong Joon-Ho'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4633318801290608459</id><published>2010-02-02T00:41:00.006+01:00</published><updated>2010-02-02T02:24:54.284+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Gainsbourg (vie héroïque) - Joann Sfar</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/120927_921775fd5e3899f3851f3aadf0d99149.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 750px; height: 506px;" src="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/120927_921775fd5e3899f3851f3aadf0d99149.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le biopic démantèle le mythe pour mieux le reconstruire, pour le justifier, il dit "derrière le mythe il y a un homme, mais quand même, pas n'importe lequel, voyez un peu", ici on ne sait pas, derrière le mythe il y a encore un mythe, un mur de fantasmes ridicules et puériles comme plus personne n'en imagine depuis longtemps. Le fantasme primaire, c'est aimer des nénés plutôt que des charismes, des attitudes plutôt que des intelligences, c'est tout simplement être con et évoluer dans une réalité appauvrie parce que notre imagination l'est tout autant.&lt;br /&gt;Ici Joann Sfar en profite, il annonce d'emblée "un conte de Joann Sfar", il est indulgent avec lui-même, parle d'un conte pour ne pas s'autoriser le terme de "film" et ainsi faire ce qu'il veut, c'est-à-dire n'importe quoi, "ce n'est pas vraisemblable ? ce n'est pas la réalité ? mais c'est un conte vous n'avez pas lu ?". Oui donc, "un conte", non pas comme l'affirmation d'une créativité qui déborde mais celle d'une flemme qui s'avance masquée. Vraisemblablement ce qui est censé fonder le film en tant que conte serait l'usage aussi inutile que faussement audacieux d'une marionnette dégueulasse qui, en même temps qu'elle se doit de poétiser la vie de l'artiste, intellectualise l'ensemble en se proposant comme l'incarnation de la mauvaise conscience de l'homme et qui expliquerait de nombreux choix décisifs de sa vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sent aucune maladresse, aucun raté : tout ce qui veut être montré est très bien montré et ça n'a absolument aucun intérêt. On prend les grands moments people de la vie d'un homme, on réactualise ça avec les people actuels, des jeunes gens beaux et talentueux, on donne précisément au spectateur ce qu'il demande et ce qu'il connaît déjà en proposant une biographie du point de vue des conquêtes: elles y passent toutes et on les attend les unes après les autres : la brune, la blonde, la fluette, l'asiatique. D'ailleurs on ne comprend pas très bien comment l'on passe d'une ressemblance et d'un mimétisme obsessionnels du personnage incarné (Casta/Bardot) à la simple négligence de toute espèce de ressemblance du personnage en question. C'est un va-et-vient entre cette perversité de la ressemblance façon Musée Grévin et les petits caprices de réal qui considère qu'Anna Mouglalis est très bien comme elle est, qu'à défaut de son physique, son charisme correspond à celui de Juliette Gréco, et que Philippe Katerine mon pote fera très bien le Boris Vian, de toute façon qui sait à quoi ce mec ressemblait ?&lt;br /&gt;Le simili-respect tente de dissimuler comme il peut la morgue du réalisateur, son ego hypertrophié, on a jamais vu rien d'aussi pire que ce mépris s'avançant sous les traits d'une pseudo vénération qui croit avoir fait ses preuves : une BD et maintenant un film sur le zigue. Et s'il faut remercier quelqu'un, ce sera les costumières, coiffeuses et maquilleuses qui auront été à l'origine de nos seuls petits frissons de spectateur qui ne sait plus s'il est pris dans une fiction ou une performance et qui allant de l'un à l'autre ne sait jamais où il se trouve, n'est jamais happé mais toujours en dehors du film.  Quêter la ressemblance physique et comportementale des personnalités incarnées à l'écran c'est toujours être pris dans une tension : on tente d'être fidèle à une réalité pour faire oublier que c'est un film, que ce sont des acteurs, on tente de coller du mieux possible à ce qui s'est réellement passé, et d'un autre côté plus la fidélité est respectée plus le spectateur, impressionné, n'arrive pas à l'oublier.&lt;br /&gt;Et si à chaque femme correspond sa chanson (autre petite joie du film mais lui préexistant évidemment) à aucun moment il est question d'assister sobrement, insensiblement et  étape par étape à la naissance d'un mythe national. Tout y est démonstratif, les jeux sont faits et le film n'est là que comme simple et obséquieuse reconstitution où l'acteur inclut dans son jeu une sorte de conscience rétrospective de l'importance de la personnalité incarnée et de la scène jouée. Ainsi, et comme tout mauvais biopic, il n'y a jamais la place pour l'innocence du moment présent, qui s'improvise et se révèle simultanément aux yeux du spectateur comme des personnages, tout y est parasité d'arrière-pensées, tout se fait dans la connaissance de ce qui va suivre. C'est un film hideux, méprisant et méprisable, et l'attitude gainsbourienne par excellence voudrait que l'on ne place aucun espoir de décryptage du mythe dans ce film puisque de ce point de vue on se contrefout totalement de Gainsbourg, et que si mythologie il y a, elle ne réside que -comme toujours- dans une seule et unique chose : l'oeuvre de l'homme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4633318801290608459?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4633318801290608459/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4633318801290608459' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4633318801290608459'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4633318801290608459'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/02/gainsbourg-vie-heroique-joann-sfar.html' title='Gainsbourg (vie héroïque) - Joann Sfar'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5942211906537708569</id><published>2010-01-25T02:58:00.011+01:00</published><updated>2010-01-26T00:48:18.141+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>La terre de la folie - Luc Moullet</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/150279_e732fdfe4f9a28ceda76418c55f3ac58.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 595px; CURSOR: hand; HEIGHT: 353px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/150279_e732fdfe4f9a28ceda76418c55f3ac58.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;C'est Luc Moullet, audacieux et intello dans son art, débile léger en apparence. De ces artistes qui nous font nous confronter à l'insondable dualité de l'homme artiste: &lt;i&gt;moi social&lt;/i&gt; et &lt;i&gt;moi créateur, t&lt;/i&gt;out en nous rappelant à notre devoir de spectateur qui consiste à ne jamais prêter attention à ce premier, ou du moins à le questionner à partir de ce deuxième. L'homme en tant que moi social et dans toutes les basses curiosités qu'il suscite ne nous intéresse pas, et s'il intervient il n'est qu'un prétexte à autre chose. La salle de cinéma est pareille à une salle de classe où les professeurs, placés derrière l'écran comme derrière un bureau, tiennent à ce que l'homme et la fonction soient dissociés.&lt;br /&gt;Si Luc Moullet fait de bons films alors il n'y a pas a chercher à résoudre la contradiction air benêt/bons films, tout le monde sait que l'individu ne se trouve jamais là où on aimerait facilement le trouver (dans l'air benêt). Pour se révéler aux autres il n'y pas de raccourcis, seulement du travail (les bons films).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On ne sait pas trop ce qu'on vient chercher quand on décide de demander une place pour &lt;i&gt;La terre de la folie,&lt;/i&gt; on y va soit parce qu'on aime bien Luc Moullet soit parce qu'on en a lu une bonne critique, on y va pour tout sauf pour le cinéma et les histoires qu'il nous chuchote; c'est ce qu'on appelle le documentaire. Il prend forme au sein même d'une réalité imparfaite et dont les faits sociaux sont à prendre et à déchiffrer isolément et méthodiquement: un documentaire traite d'un fait social, et c'est peut-être cette vue partielle et dépendante de son sujet qui nous rebute, nous qui préférons le monde total et autonome qu'offre à voir la fiction.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a cette zone aux limites circonscrites arbitrairement par Luc Moullet et dont il présume qu'elle est frappée plus que les autres par diverses formes de folie, il ne reste plus qu'à le prouver. On est donc partagé entre le désir d'en apprendre : c'est un documentaire, et le désir d'en rire: c'est Luc Moullet.&lt;br /&gt;Les preuves servant à accréditer la thèse sont bancales et manque de cette rigueur qu'exige tout documentaire. La bienveillance du spectateur ne cesse de les contester, de s'insinuer entre les brèches, il aime à se montrer tolérant et fait montre d'incompréhension envers Luc Moullet: pourquoi généraliser à un petit village la folie furieuse de quelques uns ? Comment en arrive-t-il à faire le contraire de ce que se doit de montrer l'artiste ? C'est-à-dire toute l'ampleur et la richesse d'existences singulières, je crois que l'artiste est celui qui nous sensibilise au caractère précieux de chaque existence, là où tout autour de nous permet d'en douter car tout s'adresse au collectif, jamais à l'individu. C'est précisément ce que Luc Moullet ne fait pas en adoptant un point de vue grossier, adoptant la mauvaise foi par flemme d'approfondir, parlant de crime comme truc Ondelatte en parlerait: par pure soif de morbidité et par désir d'incompréhension, "mon point de vue est la norme et je ne comprends pas".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le documentaire tend laborieusement à remplir sa fonction informative et ne s'aère que lorsque Luc Moullet s'adresse avec sa déroutante et tendre gaucherie à la caméra: se perçoit un ardent désir de "faire bien" les choses (il s'excuse à plusieurs reprises) qui l'amène à une sincérité brute, de celle des enfants qui en disent trop mais évacuent dans un même mouvement des boules pures et libératrices de vérité "je ne sais pas pourquoi je parle de ça (d'un ancêtre fou doublé d'un criminel), peut-être pour m'avantager." Son regard est d'une pure beauté, limpide et vulnérable, à la fois aux bords des larmes comme venant tout juste les sécher.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un documentaire est toujours trop long après une heure et quelques longueurs s'en font ressentir. La séduction des premiers contacts fait place à une austère atmosphère de sérieux, Luc Moullet présumant que chacun est après une heure de film, assez concerné pour être concentré, mais le spectateur tient à ses arguments et à son indulgence et par la répétition des affaires criminelles et de leur description c'est un "c'est bon on a compris" qu'oppose le spectateur à tout ce que peut bien lui montrer Luc Moullet.&lt;br /&gt;Mais si l'idée vous vient de partir avant la fin, c'est que vous ratez un de ces films qui s'arme de sens avec la dernière séquence.&lt;div&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#6600CC;"&gt;&lt;b&gt;2,75/5&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5942211906537708569?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5942211906537708569/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5942211906537708569' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5942211906537708569'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5942211906537708569'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/01/la-terre-de-la-folie-luc-moullet.html' title='La terre de la folie - Luc Moullet'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-8557144465659180774</id><published>2010-01-24T03:18:00.009+01:00</published><updated>2010-01-26T00:17:39.630+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>7 ans de réflexion - Billy Wilder (1955)</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://img23.imageshack.us/img23/5503/7ann.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 623px; height: 358px;" src="http://img23.imageshack.us/img23/5503/7ann.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt; &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Le cinéma permet ce genre de situation, où le personnage choisit de se sacrifier entièrement à ce qu'il estime être son devoir même si ce devoir est une pure construction arbitraire, c'est quand même bien de se fixer un chemin et de s'y tenir. Il n'y a aucun méchant, aucune forme de malveillance nulle part, on avance sûrement vers un progrès, celui d'un personnage tendrement paumé et paranoïaque et qui rencontre la douceur incarnée (Marilyn Monroe), et qui finit par comprendre des choses grâce à elle mais à son insu. &lt;/div&gt;&lt;div&gt;Sa solitude est immense est le choix de le faire littéralement parler tout seul, de lui faire tenir le rôle de la voix-off au sein même de son jeu suscite tendresse et tristesse. C'est un homme comme beaucoup d'autres, "à côté" et "en dehors", de tout ce qu'il vit mais qui y est arrivé par ses propres moyens comme on rate une recette de cuisine tout en ayant précisément fait ce qui y était indiqué, et doit en sortir de la même façon. Alors au lieu de fuir et de prévisiblement partir avec la Femme, il préfère, comme dans &lt;i&gt;Stromboli&lt;/i&gt; (même si la fin de ce film est ouverte j'estime que c'est la bonne) réinvestir sa vie telle quelle,  et changer ses désirs plutôt que l'ordre du monde.&lt;br /&gt;&lt;span class="Apple-style-span"  style="color:#6600CC;"&gt;&lt;b&gt;5/5&lt;/b&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-8557144465659180774?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/8557144465659180774/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=8557144465659180774' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8557144465659180774'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8557144465659180774'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2010/01/7-ans-de-reflexion-1955.html' title='7 ans de réflexion - Billy Wilder (1955)'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-87920011823070592</id><published>2009-04-05T23:01:00.009+02:00</published><updated>2009-04-05T23:37:40.582+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Les nuits de Cabiria - Fellini</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.bfi.org.uk/features/cinemaitalia/images/bfi-00m-lmu.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 357px; CURSOR: hand; HEIGHT: 425px" alt="" src="http://www.bfi.org.uk/features/cinemaitalia/images/bfi-00m-lmu.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;L'actrice doit faire 1m50, elle joue une prostituée au visage un peu ingras mais dont le film s'arrange à nous la rendre progressivement et infiniment touchante. La salle était pleine, l'histoire est très triste. Une prostituée qui veut se faire aimer et qui n'est jamais aimée pour ce qu'elle est mais pour ce à quoi elle sert, se heurtant sans cesse à des sortes de miroirs vides. Sa vision de l'amour n'est jamais entâchée par ce que peut lui enseigner son métier : elle aspire encore à un amour moite et pur, à l'image de ses deux grands yeux italiens.&lt;br /&gt;Elle rencontre un homme dans de drôles de circonstances, avec lui ce sera un peu l'histoire du corbeau et du renard : elle est sur le point d'épouser un homme qu'elle ne connaît à peine puis comprend que cet engagement ne servait qu'à la voler de toute sa dot, une seconde fois. Elle paie la leçon très chère, quelque chose comme 35.000 livres et elle n'a même plus de maison, cette maison qui était comme un point de repère, quelque chose dans le monde qui lui appartenait et à qui elle avait finie par appartenir, un lien symbolique d'amitié et de fierté la relie à sa maison. Le moment de l'injustice s'annonce par degré, c'est effrayant à ressentir. Je commence à identifier les effets que peuvent avoir sur moi l'injustice au cinéma. Ca me rappelle &lt;em&gt;The Chaser&lt;/em&gt; qui m'avait totalement emballée en même temps que dégoûtée, j'avais lucidement sentie une sueur chaude de dégoût me glisser dans le dos, et dans la salle on pouvait entendre des "ppfff".&lt;br /&gt;Le réalisateur joue avec la passivité du public, le pousse à bout, il n'arrive pas à agir, il pleure sur un sort dans lequel le réalisateur s'est appliqué à l'impliquer depuis plus d'une heure, une fois que le couperet tombe il se sent autant responsable qu'impuissant. On lui a fait croire qu'en s'asseyant il comptait &lt;em&gt;assister &lt;/em&gt;à un spectacle mais il se rend compte finalement que les rôles s'entremêlent : l'héro assiste à son sort et par nos sentiments nous devenons profondément impliqués, nous justifions l'histoire, plus rien ne sera plus comme avant au sens où nous portons la morale de l'histoire en nous à la façon d'une expérience personnelle. Nous ne sommes plus dupes.&lt;br /&gt;La fin du film fait échos à une anecdote sur Fellini que nous a raconté notre prof de philo et qui illustrait l'idée d'un "bonheur dans les interstices", d'un bonheur fugitif vécu &lt;em&gt;en douce.&lt;/em&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-87920011823070592?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/87920011823070592/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=87920011823070592' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/87920011823070592'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/87920011823070592'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2009/04/les-nuits-de-cardinia-fellini.html' title='Les nuits de Cabiria - Fellini'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4553247246477309505</id><published>2009-02-24T02:27:00.005+01:00</published><updated>2009-02-24T03:10:10.984+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Lol - Lisa Azuelos</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/106663_95401c37b029d1037911b1f52eab34be.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 603px; CURSOR: hand; HEIGHT: 368px" alt="" src="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/106663_95401c37b029d1037911b1f52eab34be.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pas trop mal mais tout de même un peu indigeste : trop de références dans tous les sens, trop de tics de langage, de clins d'oeil à la minute, car ça doit aller vite : il y a une génération à dépeindre. Surtout au début, c'est un peu maladroit et excessivement amplifié pour plus de théâtralité. C'est comme ça dans le cinéma, il faut intensifier pour que les choses apparaissent. La musique va encore, il y a Blur, Keane qui passe assez bien et Supergrass. D'ailleurs c'est rigolo parce que "&lt;em&gt;Boys and girls&lt;/em&gt;" de Blur est aussi utilisée de la même façon -intégré dans le film et dans un contexte de fête- dans &lt;em&gt;Espion(s&lt;/em&gt;), film se déroulant comme &lt;em&gt;Lol &lt;/em&gt;à cheval entre Paris et Londres. &lt;em&gt;Lol&lt;/em&gt; n'est pas déplaisant si on arrive à accepter tout ce qu'il y a d'insupportable dans ce genre de nouveaux films français : les fringues dont on identifie tous les lieux de provenance, les appartements d'un gigantisme et d'un design non justifié par le métier des parents, les mères bien foutues, bonnes copines et lectrices de Elle. Une sorte de mélange entre &lt;em&gt;Et toi t'es sur qui ?&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Comme t'y es belle ! &lt;/em&gt;de, je viens de l'apprendre, la même réalisatrice et&lt;em&gt; &lt;/em&gt;qui annonçait l'avènement de ce genre de films avec aussi &lt;em&gt;Tout pour plaire&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;Prête moi ta main, &lt;/em&gt;autant de mauvais films qui s'assumaient en tant que mauvais films de par leur choix de titres largement oubliables. Affiche blanche et dépouillée, film sponsorisée par Cherie.fm et Auféminin.com, et toujours une scène de dîner qui est l'occasion d'un débat entre les deux sexes, depuis quelques années on ne voit plus que ça.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine qu'on peut parler d'un film générationnel ou plus exactement une sorte de compte rendu tardif de tous les effets de mode qui nous passent dessus depuis quelques années : Msn, les sushis, American Apparel, les portables, les jeunes qui montent des groupes, le festival Emergenza et ce que j'appelle la "culture flyer", les pulls en cashemire Zadig et Voltaire, Myspace. Le temps qu'on rassemble tout ça et qu'on le digère, qu'on le nuance, qu'on en perce les subtilités, le film ne pouvait sortir qu'en retard. En retard parce que cela fait un certain temps que les gens savent prendre du recul sur ce qu'ils font de ces nouveaux engins, de ces nouveaux codes : les parodies, la conscience de nos utilisations abusives, il n'y avait plus grand chose à dire, tout semblait épuisé, dénoncé, critiqué et Msn comme Myspace ont depuis longtemps repris leur fonction utilitaire.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Lol&lt;/em&gt; est un peu là pour "officialiser" un mode de vie que chacun ne prend pas forcément dans sa totalité et de manière aussi publicitaire et flippante mais auquel nous nous reconnaissons forcément sur certains points. J'imagine que &lt;em&gt;Cyprien&lt;/em&gt; sera là pour en quelque sorte officialiser la culture geek, après ça tout le monde saura ou devra savoir ce qu'est un geek. Tout le contraire de film comme &lt;em&gt;Camping&lt;/em&gt; ou &lt;em&gt;les Ch'tis&lt;/em&gt; qui eux ont créé des effets de mode et n'en rendaient pas compte. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4553247246477309505?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4553247246477309505/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4553247246477309505' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4553247246477309505'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4553247246477309505'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2009/02/lol-lisa-azuelos.html' title='Lol - Lisa Azuelos'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-254575062252003638</id><published>2009-02-16T15:21:00.007+01:00</published><updated>2009-02-16T15:47:41.416+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Joy Division - Grant Gee</title><content type='html'>&lt;div align="center"&gt;&lt;a href="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/111674_6357593812526c011571a8f020a0db5b.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 876px; CURSOR: hand; HEIGHT: 519px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/111674_6357593812526c011571a8f020a0db5b.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mieux que de voir un groupe en concert, je crois que le plus intéréssant c'est de le voir au cinéma.&lt;em&gt; Control&lt;/em&gt; m'avait totalement convaincue de l'importance d'un groupe comme Joy Division. Je n'ai pourtant jamais trop aimé Joy Division et j'en souffrais : trop sombre, trop masculin pas assez d'espoir juvénile comme on peut en trouver chez New Order.&lt;em&gt; Closer&lt;/em&gt; était d'une tristesse telle qu'elle ne me parlait pas du tout. Par contre, jouée en live, même par un mannequin qui fait maintenant des pubs pour Burberry, il me semblait que la musique retrouvait son contexte d'origine, le seul contexte digne d'elle. Le cinéma qui filme un concert : la caméra guider ton regard : gros plan sur le visage du chanteur, gros plan sur les doigts du guitariste, bien calé dans ton fauteuil, elle t'offre le meilleur d'une prestation, ne conserve que le sensationnel et en décolle l'inutile.. Le rock a inventé ce qu'on appelle l'&lt;em&gt;attitude,&lt;/em&gt; ce qu'aujourd'hui reprend la pub. Pub Ray-Ban.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'histoire du groupe est en soi peu intéréssante. La chose est facile à constater : si Ian Curtis ne se serait pas suicidé il n'y aurait eu ni de Control ni de &lt;em&gt;Joy Division&lt;/em&gt; le documentaire, et encore moins de New Order. Le début du documentaire se passe plutôt bien malgré cette sale manie d'essayer de lire à la lumière de son suicide tout les faits et gestes de Ian Curtis, comme si son suicide précédait son oeuvre, pour paraphraser Cioran.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Si le New York Times parle du "documentaire le plus élégant", ou quelque chose de la sorte c'est parce que Joy Division est le groupe le plus élégant du monde, du Hedi Slimane, bien avant l'heure, bien intentionné et très bon marché. Ian Curtis et ses chemises bien fermées, bien rentrées dans son pantalon, son corps qu'on imagine blanc et dur et sec. Quelque chose se fait sans qu'ils s'en aperçoivent, une musique et un style s'imposent en toute innocence. Ils le disent eux-mêmes "on ne savait pas du tout ce qu'on faisait, peut-être que Ian le savait, on ne le saura jamais". Les choses les plus marquantes se font toujours de cette manière-là, de manière innocente.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;La fin du documentaire consiste en plusieurs vues du Manchester actuel, presque un film promotionnel. Une ville qui semble avoir perdu encore plus de ses charmes quand elle n'est pas filmée par une caméra des années 70 : l'image doucement grésillante qui donne un charme à n'importe quelle ville de briques et d'ouvriers.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;La pochette de Closer s'est choisie un peu au hasard : Peter Saville ouvre un beau livre d'art, le groupe choisit une image, cela rend la pochette encore plus médiocre qu'elle ne l'était.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Avec Joy Division on entre dans l'ère des groupes où l'image précède la musique. D'abord malgré eux puis peu à peu cet ordre des choses devient comme un parti pris. Pour certains, être dans un groupe suffirait, peu importe s'il produit de la musique ou non.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Le type a raison, &lt;em&gt;Love will tear us apart&lt;/em&gt; est une des plus belles chansons du 20ème siècle.&lt;br /&gt;*&lt;br /&gt;Des choses intéréssantes sont dites sur le nom du groupe. Un mec raconte que Joy division résume tout du groupe, révèle son identité, sa musique, son état d'esprit, à la manière de "Roxy Music". L'importance du choix d'un nom de groupe.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-254575062252003638?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/254575062252003638/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=254575062252003638' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/254575062252003638'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/254575062252003638'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2009/02/joy-division-grant-gee.html' title='Joy Division - Grant Gee'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5200924877086808396</id><published>2009-01-18T04:12:00.004+01:00</published><updated>2009-01-18T04:56:11.266+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision et séries'/><title type='text'>Romans made in New York - Arte</title><content type='html'>&lt;a href="http://farm1.static.flickr.com/204/502011896_932ca244b9.jpg?v=0"&gt;&lt;img style="WIDTH: 461px; CURSOR: hand; HEIGHT: 299px" alt="" src="http://farm1.static.flickr.com/204/502011896_932ca244b9.jpg?v=0" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Jeudi. Après un film de Woody Allen, documentaire très excitant sur le roman new-yorkais.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les interviews sont inégales : Jay McInerney ne sert à rien sinon à parler de lui au passé : oui moi et Bret on a fait les 400 coups. A côté de ça sa littérature est indigente. Il faut choisir.&lt;br /&gt;Jonathan Safran Foer a le discours le plus lucide, ses réponses sont absolument séduisantes. Je me souviens avoir entamé sans jamais finir &lt;em&gt;Tout est illuminé&lt;/em&gt;, pourtant c'était pas mal, je comprends pas pourquoi j'ai arrêté, si quelqu'un s'en souvient. Avec Julie on réutilisait une expression du livre "disséminer ses numéraires", ce qui voulait dire "dépenser son argent", le livre est très spécial, tout est basé sur un langage complètement réinventé, enfin l'histoire est plutôt compliqué et fait l'effet d'une mise en abîme puisqu'écrit par le traducteur de l'écrivain. Il y a un film avec Elijah Wood. Safran Foer ou le new-yorkais qui trouve que Jay McInerney et Bret Easton Ellis "sont des écrivains faciles" et dont on ne se souviendra pas dans 20, 30 ans. Comment peut-on ne pas aimer un tel mec ? Je crois que c'est le premier homme que je rencontre et qui n'aime pas BEE. Ce mec c'est moi en mec, c'est ma vision de la littérature et de l'écriture. Sauf que sa nana arrive un peu plus tard dans le documentaire, elle s'appelle Nicole Krauss, son &lt;em&gt;Histoire de l'amour&lt;/em&gt; repose en paix sur ma table de nuit, pas loin du &lt;em&gt;Tout est illuminé&lt;/em&gt;. 2,30€ chez Boulinier, en &lt;em&gt;nrf&lt;/em&gt;, impeccable. En feuilletant ça m'a paru fade mais trop de bon retour pour ne pas être tentée, son discours n'est pas convaincant, oscille entre lucidité et banalité. Je lui accorde le bénéfice du doute.&lt;br /&gt;Vous trouverez aussi Rick Moody et Jonathan Franzen, rappelez moi qu'il faut que je pense à les lire un jour. Le premier est marrant, quand la journaliste lui dit "il y a beaucoup d'écrivains habitant Brooklyn", il répond "si je jette d'ici une pierre par la fenêtre elle touchera un écrivain".&lt;br /&gt;Petit passage sur le 11 septembre, inévitable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En streaming pendant encore quelques jours sur le site de Arte : &lt;a href="http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2385764,scheduleId=2358844.html"&gt;http://plus7.arte.tv/fr/detailPage/1697660,CmC=2385764,scheduleId=2358844.html&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Sinon je l'ai enregistré&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5200924877086808396?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5200924877086808396/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5200924877086808396' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5200924877086808396'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5200924877086808396'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2009/01/romans-made-in-new-york-arte.html' title='Romans made in New York - Arte'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6343108355475588493</id><published>2008-12-31T03:07:00.016+01:00</published><updated>2008-12-31T04:33:30.072+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>"Quand on aime la vie, on ne lit pas."</title><content type='html'>&lt;a href="http://blogsimages.skynet.be/images/002/634/494_5ef4092b18eb73e3ba553125f3813724.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 293px; CURSOR: hand; HEIGHT: 475px" alt="" src="http://blogsimages.skynet.be/images/002/634/494_5ef4092b18eb73e3ba553125f3813724.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Ce n'est pas une biographie mais un essai où l'on essaye d'aller au fond des choses, de tirer le portrait et le bilan d'un homme qui a écrit. Mais en lisant ce livre on se rend très vite compte qu'il est d'abord un portrait en creux de l'oeuvre de Michel : tout les partis pris de Lovecraft sont l'exact inverse des partis pris de Michel Houellebecq.&lt;br /&gt; Il y a cet homme qui a pour discipline de n'écrire que par pur dilettantisme là où l'autre se rend compte qu'il gagne suffisamment avec ses livres pour ne plus travailler. (&lt;em&gt;Ennemis Publics&lt;/em&gt;) D'un côté, un homme qui refuse de s'abaisser à parler d'argent et de sexe dans ses livres et qui préfère ne voir en l'homme qu'une usine à sensations. De l'autre, sexe et argent, thèmes essentiels dans l'oeuvre houellebecquienne, l'idée de libéralisme sexuel constituant le fil rouge de toute son oeuvre.&lt;br /&gt;Houellebecq doit à Lovecraft l'insertion de descriptions scientifiques au sein du roman pour expliquer sentiments et comportements, ce qui a pour effet de réduire l'homme à ce qu'il a de plus animal en lui ou pire encore, à un ensemble de particules élémentaires. Il y a dans ce bref essai l'extrait d'une lettre envoyée à la seule compagne que Lovecraft a eu, elle peut faire penser au commentaire qu'aurait pu faire une voix-off par-dessus les images d'un accouplement humain. Houellebecq aime bien user de cette écriture documentaire pour parler de l'homme, il sait alors qu'il fait mal et que devant la véracité de ses propos rien ne pourra lui être objecté. Dans cette lettre on retrouve aussi le thème cher à Michel de la lente dégradation des corps, Lovecraft de toute façon a choisit de voir le corps comme un simple lieu traversé de sensations provoquées par des situations qu'il prend plaisir à décrire pendant que Houellebecq voit en sa dégradation l'origine de tout les malheurs humains,&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;il ne reste plus que la maladie, la vieillesse et l'attente de la mort&lt;/em&gt;". Ce sera fascination morbide contre omission volontaire. Dans le roman houellebecquien l'état du corps influe directement sur la nature des sentiments. La jeunesse est le seul moment du bonheur, la vieillesse est le moment d'une souffrance sans nom et sans répit. Ce qui donne lieu à la contemplation fascinée de la décrépitude des corps qui va de pair avec un dégoût amer à l'égard d'une société aux codes dictées par le jeunisme, ce qui prive définitivement ses personnages vieillissants de tout accès à l'amour et au bonheur. Le roman houellebecquien sera l'occasion d'une parenthèse d'espérance, l'illusion d'un secours divin pour ses personnages, jusqu'au retour à un désespoir encore plus lourd qu'au début.&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Jeunesse, beauté, force; les critères de l'amour physique sont exactement les mêmes que ceux du nazisme."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;On comprend que Lovecraft choisit le fantastique pour mieux refuser le réalisme, l'estimant sans intérêt, primaire et méprisable. Le fantastique comme un refus, ou comme un refuge.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6343108355475588493?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6343108355475588493/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6343108355475588493' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6343108355475588493'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6343108355475588493'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/12/quand-on-aime-la-vie-on-ne-lit-pas.html' title='&quot;Quand on aime la vie, on ne lit pas.&quot;'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2873310741749872980</id><published>2008-12-19T23:22:00.008+01:00</published><updated>2008-12-21T15:02:10.629+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='théâtre'/><title type='text'>Lacrimosa au Théâtre du Rond-Point, Tentative d'épuisement du sujet Charlotte</title><content type='html'>&lt;a href="http://3.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SU5IBFly2cI/AAAAAAAAAz8/4T9Xgp_81yc/s1600-h/lacrimosa.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5282238596469938626" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 294px; CURSOR: hand; HEIGHT: 232px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://3.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SU5IBFly2cI/AAAAAAAAAz8/4T9Xgp_81yc/s400/lacrimosa.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;La scène est bleu, des néons par terre, quatre cinq chaises, peu de gens dans le public, une cinquantaine de personnes? La pièce commence à 19h01, à 19h01 la fille vient nous dire d'éteindre nos portables, deux secondes après noir total et Régis Jauffret qui entre par le fond. Chemise bleu, costume noir, il s'est coupé les cheveux depuis la dernière émission de Taddéi, j'attendais qu'il le fasse, ça faisait beaucoup trop ringard, quelque part ça me rassurait, on craint toujours la laideur, même d'une coupe. Je ne pense pas le trouver beau, ou alors je me force. Son visage est vide, il a les cheveux et le look de mon ancien prof d'histoire géo. Il commence tout de suite, comme les films dans les petites salles, tu parles à ton voisin et d'un seul coup tu dois te taire et te mettre en condition. Son jeu est guindé et il tente le naturel par dessus le guindé, catastrophe, mais plus ça avance et mieux ça se passe. L'histoire : son ex, Charlotte, s'est suicidée en 2007, c'est un dialogue : il parle d'elle, elle lui répond.&lt;br /&gt;la rencontre au Salon du Livre, elle lui parle de Univers, Univers "à force de le relire j'ai le sentiment de l'avoir écrit", j'ai pensé "je savais qu'on pouvait trouver l'amour au Salon du Livre", ça me semble être une évidence, j'y ai toujours cherché quelqu'un là-bas, on se sent pris dans un village, on croise des écrivains connus marchant sur la moquette rouge, on sait que c'est naturel, que pendant 4 jours c'est normal.&lt;br /&gt;3 mois de mails avec Charlotte &lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;15 jours où ils s'appelaient chaque soir&lt;br /&gt;le restaurant, "tu as commandé un fondant au chocolat"&lt;br /&gt;chez lui "les voisins du dessus avaient finit de faire l'amour au moment où nous commencions"&lt;br /&gt;les matins heureux&lt;br /&gt;"tu m'empruntais une paire de chaussettes à motifs jacquard et une chemise trop grande pour tes épaules dont tu pliais les manches jusqu'aux coudes, tu disais "comme ça je te porterai toute la journée". "tu étais pressée et tu partais en rigolant"&lt;br /&gt;le voyage à Djerba, "on est parti se baigner en gardant un oeil sur les valises"&lt;br /&gt;Faire parler Charlotte c'est se protéger des critiques probables, elle est la conscience qu'à Jauffret de recycler quelque chose de profondément personnel et douloureux à des fins littéraires, ce n'est même pas son histoire, "c'est dégueulasse", il le sait, il le dit, il devient invincible. Il tient entre ses mains un petit cahier avec une couverture cartonnée, c'est sa deuxième mémoire et on lui pardonne : il n'est pas comédien et personne d'autres que lui ne pouvait jouer ça. Quelques phrases sont soulignées au Stabilo rose, ça on le voit bien, d'où on est on peut tout voir, c'est comme si on était à 2cm de lui. Parfois il se penche pour saisir un verre d'eau et on se demande comment il fait pour boire puisqu'il ne penche pas le verre et qu'il l'enlève tout de suite après l'avoir touché de ses lèvres, ensuite il prend son pouce et son index et essuie ses lèvres, légèrement tendues vers l'avant, comme pour un baiser, pour les éloigner du reste du visage. Il boit une dizaine de fois, il ne se sèche pas systématiquement les lèvres, j'ai l'impression qu'il a trop conscience de boire et qu'il ne sait plus boire. Parfois il dévisage le public et il me regarde sans le savoir, pendant quelques secondes, il a les yeux bleus cheap, j'essaye de le sourire, peut-être que mes dents brillent dans l'obscurité et qu'il comprend.&lt;br /&gt;Dans un monologue, la dernière phrase est importante : elle doit être poignante, tout résumer, c'est celle qu'on emportera avec nous, la dernière phrase c'est Charlotte qui la prononce: "je suis fière de toi" et tout s'éteint. Jauffret doit en avoir la chair de poule de cette phrase et de ce noir, peut-être qu'à force cette histoire larmoyante le lasse, qu'il en a trop dit, qu'il l'a trop joué, qu'il déteste Charlotte, qu'il s'en lasse comme il aurait pu s'en lasser si elle avait encore été vivante, alors ça marche et il ne la regrette plus, "ce livre c'est une thérapie" il aurait pu dire. Il ne la regrette plus à part peut-être au moment de cette ultime phrase où il sent vraiment qu'il n'a pas été le seul à l'écrire ce livre, il fait quelque chose de son suicide, elle fait quelque chose de son talent. "Je suis fière de toi" à 20h02 et deux rappels où Jauffret semble de plus en plus gêné, il ne sait pas quoi faire de son visage et de ses mains, aussi guindé dans le jeu que dans l'émotion spontanée de l'écrivain qui redevient l'écrivain, le salut est le moment du retour au réel, des gratifications. Je suis sortie, j'ai pris le chemin qui passe derrière la scène, j'avais pour idée d'y croiser Jauffret, de lui parler et d'aller au restaurant avec lui, commander un fondant au chocolat.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Lacrimosa au Théâtre du Rond-Point, écrit, lu et interprété par Régis Jauffret, du 5 au 30 décembre, 19h00.&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2873310741749872980?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2873310741749872980/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2873310741749872980' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2873310741749872980'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2873310741749872980'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/12/lacrimosa-authtre-du-rond-point.html' title='Lacrimosa au Théâtre du Rond-Point, &lt;br&gt;Tentative d&apos;épuisement du sujet Charlotte'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://3.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SU5IBFly2cI/AAAAAAAAAz8/4T9Xgp_81yc/s72-c/lacrimosa.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1344252902460238539</id><published>2008-11-23T22:57:00.010+01:00</published><updated>2008-11-24T02:54:40.832+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Quatre nuits avec Anna - Jerzy Skolimowski</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/101817_8ac21f43e062727e0de7d0d0f358ab9d.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 640px; CURSOR: hand; HEIGHT: 357px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.commeaucinema.com/images/galerie/big/101817_8ac21f43e062727e0de7d0d0f358ab9d.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;D'abord rôder autour de chez elle et n'apprécier que ce qu'elle donne à voir par la fenêtre : des seins opulents, des sous-vêtements qui sèchent, une chaleur féminine à laquelle &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;l'Homme&lt;/span&gt; donnerait tout pour y assister, y participer. Un jour, il passe un bras par la fenêtre et saisit le pot de miel servant désormais de sucrier. Il achète le même miel, le vide, y glisse un mélange de somnifères appartenant à sa grand-mère morte pendant le film et de sucre qu'il va ensuite placer à la place de l'ancien. Comme il est méticuleux il fait en sorte que le sucre soit au même niveau que l'ancien dans le pot, le travail est bien fait, d'une précision effrayante.&lt;br /&gt;Chaque soir il s'assure que la Femme prenne bien sa tasse de thé &lt;em&gt;sucré&lt;/em&gt;, quand elle dort il pénètre dans la chambre et trouve à s'occuper par de petites attentions désintéressées, d'une générosité à couper le souffle : recoudre le bouton branlant de sa chemise, lui finir le vernis des ongles de pieds, faire la vaisselle le soir de son anniversaire, lui glisser une bague entre les doigts achetée avec son dernier salaire. Chaque soir c'est &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;l'Homme&lt;/span&gt; qui dit à la Femme "je veillerai sur toi à condition que tu boives ton thé", et elle le boit et chaque soir il entreprend de construire un peu plus une intimité qui s'évapore avec le jour. La maison &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;d'Anna&lt;/span&gt; est petite, la pièce est chaleureuse, d'une décoration de mauvais goût qui rendrait crédible l'histoire, à l'opposé de la grotte négligée dans laquelle notre héros passe ses journées, mais y a-t-il réellement une importance à tenir sa maison quand on estime vivre chez sa voisine.&lt;br /&gt;Au final la femme pardonne parce qu'elle comprend le désir que son corps, son intimité et sa solitude peuvent susciter. Son regard est sans animosité mais elle rend la bague et promet de ne plus jamais revenir, la fin est brutale pour le spectateur autant que pour notre &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;héros&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est à cheval entre l'intimité clair-obscur d'une chambre et les paysages ravagés et au ciel trop blanc d'un village polonais que se déroule "Quatre nuits chez &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Anna&lt;/span&gt;", c'est au &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;MK&lt;/span&gt;2 &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Hautefeuille&lt;/span&gt; que vous pouvez encore le voir.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1344252902460238539?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1344252902460238539/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1344252902460238539' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1344252902460238539'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1344252902460238539'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/11/quatre-nuits-avec-anna-jerzy.html' title='Quatre nuits avec Anna - Jerzy Skolimowski'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1292120839430201945</id><published>2008-11-19T19:59:00.012+01:00</published><updated>2008-11-24T03:06:35.168+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>couleur soupe au potiron</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.dbrock.net/artistes/albums/covers_001744.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 391px" alt="" src="http://www.dbrock.net/artistes/albums/covers_001744.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;The mysterious production of eggs est sorti en 2004.&lt;br /&gt;J'allais tout les dimanches soirs à la Fnac des Champs-Elysées pour écouter la première chanson de l'album qui est longtemps resté sur les bornes d'écoute et puis il a bien fallu que je me résolve à l'acheter, 18€. J'ai beaucoup de souvenirs avec cet album, je me souviens d'avoir attendu très très tôt devant la Cigale le jour du concert, un mec était venu me demander ce qui se jouait ce soir, ensuite il m'a demandé mon âge, j'ai dit "13 ans", il m'a sourit, il est parti.&lt;br /&gt;J'étais seule, je portais un pantalon en velours marron et une chemise en mousseline de soie, mes lunettes toutes rondes à cause du soleil, j'avais un look bizarre mais je ne l'étais pas spécialement.&lt;br /&gt;La fosse avait été recouverte de sièges et Andrew Bird jouait du violon, il avait annoncé son titre "a nervous tic motion of the head to the left " en français et dont la traduction m'échappe aujourd'hui, il avait aussi repris une chanson de Dominique A.&lt;br /&gt;Ma mère était venue me chercher et je n'avais pas d'argent pour m'acheter le t-shirt, elle ne voulait pas m'avancer, prétextant que je ne savais pas gérer mon argent et que ça m'apprendra. Dur.&lt;br /&gt;Je me souviens aussi d'avoir attendu dans la voiture devant un Buffalo Grill en écoutant Masterfade et en regardant des arbres défeuillés. Je n'ai jamais ressenti le besoin d'écouter un autre album d'Andrew Bird, "The mysterious production of eggs" est la chose la plus belle qui soit, un album que j'aime comme une personne et qui me rappelle cette période si spéciale de mes 13-15 ans ou j'ai le sentiment d'un désert de solitude parsemé ça et là de quelques albums et de quelques livres, Andrew Bird est là avec sa pochette bizarre, incompréhensible, un peu benête, couleur soupe au potiron, il est avec le premier album des Clap Your Hands Say Yeah mon album à la pochette orange préféré. Je ne pense pas que cet album s'écoute à un autre moment qu'en automne ou alors si mais ce serait ne pas tout comprendre de sa musique. Cet album n'est compréhensible qu'avec le froid et ce n'est pas bien compliqué de se laisser bouleverser par ses mélodies audacieuses et sa joie simple en carton pâte. Le lecteur de ce blog ne saurait y échapper.&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/515565125f7369a0/"&gt;&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;&lt;strong&gt;Andrew Bird - Sovay&lt;br /&gt;Andrew Bird - The nervous tic motion of the head to the left &lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/51555139dfc70307/"&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;Andrew Bird - Masterfade&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1292120839430201945?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1292120839430201945/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1292120839430201945' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1292120839430201945'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1292120839430201945'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/11/cest-le-moment.html' title='couleur soupe au potiron'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6631874122018742240</id><published>2008-11-15T13:42:00.011+01:00</published><updated>2008-11-16T16:15:08.234+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>toutes les familles sont psychotiques</title><content type='html'>&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/57/87/18982172.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 434px; CURSOR: hand; HEIGHT: 578px" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/57/87/18982172.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;La grande soeur passe ses journées dans le jardin à écouter du métal en maillot de bain et en grosses bottes, on dirait Lara Croft, elle a toujours les cheveux humides, elle prend sa douche avec son petit frère avec ce manque de pudeur entre eux qui caractérise les familles plus liées que la nôtre, j'ai rarement vu une actrice aussi belle.&lt;br /&gt;La petite soeur complexée avec des pulls drôlement trop petits pour elles et aux motifs d'un autre monde, surdouée, sosie féminin de l'ado dans Little Miss Sunshine,&lt;br /&gt;La mère qui même si elle habite au centre de nulle part trouve à s'habiller comme sur les podiums, ses chemises de nuit, ses boucles miel plantées sur la tête, son souvenir me laisse un goût sucré en bouche.&lt;br /&gt;Le petit garçon, noyau de la famille et qui me rappelle Emile à ses heures les plus intrépides,&lt;br /&gt;Le père, épais, barraqué, classe, travailleur, protecteur, l'attitude rock'n'roll comme on peut l'envisager en 2008.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Première partie : le film se passe au milieu de nulle part, deuxième partie : il suffit de rouvrir une route pour qu'on localise la famille et qu'elle perde sa liberté, ses privilèges, son autarcie, ce n'est plus qu'une maison qui défile devant les yeux du conducteur, dézoomage, on est regardé de l'extérieur, on est vu comme pas à notre place là où on s'est toujours senti à notre place, mais il est hors de question de partir quand "on est bien ici". D'abord rapproché les objets du jardin près de la maison, et puis ne pas faire jouer le petit trop loin, et insensiblement finir par se claquemurer dans la maison.&lt;br /&gt;La mère pète un cable à cause du bruit et les deux gosses coincés de l'autre côté de l'autoroute flippent pour leur santé en mordant dans des pains au lait préalablement défoncés par les voitures, la plus grande se fait klaxonnée par les camionneurs, le père se tient là, robuste, il rythme les journées, permet à la famille de ne pas trop se perdre dans son isolement, il lui ramène des nouvelles du monde sous forme de cartons remplis de provisions, des denrées qui viennent de chez les hommes. Il y a quand même la radio qui tisse un dernier fil entre la famille et le monde, la télé, parfois, dont on ne retient que sa lumière bleue sur les visages de la famille, c'est d'abord ça la télé.&lt;br /&gt;Pour le spectateur les échelles de valeurs s'inversent : le bien-être de la famille importe plus que l'intérêt général. Entre l'autoroute et les scènes familiales il faudra choisir.&lt;br /&gt;Les grandes forces du film : le charisme américain des acteurs, les scènes de salle de bain, le spectateur qui passe du bien-être Candia à la folie douce. Quelque chose comme le meilleur film français que j'ai pu voir depuis le début de l'année.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6631874122018742240?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6631874122018742240/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6631874122018742240' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6631874122018742240'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6631874122018742240'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/11/toutes-les-familles-sont-psychotiques.html' title='toutes les familles sont psychotiques'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7701758554787305176</id><published>2008-11-05T03:18:00.013+01:00</published><updated>2008-11-05T05:02:38.785+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Paris, Texas - Wim Wenders</title><content type='html'>&lt;a href="http://img146.imageshack.us/img146/4183/paristexaspe0.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 708px; CURSOR: hand; HEIGHT: 403px" alt="" src="http://img146.imageshack.us/img146/4183/paristexaspe0.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://img146.imageshack.us/img146/4183/paristexaspe0.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Au début je croyais à un film qui partait de Paris pour arriver au Texas, quand j'ai vu que le film commençait au Texas, ou disons plutôt dans un endroit qui ne pouvait être Paris (je connais un peu cette ville et je sais qu'il n'y a pas de désert) je me suis dit "ah, tiens, mais, peut-être que "Paris, Texas" sonnait mieux que "Texas, Paris", ce qui est le cas, mais on se rend vite compte que pas une seule fois il n'est question de la capitale et que le titre doit être pris au sens de la ville de Paris au Texas, je pense que c'était évident mais à mes yeux ça ne l'était PAS.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je crois que j'adore Wim Wenders, suffit de jeter un oeil aux Ailes du désir pour réaliser que ce mec a tout compris à la vie, au cinéma, et au cinéma dans la vie et à la vie dans le cinéma et à comment on fabrique de l'émotion à partir de casting toujours nickel et d'une caméra. Esthétiquement c'est parfait : on a tendance à penser qu'un film aux belles images sera plutôt pauvre en dialogues, contemplatif, et que toute l'énergie du réalisateur se focalisera sur l'image, Wim Wenders, c'est le mec qui dit : ça va beaucoup parler mais ce sera quand même magnifique et ça ne compromettra pas pour autant le bon déroulement de l'histoire. Rien que les affiches, enfin, tout le monde a plus ou moins en tête l'affiche des Ailes du désir, peut-être moins celle de Paris, Texas. Il est question d'une femme habillée en rouge, une superbe nana, blonde cinéma, magnifique, qui n'a rien à voir avec le titre et qui apparaît très à la fin du film, cette image me hantait, à chaque fois que j'allais au Virgin je croisais le dvd, je croisais cette image, un monstre de fantasmes, un bac à sables pour l'imagination qui ne pouvait s'empêcher de construire des montagnes sur du rien, sur trois éléments : Paris, Texas, cette fille, c'était trop.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un film de Wenders dure 2 heures, il est convenu de prendre ses aises, d'être bien installé, à la limite ce serait pas mal de le chopper au cinéma, je donnerai tout pour "Les Ailes du désir" au cinéma, la semaine dernière j'ai vu qu'il passait sur Paris "Paris, Texas" avec un orchestre en début de film, tout ça pour 12€, le prix du dvd. Bref.&lt;br /&gt;C'est l'histoire d'un homme échoué dans un bar en plein désert, dans son portefeuille un nom avec un numéro, l'homme qui l'a retrouvé appelle ce numéro et tombe sur son frère. L'homme échoué avait disparu depuis 4 ans, il a un fils qui habite maintenant avec son frère et qui l'appelle papa, il a une femme disparue aussi. Le film est la réhabilitation de cet homme au sein de sa vie, il faut tout réapprendre, réapprendre à manger, à parler, à dormir, réapprendre à avoir des besoins lui qui n'en a plus, réapprendre à se souvenir, redevenir cet homme-frère et cet homme-père, réapprendre la tendresse et l'amour paternel, se réapproprier son fils, retrouver sa femme et puis se rendre compte que 4 ans passés tout seul auront eu raison de soi, j'aime cette femme et ce garçon mais que je ne veux pas me mêler à tout ça, je ne tiens pas à m'attacher, tout ça est beaucoup trop pour moi, un homme comme moi (et je me connais) ne mérite pas autant, est étranger à tout ça. Alors, sans me retourner, je prends ma voiture et je sillonne les routes, je suis un brave gars.&lt;br /&gt;A la façon des Ailes du désir, le parcours de l'homme échoué est semblable à celui de l'ange, et pour Wenders c'est toujours une bonne occasion de revenir sur ces petites choses et situations de la vie que le cinéma et la littérature ne cessent de glorifier, dans les deux films l'apprentissage de la vie n'allait pas sans l'apprentissage du bonheur, la douleur ne peut se faire que dans la solitude, hors de la société. L'ange finissait par éprouver le désir d'être humain : Wenders voulait nous faire voir la vie des hommes vue par un autre regard tout aussi conscient et intelligent que celui de l'homme mais qui ne serait pas le sien : ce sera l'ange. Nous devenions ces anges qui regardaient ces hommes sans pouvoir les comprendre ni intervenir, ces anges qui demandaient à avoir des sens et des sentiments. Ce qui en résultait ce que l'homme avait de la chance et ne pouvait s'en rendre compte, Wenders nous offrait ce regard extérieur comme la prise de conscience de cette chance.&lt;br /&gt;Dans les Ailes du désir, l'apprentissage de la vie/du bonheur donnait cette scène à pleurer où l'ange découvre le froid, le sang et le café, ici dans Paris, Texas cela prend la forme d'une vache qui rit qu'on mange à l'arrière de sa voiture avec son fils. Dans les deux cas les deux personnages intégraient la vie tout en gardant leur innocence, leur bonté, une certaine pureté, ils arrivaient à vivre sans pour autant finir comme des brutes blasées, sans rien perdre de leur altruisme et de leur curiosité, gardant cet émerveillement qui en temps normal quitte le corps adulte, et à l'heure où je vous parle on ne sait toujours pas qui sera le 44ème président des Etats-Unis, damn it.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7701758554787305176?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7701758554787305176/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7701758554787305176' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7701758554787305176'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7701758554787305176'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/11/paris-texas-wim-wenders.html' title='Paris, Texas - Wim Wenders'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-506580004227803063</id><published>2008-10-31T01:35:00.012+01:00</published><updated>2008-10-31T12:21:32.135+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Des nouvelles du Fordisme</title><content type='html'>&lt;a href="http://1.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SQpbp3Ap6yI/AAAAAAAAAxc/4gtkztp4tto/s1600-h/Richard_Ford_wideweb__470x335,2.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5263119889235307298" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 285px" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SQpbp3Ap6yI/AAAAAAAAAxc/4gtkztp4tto/s400/Richard_Ford_wideweb__470x335,2.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Les nouvelles on dit que c'est des "récits courts", ce qu'on ne dit pas c'est que les nouvelles nous paraissent toujours trop longues. La nouvelle n'a déjà pas tellement d'ambitions, il manquerait plus qu'elle s'éternise. Richard Ford écrit des nouvelles quand il n'écrit pas des sagas, il a eu le prix Pulitzer pour son roman "Indépendance", en écoutant le masque et la plume j'avais mis tout en oeuvre pour retenir son nom et puis ensuite, j'avoue, j'ai acheté le Transfuge sur lequel il était en couverture. Richard en blanc, Ford en jaune, un nom de ricain qui promettait une écriture tout aussi américaine, merde, j'adore la littérature américaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans l'article on le comparait à Raymond Carver, petites fables du quotidien, le bonheur d'un bon café avant une journée de travail, la réconciliation du fils avec le pater familias, des trucs dans le genre, quand c'est bien fait c'est ce que je préfère, c'est ce sur quoi se rue en premier mon petit coeur littéraire adolescent, rouge comme la couverture de l'attrape-coeur (ok j'arrête), je réserve le reste de la littérature à des jours plus glorieux pour mon ouverture d'esprit (science-fiction, j'arrive).&lt;br /&gt;Je saurai pas vous dire ce qui cloche chez Carver et chez Ford et chez Fitzgerald par la même occasion, je me sens pas dans un bon jour pour vous faire une critique constructive, quand je relis ce blog je me trouve globalement assez médiocre, je manque de méthodes, la situation initiale arrive difficilement à progresser et j'imagine que je n'ai jamais donné envie à quelqu'un de lire un livre ou de voir un film, à la limite j'ai dû vous réveler l'existence de tel groupe ou de tel écrivain et puis &lt;em&gt;basta.&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;J'en parlais un peu plus bas, le problème est définitivement dans les personnages, en trois mots et demi ça pourrait se dire : ON N'Y CROIT PAS, tout simplement. Vous dire pourquoi, c'est un peu difficile, disons que ce serait comme si le visage de l'écrivain (un peu comme sur la couv de Transfuge) apparaissait en surimpression sur le décor ou encore mieux, comme si les personnages évoluaient, mais sans visages, c'est exactement ça, voilà, à la limite vous pouvez vous arrêter de lire ici =&gt; .&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Chez Ford (ils vous offrent la clim, lol) le gros point fort se trouve dans la subtilité, la pensée rafraichissante au milieu de tout un décor un peu bancal et répétitif, chambre d'hôtel quand ce n'est pas la grande résidence d'Esther, avocate désabusée à la poitrine exprimant le contraire, qui plus est harcelée par son beau-frère, on s'imagine Ford dans sa grande maison en bois avec le drapeau américain qui slalomme dans le vent, appelant sa femme, "hey Rebecca, regarde, viens un peu, j'ai trouvé une phrase pas mal, pas mal du tout bébé", phrase qui 5 ans plus tard se téléporte jusqu'à Courbevoie, magie de la littérature sans intervention d'internet, wow,&lt;br /&gt;exemple de phrase pas mal :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"Henry (l'américain, ndlr) aimait lire la presse canadienne, tout ces articles au sujet de ce qui allait de travers sans qu'il ait à s'en préoccuper"&lt;br /&gt;"Le panneau vert était en vue. AEROGARE/AIRPORT. Quelle corvée de tout écrire en double"&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;ou encore, mais cette phrase est peu compréhensible sans ce qui précède, dites vous juste qu'il est au lit avec sa maitresse et qu'il pense à tout ces bons moments, le mec est un peu vieux :&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Et il pensa : où cela avait-il disparu dans ma vie? Comment le conserver? Puis il se dit : mais non. Cela ne se conserve pas. Tu le prends quand c'est offert".&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Dans le contexte ça a forcément plus de gueule.&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;En fait, parce que ma pensée évolue assez vite, ce que ces écrivains préfèrent par-dessus tout, c'est revenir sur le passé de leurs personnages forcément chaotique pour expliquer le comportement actuel&lt;br /&gt;ma femme m'a quitté avec mon jardinier =&gt; voilà pourquoi maintenant je fais des bêtises&lt;br /&gt;Et puis ce côté "bilan de la vie" qui justifie la propension au renoncement qui (dés)animent les personnages, : on est tous foutus, on a fait des erreurs, le passé est le passé, jouissons de la vie, peu importe ce qu'il nous en coûte, peu importe si ça se fait de manière inconséquente ou encore "j'ai des responsabilités mais je dénoue ma cravate", bref une littérature pouvant se résumer en une très méchante utilisation d'une phrase de Dostoievski initialement réservée à Dieu :&lt;br /&gt;"si le bonheur n'existe pas, tout est permis" et l'écrivain de retranscrire les défaillances, l'envers du décor.&lt;br /&gt;Cherchez moi un livre américain (et vous en trouverez parce que je n'ai pas lu tant de livres que ça) qui ne parlent pas de ça et je vous envoie une lettre par la Poste avec marquée "tu as raison, je ferme ma gueule".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Finalement, je ne vous conseille pas de lire Richard Ford (en dehors de la première nouvelle de 4 pages, éblouissante, et qui figurera dans le prochain radio vernis, là encore je m'occupe de tout), un peu plus Raymond Carver qui fait office de maitre en matière de nouvelles, c'est pas non plus nickel mais au moins ça aura l'avantage de démystifier le personnage. Notons aussi que la couverture de Péchés Innombrables est honteuse, je la censure exprès pour témoigner de mon profond dégoût pour les éditions du Points qui n'ont jamais su faire les choses convenablement, autant pour les résumés que pour les couvertures, c'est assez catastrophique mais je me dis que, finalement, la couverture genre photo Getty Images est assez fidèle au contenu, un théâtre d'archétypes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Péchés Innombrables - Richard Ford, Edtions du Points, 372 pages, 7,50€&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-506580004227803063?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/506580004227803063/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=506580004227803063' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/506580004227803063'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/506580004227803063'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/des-nouvelles-du-fordisme.html' title='Des nouvelles du Fordisme'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SQpbp3Ap6yI/AAAAAAAAAxc/4gtkztp4tto/s72-c/Richard_Ford_wideweb__470x335,2.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-80097742063438819</id><published>2008-10-26T02:01:00.007+02:00</published><updated>2008-10-27T01:21:23.447+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>The Great Gatsby - F. Scott Fitzgerald</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.decitre.fr/gi/06/9782253007906FS.gif"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 259px; CURSOR: hand; HEIGHT: 392px" alt="" src="http://www.decitre.fr/gi/06/9782253007906FS.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Plusieurs fois j'ai pu lire que Gatsby le Magnifique était un pilier de la littérature américaine, c'est même écrit sur la 4ème de couverture. Alors je m'attendais à une sorte de l'Attrape-Coeurs volume II sauf que je trouve rien à vous dire sauf que c'est plutôt nul, plutôt chiant, en dehors d'un début prometteur et de 2, 3 passages tout comme il faut. Je sais pas si c'est spécifique à elle mais souvent le problème en littérature anglophone (on peut trouver ça chez Douglas Coupland) c'est que les personnages ont souvent du mal à décoller, à sortir du livre, ils restent applatis sur la page comme des autocollants, n'ont aucun relief, aucun visage, sont à peine ébauchés que l'écrivain les fait déjà évoluer à une allure folle. Dans le langage courant c'est ce qu'on appelle un mauvais livre ou comment une lecture vous fait la même impression qu'un gâteau qu'en temps normal vous adorez mais qui pour une fois serait foiré.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout de même, une page à retenir...&lt;br /&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SQUHOJQUGyI/AAAAAAAAAwo/cLWw1HTyk2U/s1600-h/DSCN5898.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5261619679236201250" style="WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 400px" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SQUHOJQUGyI/AAAAAAAAAwo/cLWw1HTyk2U/s400/DSCN5898.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Gatsby le Magnifique - Francis Scott Fitzgerald, le Livre de Poche, 282 pages, 5€&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-80097742063438819?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/80097742063438819/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=80097742063438819' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/80097742063438819'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/80097742063438819'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/great-gatsby-f-scott-fitzgerald.html' title='The Great Gatsby - F. Scott Fitzgerald'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SQUHOJQUGyI/AAAAAAAAAwo/cLWw1HTyk2U/s72-c/DSCN5898.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2791451934985036368</id><published>2008-10-19T10:56:00.018+02:00</published><updated>2008-10-27T01:15:52.151+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon ou comment j'ai réinventé la critique musicale un dimanche matin</title><content type='html'>&lt;a href="http://ecx.images-amazon.com/images/I/512n9b39DPL.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 300px; CURSOR: hand; HEIGHT: 300px; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://ecx.images-amazon.com/images/I/512n9b39DPL.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://static.rateyourmusic.com/album_images/1218614.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://www.bonpourlesoreilles.net/musique/images/2008/06/11/gws.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;J'ai reçu plusieurs courriers à la rédaction qui posaient toute la même question :&lt;br /&gt;"Qu'écouterons-nous cet automne chère Murielle?". Oui bien sûr c'est faux, ma rédaction se limite à mon lit et aux lits des autres occupés et puis qui aurait besoin de moi en matière de musique? En tout cas, si je peux vous aider dans la quête du CD parfait je peux vous conseiller un CD auquel il faudra vous méfier.&lt;br /&gt;Le groupe s'appelle Get Well Soon, en fait il s'agit d'un petit mec, berlinois, et si je ne m'abuse il possède l'autocollant promotionnel le plus chargé du moment,&lt;br /&gt;Les Inrocks disent de lui &lt;em&gt;"Comme si Thom Yorke chantait chez Beirut avec Arcade Fire et Eno à la production"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Et Volume, qui je le rappelle et le nouveau magazine exclusivement musical des Inrocks... &lt;em&gt;"la grandeur détraquée de Radiohead, les espaces infinis de Morricone, l'outrance de Scott Walker..."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Get Well Soon est donc tout sauf lui-même, c'est un peu comme dire de Faïza Guène qu'elle est "la Sagan des banlieues", formule qui a l'avantage de parler à tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au premier abord le CD est plutôt joli, deux personnages se font un calin sur fond de tapisserie de mémé, artwork très proche du premier Arcade Fire. Les titres des chansons sont longs, ce qui est la preuve de chansons très étudiées un peu prise de tête, d'un univers bien à lui, compliqué, cérébral, peut-être même aux frontières de la folie. Mmh bien.&lt;br /&gt;Le CD est bleu canard, c'est sympa, il faut le sortir de la boîte et le poser sur la platine comme on mettrait une pizza au four. Plusieurs écoutes sont à prévoir afin de faire plus ample connaissance avec l'univers si personnel de Get Well Soon.&lt;br /&gt;Pour le détail des chanson, j'ai mis en place une méthode de classement brevetée pour éviter tout discours superflu, à vous de me dire si ça vous va&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258811748590959442" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 417px; CURSOR: hand; HEIGHT: 328px; TEXT-ALIGN: center" height="333" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPsNbEdqO1I/AAAAAAAAAvQ/F9_yr91aB-k/s400/classement.jpg" width="445" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;On en déduira qu'une grosse partie de l'album est a laisser tomber et j'ai toujours eu du mal à pardonner les morceaux en trop dans un album, ça fait genre le mec est plus porté sur le nombre de chansons que sur la qualité. Sortir un EP pour un mec ça doit être quand même frustrant, ce serait comme un écrivain qui n'arriverait qu'à sortir des nouvelles, l'impression que le talent est limité. L'album est un roman, on s'y engouffre, on en sort transformé, un EP c'est trop court, des nouvelles aussi, un court-métrage aussi, mais à choisir entre un EP parfait et un album inégal, oui enfin vous voyez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/download/50047883d49a6ace/"&gt;02- You, Aurora, You, Seaside&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/download/50050386f886dd27/"&gt;09- Born Slippy (Nuxx)&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2791451934985036368?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2791451934985036368/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2791451934985036368' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2791451934985036368'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2791451934985036368'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/rest-now-weary-head-you-will-get-well.html' title='Rest Now, Weary Head! You Will Get Well Soon ou comment j&apos;ai réinventé la critique musicale un dimanche matin'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPsNbEdqO1I/AAAAAAAAAvQ/F9_yr91aB-k/s72-c/classement.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4888207060697673310</id><published>2008-10-19T07:16:00.000+02:00</published><updated>2008-10-18T14:24:17.650+02:00</updated><title type='text'>"Reprendre du service" ; Je t'embrasse Murielle</title><content type='html'>&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_9xTtgcBM2d0/SPmuePqaTcI/AAAAAAAAAA8/FK83qu9l3_Q/s1600-h/untitled.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5258425874555489730" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_9xTtgcBM2d0/SPmuePqaTcI/AAAAAAAAAA8/FK83qu9l3_Q/s400/untitled.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'ai envie de "reprendre du service" comme les gens disent, allez savoir pourquoi (comme ils disent encore). Néanmoins, je voudrais un peu philosopher, vous décrire ma vie comme murielle. Mais elle, elle le fait bien mieux. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Bon, j'aimerais attirer votre attention sur l'art joyeux, l'art positif et finalement, étant donné que la vie n'est par définition que tristesse. En effet, nous sommes voués à perdre tout ce que l'on chérit un jour ou l'autre, c'est ineluctable. Il n'est donc pas nécessaire de nous accabler encore plus. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;J'en viens au pretexte de cet article : Victor Prouvé. Une exposition lui était consacrée au musée des beaux arts de Nancy. Ces oeuvres pour la plupart expriment une certaine joie de vivre, une certaine chaleur, et je pense qu'il est inscrit sur ces toiles que la vie vaut bien d'être vécue. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;On y retrouve une certaine proximité, un certain confort et tout cela nous donne envie de nous débarasser des conventions, de l'inutile et d'aller à l'essentiel, au plus naturel et primitif de nous. &lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Et cette nature profonde, ne peut être que bonne. Du moins, les toiles de Victor Prouvé vous en donnent la conviction. Tout cela pour vous dire, que j'ai décidé de ne pas m'en vouloir d'aimer les choses simples, telles qu'un bon PDJ chez Paul au premier étage avec vu sur un tramway, qu'une ballade à vélo ou la contemplation du brouillard à 6H30 du matin. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4888207060697673310?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4888207060697673310/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4888207060697673310' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4888207060697673310'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4888207060697673310'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/reprendre-du-service-je-tembrasse.html' title='&quot;Reprendre du service&quot; ; Je t&apos;embrasse Murielle'/><author><name>Virginie</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://2.bp.blogspot.com/_9xTtgcBM2d0/SPmuePqaTcI/AAAAAAAAAA8/FK83qu9l3_Q/s72-c/untitled.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-270841018521692976</id><published>2008-10-12T23:39:00.016+02:00</published><updated>2008-10-27T01:19:23.974+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Paris est une teuf - Ernest Hemingway</title><content type='html'>&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5256401701244057778" style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; CURSOR: hand" alt="" src="http://1.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPJ9f2dpOLI/AAAAAAAAAug/23-fd1quTsA/s400/1920-1.jpg" border="0" /&gt;Commencer par lire "Paris est une fête" avant les grands romans d'Hemingway c'est un peu comme manger un yahourt aux fraises sans jamais avoir goûté le fruit fraise, c'est à dire qu'on passe à côté de la vérité et que si on prend pas conscience de ça on va se dire : Hemingway? Mouais.&lt;br /&gt;Lire les oeuvres mineures d'un écrivain c'est un signe de faiblesse, un signe que les autres oeuvres sont encore trop immenses pour nous, qu'on en entend tellement de bien que là encore on a pas envie d'obéir, alors on prend des chemins détournés, plus confidentiels. Quand on a pas l'habitude on se risque à juger un écrivain à ses petites oeuvres "mineures" et intimes, et puis si on a de la chance on tombe sur un écrivain qui n'a pas beaucoup écrit et qui a écrit l'essentiel de ce qu'il avait à dire en trois livres, son oeuvre est alors plus facile à lire dans son intégralité.&lt;br /&gt;L'écrivain type qui alterne roman important et roman confidentiel, pour moi ça reste Philippe Roth.&lt;br /&gt;Il y a les grands romans : la tâche, la symphonie pastorale, portnoy et son complexe, la bête qui meurt, tout ça tout ça, et puis les autres, les mignons : tromperie, patrimoine, goodbye columbus, quand elle était gentille, etc. C'est vraiment ça, je veux dire on peut vraiment séparer sa bibliographie en deux, prêter un pseudonyme à une des deux périodes.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Ce genre de phénomène montre bien que l'écrivain est tout plein de choses bizarres, pas forcément opposées mais différentes, qu'il peut être grave comme rigolo, s'essayer à l'autobiographie comme à une immense fresque de l'amérique où le "je" ne se trouverait nulle part.&lt;br /&gt;Bon je m'éloigne,&lt;br /&gt;"Paris est une fête" est une sorte de roman découpé en petites histoires qui se sont toutes vraiment passées à Paris puisqu'on y croise Joyce, Picasso, Ezra Pound et tout plein d'écrivains de la &lt;em&gt;Lost Generation&lt;/em&gt;, c'est même dans ce livre que le terme apparaît pour la première fois.&lt;br /&gt;Que dire? et bien, si vous aimez le Paris des grandes brasseries et des petits cafés ça devrait vous plaire puisqu'il n'est presque que question de ça, de plaisirs simples (amour, gastronomie, amitié, rayon de soleil dans ta face) narrés dans une écriture tout aussi simple et souvent efficace mais un peu facile dans l'émotion, Hemingway est pauvre mais heureux puisque habitant à Paris et, quand même, "avec 5 francs par jour, à l'époque où pouvez vivre et même voyager". Voilà voilà.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le livre en trois extraits :&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;1&lt;br /&gt;"&lt;em&gt;Quand le printemps venait, même le faux printemps, il ne posait qu'un seul problème, celui d'être aussi heureux que possible. Rien ne pouvait gâter une journée, sauf les gens, et si vous pouviez vous arranger pour ne pas avoir de rendez-vous, la journée n'avait pas de frontières. C'était toujours les gens qui mettaient des bornes au bonheur, sauf ceux, très rares, qui étaient aussi bienfaisants que le printemps lui-même."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;2&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"Vous pouvez acheter soit des vêtements soit des tableaux, dit-elle. C'est tout le problème. Sauf les gens très riches, personne ne peut acheter à la fois les uns et les autres. Ne faites pas attention à la façon dont vous êtes habillés et encore moins à la mode, et achetez des vêtements qui soient solides et confortables, et l'argent que vous aurez économisé vous servira à l'achat de tableaux."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;3&lt;br /&gt;&lt;em&gt;"LA FAIM EST UNE BONNE DISCIPLINE&lt;br /&gt;Il y avait de quoi se sentir très affamé, quand on ne mangeait pas asez, à Paris; de si bonnes choses s'étalaient à la devanture des boulangeries, et les gens mangeaient dehors, attablés sur le trottoir, de sorte que vous étiez poursuivi par la vue ou le fumet de la nourriture. Quand vous aviez renoncé au journalisme et n'écriviez plus que des contes dont personne ne voulait en Amérique, et quand vous aviez expliqué chez vous que vous déjeuniez dehors avec quelqu'un, le meilleur endroit où aller était le jardin du Luxembourg car l'on ne voyait ni ne sentait rien qui fût à manger tout le long du chemin, entre la place de l'Observatoire et la rue de Vaugirard. Une fois là, vous pouviez toujours aller au musée du Luxembourg et tous les tableaux étaient plus nets, plus clairs et plus beaux si vous aviez le ventre vide et vous sentiez creusé par la faim. J'appris à comprendre bien mieux Cézanne et à saisir vraiment comment il peignait ses tableaux, quand j'étais affamé. Je me demandais s'il avait faim, lui aussi, lorsqu'il peignait; mais j'en vins à penser que, peut-être, il oubliait tout simplement de manger."&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;PS : la couverture n'est pas vraiment celle qui s'offrira à vous au moment de l'achat, elle est mille fois plus moche et j'ai du mal à la trouver sur le net.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;Paris est une fête - Ernest Hemingway, 241 pages, Folio, 5,04€&lt;/span&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-270841018521692976?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/270841018521692976/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=270841018521692976' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/270841018521692976'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/270841018521692976'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/paris-est-une-teuf-ernest-hemingway.html' title='Paris est une teuf - Ernest Hemingway'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://1.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPJ9f2dpOLI/AAAAAAAAAug/23-fd1quTsA/s72-c/1920-1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5965098390180612632</id><published>2008-10-11T12:03:00.017+02:00</published><updated>2008-10-11T12:58:20.180+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Shadows - John Cassavetes (1959)</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wSGspHI/AAAAAAAAAt4/wlr2BnD92uo/s1600-h/shadows.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255841232611746930" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wSGspHI/AAAAAAAAAt4/wlr2BnD92uo/s400/shadows.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wW0M8dI/AAAAAAAAAuA/Kj6hTIH_9jE/s1600-h/shadows2.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255841233876349394" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 326px" height="328" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wW0M8dI/AAAAAAAAAuA/Kj6hTIH_9jE/s400/shadows2.JPG" width="401" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://2.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wiZJBvI/AAAAAAAAAuY/etHv8TI6dgE/s1600-h/shadows5.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255841236984071922" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://2.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wiZJBvI/AAAAAAAAAuY/etHv8TI6dgE/s400/shadows5.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_weF0i7I/AAAAAAAAAuI/lJb8vfE-Uc0/s1600-h/shadows3.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5255841235829296050" style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand; HEIGHT: 329px" height="328" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_weF0i7I/AAAAAAAAAuI/lJb8vfE-Uc0/s400/shadows3.JPG" width="400" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Shadows est sur beaucoup de points, sembable à &lt;a href="http://des-tranches.blogspot.com/2008/07/jeudi-je-suis-alle-voir-savage-eye-au.html"&gt;The Savage Eye&lt;/a&gt; : même tentative des personnages de trouver une place dans la société sinon dans leur vie, même esthétique du néon monochrome, même quête désespérée mais exigente de l'amour. Ce film est le premier de John Cassavetes, on y trouve les bases de son cinéma à venir : l'art du bavardage creux, l'ivresse d'avoir trop parler, la femme entre les hommes, la cartographie des visages, les solitudes modernes, élégance désinvolte et classe américaine.&lt;br /&gt;La situation finale diffère de peu de l'initiale : rien n'a bougé, rien ne bougera jamais, l'immensité de la ville et de ses possibilités écrasant toutes volontés du personnage s'en voulant de préférer les cafés aux musées. Jeunesse belle et fringante, impuissante et démunie par persuasion. 50 ans après, littérature et cinéma sont d'accord pour affirmer que le portrait de l'Amérique n'est pas encore tout à fait abouti. Ah ah&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5965098390180612632?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5965098390180612632/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5965098390180612632' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5965098390180612632'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5965098390180612632'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/shadows-john-cassavetes.html' title='Shadows - John Cassavetes (1959)'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SPB_wSGspHI/AAAAAAAAAt4/wlr2BnD92uo/s72-c/shadows.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3409473327234491663</id><published>2008-10-06T15:09:00.005+02:00</published><updated>2008-10-06T20:10:48.409+02:00</updated><title type='text'>Sous les manteaux, les corps.</title><content type='html'>&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/70/79/18948807.jpg"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/70/79/18948807.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;J'ai conscience du succès de Christophe Honoré, j'ai conscience du succès de Louis Garrell, ça me brouille un peu la vue quand je regarde un film d'Honoré mais je sais que j'aime ça, "Dans paris" était un peu un chef-d'oeuvre, La Belle Personne est presque irréprochable.&lt;br /&gt;En fait ce qui me gêne c'est ce sentiment d'exclusion qu'on peut ressentir en voyant ses films, il y a une bulle filmique avec des personnages divins et inaccessibles comme des gâteaux dans une vitrine, et Christophe essaye de nous faire passer ça pour une réalité, une réalité mieux que la nôtre mais qui pour quelqu'un dans le monde (plutôt dans Paris en fait) devrait exister, quelqu'un vit comme ça, vit comme dans les films d'Honoré, et autant de belles personnes réunies dans une salle de classe devrait être pris pour le fruit du hasard, ce n'est plus tout à fait "Entre les murs".&lt;br /&gt;Christophe, lui, pense d'abord à sa gueule et à ce qu'il a envie de filmer et qui il a envie de diriger pendant des semaines, je me souviens avoir lu une interview de lui dans Transfuge, il disait comme quoi les adolescents d'aujourd'hui étaient extrêmement beaux, tu parles, si tu choisis d'exclure du mot "adolescents" les millions d'autres jeunes qui ne sont pas dans ton film, c'est sûr qu'ils sont tous très beaux ces braves gens.&lt;br /&gt;Alors oui je dis irréprochable parce que le film hypnotise complètement le spectateur, on ne voit pas le temps passer, totalement charmé (au sens magique) par la vie améliorée des personnages. On en sort bien évidemment conquis mais frustré par cette vie qui est la nôtre et qui doit reprendre, car on ne peut s'empêcher d'établir des comparaisons entre un tel film et une telle vie alors qu'on sait très bien que c'est stupide, qu'un film n'est pas une vie même s'il s'en inspire tout en profitant de l'occasion pour mettre des ellipses là où c'est un peu moins intéréssant, le film trahit la vie, il lui dit "je vais vanter tes mérites" et finit par divaguer.&lt;br /&gt;Parfois le contraire arrive, c'est à dire que la vie retient quelque chose du film mais "La Belle Personne" place la barre beaucoup trop haut pour qu'on ait l'idée de calquer quoi que ce soit du film, tout n'est beaucoup trop qu'une question de chance : le physique et la classe sociale des personnages, ce sont des choses difficiles à reproduire. Tout y est idéal, même les rapports qu'ont les élèves d'une même classe : les histoires s'entrecroisent et se percutent, on sort avec son voisin de table ou son professeur d'italien qui ne fait pas vraiment cours et tout le monde se comporte en adulte, alors que dans notre classe à nous certains ne connaissent même pas notre prénom.&lt;br /&gt;Concernant la beauté des personnages, il ne s'agit même pas de "charme", le charme dissimulé d'un personnage qui finit par vous convaincre tout le long du film, non ici c'est la beauté, la vraie, la consensuelle, tellement de beauté qu'elle ne surprend plus personne dans le film, les belles personnes sont des personnes comme les autres, laissez les vivre en paix. Ajouter à ça les besaces Freitag, les sapes Apc et les fournitures Muji et "Day is done" de Nick Drake en guise de thème principal. Merde Nick Drake, il nous le pique aussi, on ne pourra même plus pleurer sur nos vies en écoutant de la folk de suicidé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Pendant le film une meuf a gueulé extrêmement fort "VOUS ALLEZ FERMER VOS GUEULES DERRIERE, MERDE A LA FIN" s'adressant à un groupe de trois minettes certainement venue pour "Looooouuuiiiss". Finalement la réalité n'est pas si triste.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3409473327234491663?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3409473327234491663/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3409473327234491663' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3409473327234491663'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3409473327234491663'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/10/sous-les-manteaux-les-corps.html' title='Sous les manteaux, les corps.'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2816879241433279513</id><published>2008-09-30T16:59:00.005+02:00</published><updated>2008-10-04T13:18:05.164+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Radio'/><title type='text'>"ché pas c'est parce que chui intéréssant"</title><content type='html'>Houellebecq revient en France pour la promo de son livre et accorde une interview à Marcolivier Fogiel, lui qui chez Ardisson avait fait comprendre qu'il ne l'aimait pas vraiment.&lt;br /&gt;C'est le matin, Fogiel est en t-shirt gris et gilet noir, façon "je m'en balance je suis à la radio", Houellebecq persévère dans son look kaki et laisse pousser ses petits cheveux qu'il tripote. Pendant moins d'une demi heure on assiste à une sorte d'Ecole des fans à l'envers, le gamin qui pose les questions au vieux loup, les questions sont fogieliennes mais les réponses importantes.&lt;br /&gt;On apprend que Michel doit arrêter de fumer (!!!) et qu'il n'a pas envie de rester pour écouter Philippe Besson parler de Jean D'Ormesson, parce que, dit-il de la façon la plus mignonne qui soit "chui pas encore très sociable".&lt;br /&gt;Je trouve que la vidéo est assez incroyable, c'est toujours très poignant d'écouter Michel parler de lui, se confier sans réserve même face à un journaliste qu'il n'a pas l'air d'aimer mais à qui il semble pardonner.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En attendant une bonne critique d'Ennemis Publics, voici la &lt;a href="http://www.europe1.fr/Radio/Videos-podcast/Les-bonus-video/Michel-Houellebecq-en-exclusivite-sur-Europe1"&gt;vidéo&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2816879241433279513?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2816879241433279513/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2816879241433279513' title='27 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2816879241433279513'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2816879241433279513'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/ch-pas-cest-parce-que-chui-intrssant.html' title='&quot;ché pas c&apos;est parce que chui intéréssant&quot;'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>27</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7224052618195489838</id><published>2008-09-28T00:24:00.006+02:00</published><updated>2008-09-28T01:19:32.075+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>"Autant ouvrir un Starbucks dans ta tête"</title><content type='html'>&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/51/28/18974602.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 359px; CURSOR: hand" height="464" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/51/28/18974602.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; Les grandes vacances d'été dans le New-York nettoyé de Giuliani, c'est le moment pour Luke Shapiro de vivre en accéléré et de découvrir l'amour, l'amitié, le sens de la vie et le rock en moins de deux mois. Luke a a peu près 18 ans et arpente la ville avec son chariot à glaces sur lequel est accroché son ghettoblaster qui crache du hip-hop 90's faisant office de bande originale du film, ce chariot dissimule en fait des kilos de sachets de drogues, c'est aussi comme ça qu'il peut payer ses séances chez son pote-psy-sosie de Bukowski, quant à l'amour, ça tombera sur la belle-fille de ce dernier.&lt;br /&gt;Voici grosso modo le résumé de The Wackness, un film iniatique mettant en scène l'entrée en vie d'un jeune terrien plutôt insignifiant aux préoccupations universelles, beaucoup plus universelles que celles d'une mère précoce et au papa ultra compréhensif (Juno). Ici Luke est plutôt du genre puceau tardif et aux parents expulsés de leur appartement, côté coeur, Jonathan Levine redore le blason du coeur brisé comme unique façon de se sentir vraiment vivant.&lt;br /&gt;Un film aussi important que parfait, aux vertus purificatrices et faisant largement la nique à toutes les bouses estampillées "cool" sous prétexte que la B.O serait tout droit sortie de l'Ipod d'un ado incompris.&lt;br /&gt;Wackness est une petite bombe, le genre à n'exploser que dans une ou deux salles parisiennes, et ça c'est incompréhensible de chez incompréhensible.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7224052618195489838?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7224052618195489838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7224052618195489838' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7224052618195489838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7224052618195489838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/autant-ouvrir-un-starbucks-dans-ta-tte.html' title='&quot;Autant ouvrir un Starbucks dans ta tête&quot;'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4400941727887564467</id><published>2008-09-24T20:22:00.009+02:00</published><updated>2008-09-26T20:23:24.760+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Que je sois fusse</title><content type='html'>&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/11/13/18936916.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 372px; CURSOR: hand; HEIGHT: 271px" height="239" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/65/11/13/18936916.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;Ce qui me fascine chez &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_0"&gt;Bégaudeau&lt;/span&gt; c'est sa discrétion, la façon qu'il avait eu dans son livre de ne pas mélanger vie privée et vie professionnelle, peut-être c'était aussi pour ça qu'il était chiant, ce livre. Je veux dire, j'aurai bien voulu savoir ce qu'il faisait après les cours, s'il regardait la télé ou mangeait des bananes, c'est ça qui manquait finalement, le voyeurisme.&lt;br /&gt;Quand &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_1"&gt;Bégaudeau&lt;/span&gt; parle de l'école il ne parle que de l'école, quand il fait de la &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_2"&gt;docu-fiction&lt;/span&gt;, il s'implique et ne &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_3"&gt;digresse&lt;/span&gt; jamais, c'est peut-être pour ça qu'il a fait de bonnes études, parce qu'il est rigoureux, qu'il faisait ce qu'on lui demandait alors que moi je pouvais pas m'empêcher de raconter ma vie dans mes copies de maths. Lui c'est quelqu'un de sérieux qui ne s'éloigne jamais de son objectif premier, et quand il s'éloigne ça ne dépasse jamais la cour de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_4"&gt;récré&lt;/span&gt;, dans le livre comme dans le film la seule scène extérieure est au début, quand il est appuyé sur le comptoir d'un café, qu'il appréhende mollement la rentrée, mais là encore, il est sûr de lui, il sait où il va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis très amoureuse de François &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_5"&gt;Bégaudeau&lt;/span&gt;, là j'hésitais un peu, mais il n'y a désormais plus de doute, c'est peut-être pour ça que j'ai tant aimé le film. On ne juge pas son mec.&lt;br /&gt;Déjà j'aime bien sa petite tête encastrée dans son gros cou, il me fait penser au papa dans les Indestructibles, et puis il porte des trucs bizarres, très simple, très fonctionnel, t-shirt et gilet en automne, t-shirt &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_6"&gt;Celio&lt;/span&gt; en été. Couleur de base : kaki, gris, noir, blanc, rouge, beige.&lt;br /&gt;Il porte même un jean, un jour une de mes profs m'a dit que les profs doivent absolument éviter de porter des jeans, mais &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_7"&gt;Bégaudeau&lt;/span&gt; en porte un, ça le moule un peu. C'est vrai qu'on dirait qu'il est gay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Les autres professeurs sont de vrais professeurs, je crois qu'une tête de prof ça ne s'invente pas, c'est à la fois impossible à repérer dans le métro mais d'un autre côté une fois qu'on le sait on se dit qu'ils ne pourraient pas faire un autre métier, ces &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_8"&gt;gens-là&lt;/span&gt;.&lt;br /&gt;Il y a &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_9"&gt;surtout&lt;/span&gt; le prof d'histoire &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_10"&gt;géo&lt;/span&gt; et la prof blonde et enceinte qui sont incroyables, cette dernière je l'avais vu réagir au film dans un reportage sur un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_11"&gt;JT&lt;/span&gt;, elle disait que ce film montrait bien &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_12"&gt;qu&lt;/span&gt;'"on n'enseignait pas qu'à des abrutis", dans le film elle porte des robes légères mais bien moulées sur son corps, ses bras sont potelés.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien évidemment, dans le cinéma dit "naturaliste", tout le monde garde son vrai prénom alors &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_13"&gt;Esmeralda&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_14"&gt;s'apelle&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_15"&gt;Esmeralda&lt;/span&gt; et &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_16"&gt;Boubakar&lt;/span&gt; s'appelle encore &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_17"&gt;Boubakar&lt;/span&gt; (j'ai un &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_18"&gt;Boubakar&lt;/span&gt; dans ma classe de &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_19"&gt;TL&lt;/span&gt;). Un petit paquet d'élèves se distinguent du tas, et si on y réfléchit un peu : c'est exactement comme ça que ça se passe en classe, ici l'élève se distingue à la fois aux yeux du public qu'aux yeux de la classe entière, il ne peut briller que par ses répliques et ne peut se faire détester que par ce même moyen. On se rend bien compte que la parole est libre, &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_20"&gt;Laurent&lt;/span&gt; &lt;span class="blsp-spelling-error" id="SPELLING_ERROR_21"&gt;Cantet&lt;/span&gt; laisse carte blanche à ses acteurs comme un professeur laisse tacitement carte blanche à ses élèves. Comme le dit mon prof de philosophie "l'école est le seul endroit où on ne se soucie pas des conséquences de ses actes", le cinéma aussi.&lt;br /&gt;Beaucoup de critiques ont dit qu'il &lt;span class="blsp-spelling-corrected" id="SPELLING_ERROR_22"&gt;s'agissait&lt;/span&gt; d'un film sur le langage, oui oui, mais si on y réfléchit deux minutes, l'école c'est surtout des pièces vides, des chaises et du langage. On le sait tous : c'est très pauvre une salle de classe et c'est ce qu'essaye de montrer le dernier plan du film. Les salles sont les mêmes, les enfants les traversent.&lt;br /&gt;La classe c'est aussi le plus bel exemple des pouvoirs d'une présence humaine sur un lieu, ou comment trente élèves entre des murs réchauffent soudainement l'atmosphère. Ce film c'est aussi "voilà ce qui se passent tout les jours sur la terre, de dehors ça n'a l'air de rien mais à l'intérieur ça bouillonne, on malmène des stylos, on somnole, on proteste, on rigole un peu, on charrie énormément, et ça personne ne le voit ni ne l'imagine.". Petit miracle quotidien, à l'abri de tout. Quant à la mixité sociale, ça n'a toujours été qu'une question de hasard.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4400941727887564467?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4400941727887564467/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4400941727887564467' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4400941727887564467'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4400941727887564467'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/entre-les-murs.html' title='Que je sois fusse'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6688855424312753923</id><published>2008-09-20T23:23:00.017+02:00</published><updated>2008-09-21T01:31:17.041+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>"Non maman, je ne trouve pas le monde détestable"</title><content type='html'>&lt;strong&gt;De l'influence des rayons gamma sur le comportement des marguerites&lt;br /&gt;de Paul Newman&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/97/38/18969138.jpg" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On avait toutes les deux repérer le film dans nos Pariscope respectifs, le titre était long et rigolo, comme les aiment les français, les français aiment les titres longs, ça je le sais&lt;strong&gt;.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;J'étais un peu déprimée par le week-end, je regardais New Wave dans mon lit, les stores fermés, un vieux châle sur les épaules, le coca light pas loin, j'ai pu enregistrer le téléfilm de Gaël Morel sur mon pc pendant que j'étais au cinéma, hier. Pouvoir enregistrer des émissions télé à même son ordinateur, ce n'est pas une très grande révolution, disons qu'il fallait que ça arrive. Bon il était 16 heures, j'avais prévu un cinéma en soirée avec Cécilia, j'espérais juste qu'elle n'y tenait plus, que d'un commun accord nous oublierions cette idée et qu'aucune de nous n'enverrait de SMS.&lt;br /&gt;A 16h50 j'étais encore chez moi, à demander à Emile de me prêter ses Converse bleu marine (on fait la même pointure), à 17h30 je devais être à Saint Michel, j'en rigolais d'avance, c'était très naturellement impossible, tellement impossible que je prenais mon temps, je m'imaginais déjà traîner avec Cécilia en attendant la prochaine séance.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'étais à Saint Michel pour 17h50, la séance était à 18h, on courrait à travers les gens, on passait devant les voitures qui voyaient deux petites filles courir en rigolant, j'essayais de raconter des trucs à Cécilia. On est arrivé à temps, à la Filmothèque t'as le propriétaire du cinéma qui t'accueilles et qui te demande si tu veux pas recevoir le programme dans ta boîte mail, je lui ai fait "en fait nous on achète Pariscope alors on voit le programme", "oui mais là vous l'aurez directement dans votre boîte....bon je vous laisse réfléchir". Je me sentais capable d'accepter, ça ne me dérangeait pas, peut-être même que c'était utile.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans la salle j'ai fait à Cécilia "ce truc il va me gêner pendant le film", en pointant du doigt la Marylin d'Andy Warhol (un artiste américain) because on est trop contre le pop-art depuis qu'on s'est rendu compte que notre classe ne connaissait et n'aimait donc que ça en art moderne.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne connais pas bien le cinéma des années 70, dans ma tête je reste bloquée au "Lauréat" qui est, si on me le demandait, un de mes films préférés. Le film ressemble à bien des égards à "A Swedish Love Story", il se passe dans la même décennie, s'essouffle un peu vers la fin et il y a ce même personnage de la petite fille blonde et pure qui déchire l'écran, à chaque plan on essaye de déceler une once de malveillance, de sournoiserie et on ne trouve jamais rien, elle est juste là, blonde, un peu malmenée par ses parents, impassible, aimant la vie, aimant sa mère, un petit crystal adorable au look joliment preppy. Et puis la plus grande, la plus fascinante, celle sur la photo, sa vie est magnifique, elle a toujours les jambes tordues, perchées, sur des meubles, elle boit du coca dans des bouteilles en verre, elle fait ses ongles, ignore ce qu'est internet, peut se permettre de détester les vieux, a un petit copain, a vraiment tout pour elle et un look à vendre sa penderie sur Ebay. Il faut aussi un peu parler du bordel décomplexant pour nous qui s'impose dans tous les décors du film, de la maison au jardin en passant par les salles de classe, des mines d'or pour les antiquaires et accros de vintage. C'est surtout la cuisine qui est crade, tout y est terreux, poussérieux comme un grimoire en dehors de la brique de lait fraîchement achetée, pas encore viciée et qui fait contraste. C'est une maison qui semble à l'abandon, vide mais débordante d'objets accumulés et où les corps féminins de la famille évoluent en chemise de nuit et robe de chambre, les pieds froids, jolies comme des coeurs, crades comme des hommes. Elles n'ont pas l'air totalement installées, la mère passe ses journées à lire les petites annonces, à la recherche de quelque chose pour elle, dans ses moyens, poussant parfois l'ambition assez loin pour aller repérer des locaux à louer pour son futur salon de thé, il y a cette accommodation à une vie un peu misérable qui n'est possible qu'à condition de croire en un avenir proche et plus beau, c'est un peu comme dans le Silence de Lorna. Une petit parfum aux essences de Norman Rockwell et de John Cassavetes, dans le genre "femme du réalisateur comme muse ultime". Ce qu'on y voit est d'ailleurs essentiellement un monde de femmes, des jeunes, des très vieilles et quand il y a des hommes on les soupçonne d'être gay.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le film on est allé manger des falafels, j'ai repéré des super bottes dans une vitrine, et un super sac dans une autre vitrine, puis on est allé au Mcdo, Cécilia a pris un Banania et moi un Coca Light. On a discuté jusqu'à 22 heures, de love et de cinéma, avec Cécilia on aime bien les films comme celui qu'on venait de voir, à la frontière de l'idée qu'on peut se faire d'un film d'auteur tout en restant divertissant, le cinéma "du milieu" comme on l'appelle. On est rentré chez nous, peut-être demain on ira voir La Belle Personne mais on a un contrôle d'histoire à réviser, on verra bien.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6688855424312753923?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6688855424312753923/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6688855424312753923' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6688855424312753923'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6688855424312753923'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/non-maman-je-ne-trouve-pas-le-monde.html' title='&quot;Non maman, je ne trouve pas le monde détestable&quot;'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5119952313297950414</id><published>2008-09-19T16:57:00.008+02:00</published><updated>2008-09-20T11:57:06.056+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Contre une vie de couple plan-plan : tournez des films</title><content type='html'>&lt;a href="http://jabac.ifrance.com/imageindex"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 400px; CURSOR: hand" alt="" src="http://jabac.ifrance.com/imageindex" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/64/12/80/18966983.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Quand je tombais par hasard sur un film d'Agnès Jaoui ça se passait surtout en été, au Liban, et sur TV5. Je crois que j'étais un peu fascinée par elle, elle a quelque chose de dur qui m'effraie un peu, qui fera qu'elle n'acceptera jamais qu'on soit amies. Et puis aussi je la trouvais trop belle avec ses cheveux longs, un peu moins maintenant, maintenant elle a grossi énormément et elle a une coupe un peu moche, disons qu'elle s'est rangé, mais on sait que c'est encore elle, parce que son visage reste. Pendant le film j'ai pensé que, c'est vrai les cheveux longs ça rend moins strict un visage, ça peut s'interpréter comme du laissez-aller.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Jamel Debbouze est bien habillé dans le film, je pense qu'on n'a rien imposé aux acteurs, "choisissez 3, 4 tenues pour le tournage et qui correspondent si possible à votre personnage", on a dû leur dire ça et Jamel a choisit quelques polos Lacoste, des chemises, des jeans et des vestes de sport sombres plus une veste en cuir. Pendant le film on le regarde et on se dit "il est marié avec Melissa Therriau, ils doivent trop s'amuser"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quant à Jean-Pierre Bacri j'avais l'image d'Agnès Jaoui qui disait à la caméra "Jean-Pierre pour moi c'est le meilleur acteur du monde", je viens de voir qu'ils sont en couples, ça m'impressionne, j'ai entendu dire qu'avec ce film ils en étaient à leur septième collaboration. Bacri est assez beau gosse, peut-être que les scènes qu'ils tournent ensemble amplifient l'amour qu'ils ont l'un pour l'autre, surtout quand Bacri en embrasse une autre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y aussi la serveuse qui travaille dans l'hôtel de Karim (Jamel), je la connais, elle jouait dans Extension du domaine de la lutte, on avait dû lui demander de surjouer parce que jouer aussi mal je ne pense pas que ce soit possible, mais chez Jaoui elle se rattrape grave malgré son nez qui est extrêmement droit, ça c'est un peu stressant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;En dehors de ça, et bien, le film est exceptionnel. Pourtant j'y étais allée un peu "bon c'est vendredi, faisons quelque chose, ramenons une copine avec nous", Marie est venue, elle avait l'air un peu triste, personne ne voulait aller avec elle à la Technoparade, moi je ne voulais pas y aller du tout, la dernière fois c'était il y a 3 ans, j'étais avec des amis d'internet et on s'était retrouvé par hasard au centre de l'effervescence, des bouts de verre de bouteille de vodka m'avait frôlé, ça m'avait pas trop plu. J'aimerais bien savoir quel âge à Jaoui. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5119952313297950414?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5119952313297950414/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5119952313297950414' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5119952313297950414'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5119952313297950414'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/parlez-moi-de-la-pluie-agns-jaoui.html' title='Contre une vie de couple plan-plan : tournez des films'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3950737541235158748</id><published>2008-09-18T19:57:00.011+02:00</published><updated>2008-09-19T16:52:36.313+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision et séries'/><title type='text'>Brave gars</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.kweb.be/images/stories/cinema/entrelesmursposter.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.kweb.be/images/stories/cinema/entrelesmursposter.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; J'ai presque un défaut, un défaut qui ne gêne que moi (beaucoup de mes défauts ont cette caractéristique-là, c'est une de mes qualités): quand une émission coul passe à la télé et que je suis claquée je préfère tenir encore un peu grâce à mes réserves d'énergie cachées et regarder l'émission en question plutôt que de dormir. Une bonne émission ça me tient toujours en éveil. Hier quand j'ai appris que Bégaudeau et Laurent Cantet seraient chez Taddéi je me suis arrangée pour être à l'heure au rendez-vous : en pyjama, les devoirs faits, la douche prise, la bouffe au fond du ventre, les réveils programmés. Tout était bien.&lt;br /&gt;L'entretien était ensorcelant, un vrai petit gâteau au chocolat pour le cerveau. D'un côté Laurent Cantet et sa tête qu'il n'arrête pas de secouer, de l'autre, Bégaudeau qui lui n'arrête pas de la pencher, au milieu, Fred qui a comme à son habitude overbossé le sujet.&lt;br /&gt;Le miracle : l'éloquence inégalable de Bégaudeau, sa façon si musicale de dérouler les vérités, de viser juste, autant dans ses idées que dans le choix de son vocabulaire, le recul sincère et évident qu'il possède par rapport à l'ensemble du lot que constitue "Entre les murs" : le livre, le scénario, son jeu d'acteur, la Palme d'or.&lt;br /&gt;Autant dans "Ca balance à Paris" j'ai toujours bien envie de le tabasser, autant ici je le trouve trop séduisant, à croire que ça réussit toujours mieux aux gens de créer plutôt que de commenter les créations.&lt;br /&gt;Le lendemain, sentant que j'allais être interrogée en philo je me suis donné du courage en pensant à la rhétorique de François, en me promettant de l'imiter si jamais le prof annonçait "Mademoiselle Joudet, je vous écoute". Finalement c'est tombé sur Rafael, je me suis penchée vers Julie et je lui ai susurré "j'en étais sûre...c'est parce qu'il est arrivé en retard".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://ce-soir-ou-jamais.france3.fr/index-fr.php?page=emission&amp;amp;id_rubrique=350"&gt;La vidéo de l'émission&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes110/7/0/9/9782070342907.gif"&gt;&lt;img style="FLOAT: left; MARGIN: 0px 10px 10px 0px; WIDTH: 116px; CURSOR: hand; HEIGHT: 175px" height="227" alt="" src="http://multimedia.fnac.com/multimedia/images_produits/grandes110/7/0/9/9782070342907.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Entre les murs, le livre&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;L'idée du livre était assez simple: une année, une classe, un prof de français, un point de vue. Faire le bilan d'un milieu qu'on imaginait en crise, comme le reste, en crise et d'une crise à la mode, qui pouvait intéresser. Le résultat était un peu faible, assez inutile, proche du degré zéro de l'écriture et surtout du degré zéro de l'effort d'écriture, dépassant rarement celui du simple procès verbal : constatations, déclarations d'une situation.&lt;br /&gt;Tout s'éclipse devant ça, même le style, et sous prétexte que François donnait déjà beaucoup en choisissant le prisme illusoire du réalisme il ne fallait donc pas lui en demander plus, l'objectivité, si rare de nos jours, encore plus rare quand on parle de ce qui se passe "entre les murs" d'une classe, suffisait à justifier son projet. "Il n'y a pas de style mais il y a autre chose", et le lecteur qui baille entre les...lignes. La réalité n'a pas de style, c'est peut-être pour ça qu'elle est si chiante, et de me rappeler une phrase de Matzneff, "Un écrivain c'est une pensée soutenue par un style". Ouais je sais elle est coul.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;&lt;strong&gt;Entre les murs - François Bégaudeau, 289 pages, Folio, 6,30€&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3950737541235158748?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3950737541235158748/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3950737541235158748' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3950737541235158748'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3950737541235158748'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/brave-gars.html' title='Brave gars'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1479955266688842012</id><published>2008-09-12T00:05:00.011+02:00</published><updated>2008-09-13T13:25:27.469+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>La possibilité d'une île de Michel Houellebecq</title><content type='html'>&lt;a href="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SMujGM9y_tI/AAAAAAAAAq0/OtZGQ722Tr8/s1600-h/DSCN5875.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5245465517958037202" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SMujGM9y_tI/AAAAAAAAAq0/OtZGQ722Tr8/s400/DSCN5875.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Ce blog avait été assez vieux pour faire &lt;a href="http://les-occupes.blogspot.com/2007/09/la-possibilit-quon-kiffe.html"&gt;une critique du livre&lt;/a&gt; de Michel Houellebecq, "La Possibilité d'une île", un livre que j'avais lu avec la crainte de ne pas y retrouver la perle incrustée dans les précédents, un livre qui m'avait énormément plu et qui avait comme principal souci de changer la recette initiale, l'ambition de prendre le parti du roman d'anticipation.&lt;br /&gt;Des articles dans différents magazines prouvaient bien qu'il y avait tournage, on a d'abord su qui serait l'acteur qui incarnerait Daniel1/Daniel25 puis la rumeur un peu moins vraie d'une bande originale composée par Iggy Pop, puis Première avait lâché un de ces journalistes sur le lieu du tournage, l'article témoignait d'un réalisateur taciturne, peu enclin à faire la promo d'un film inabouti mais ouvrant volontiers un blog officiel pour l'occasion.&lt;br /&gt;1 an plus tard les affiches sont accrochées, ici et là des interview fleuve de Michel comme l'unique façon de faire parler cet écrivain assez bien placé au-dessus du reste. Et puis déjà les titres "la possibilité d'un bide", des trucs dans le genre, les critiques en sont fiers, jamais un film ne leur aura offert un si grand choix de calembours, une belle brochette de bouffons.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est donc un pain aux raisins dans le sac pour pas me faire choper par les employés de l'UGC que je m'en vais voir un mercredi après-midi "la Possibilité d'une île", film réalisé par un certain Michel Houellebecq me dit-on dans l'oreillette.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Le film, brièvement&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/strong&gt;D'un côté l'ambition d'un écrivain borné qui après le très allemand et moyen "Particules Elementaires" et le sans faute d'"Extension du domaine de la lutte" ne veut plus voir devant la caméra d'un étranger se dérouler ses propres romans. De l'autre côté, ce petit film d'1h25 timide et décousu qui aurait tout aussi bien pu tenir sur trois heures tellement les thèmes du livre était variés, presque infinis, on aurait alors pu assister, si cela avait été bien fait, au déploiement d'un film total et générationnel, ce à quoi aspire l'oeuvre littéraire de l'écrivain. L'effort colossal d'imagination et de recherche mis en oeuvre dans le roman, pensais-je, se serait traduit dans le film par des moyens financiers tout aussi colossaux.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le résultat est qu'il y en a pas, jamais un film n'avait été aussi vide de sens, vide de tout, tellement vide que cela en devient apaisant. Ca dépasse de loin l'idée d'un film expérimental, d'un film ovni, ça dépasse aussi l'entendement. C'est douloureux à dire mais il n'y a strictement rien à faire, rien à extraire de ce film, et s'il fallait obligatoirement en garder quelque chose on retiendra une scène de concours de bikini ou une actrice africaine plongée dans la torpeur au milieu du désert.&lt;br /&gt;Dites vous bien que je dis ça avec l'idée d'épargner le plus possible Michel Houellebecq, que je parle (toujours) à travers le prisme de l'admiration, tentant comme je peux de lui trouver des circonstances atténuantes, une gastro un peu trop tenace pendant le tournage, je ne sais pas moi, il doit bien avoir une raison.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1479955266688842012?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1479955266688842012/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1479955266688842012' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1479955266688842012'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1479955266688842012'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/la-possibilit-dune-le-de-michel.html' title='La possibilité d&apos;une île de Michel Houellebecq'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://4.bp.blogspot.com/_PDZc8t8sT_g/SMujGM9y_tI/AAAAAAAAAq0/OtZGQ722Tr8/s72-c/DSCN5875.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2779746852025553394</id><published>2008-09-09T19:50:00.008+02:00</published><updated>2008-09-09T23:15:29.654+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Be happy de Mike Leigh</title><content type='html'>&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/38/14/18950415.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 400px; CURSOR: hand" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/38/14/18950415.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;C'est Poppy, un nom qui sonne rigolo pour une nana tout droit sortie d'un clip de Mika, le string orange et le soutien-gorge fuschia avec toujours des tas de trucs qui font gling gling glong sur les poignées et sa petite bande de copines fluokids. La bande-annonce nous promettait un personnage haut en couleur qui voit en toute occasion la vie du bon côté, une sorte de remède au pessimisme ambiant des anglais (le réalisateur a dû prévoir qu'il en était de même en France et dans le reste du monde) qui allait dès la sortie de la salle nous contaminer, on verrait alors d'un autre oeil les crottes de chien et les cimetières. (ça me fait penser à ce moment dans La belle au bois de Walt Disney où les trois fées transforment tout les obstacles qui empêchent le prince d'accéder à la tour où se trouve Aurore, les flèches deviennent des bulles, l'eau chaude qu'on lui envoit se déverse sur un arc-en-ciel, pitié que ce passage évoque quelque chose à quelqu'un)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au début on redoute un peu le film consensuel qui prendrait la difficile relève de film comme Little Miss Sunshine ou encore Juno&lt;br /&gt;il y avait dans ces deux films cette douce folie qui animait chacun des personnages, une folie rassurante : les personnages avaient tous quelque chose de bien à eux tout en restant profondément normaux, il fallait que ça reste cinégénique et que personne n'en soit effrayé. On s'identifiait très facilement et on avait l'impression qu'on était les seuls à les comprendre. Les situations étaient cocasses (oh le bus qui part sans la petite!) on riait beaucoup. C'est par des procédés aussi douteux et démagogiques qu'on réussit tant bien que mal à mettre tout un public d'accord.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Be Happy, malgré sa petite affiche fluokikoolol tente à chaque seconde d'échapper au consentement du spectateur avec des scènes bizarres et sans rapport les unes avec les autres, comme par exemple lors d'une longue scène où Poppy rencontre un clochard qui bredouille sans cesse la même phrase, ça dure bien 10 minutes, on ne comprend pas bien, il fait nuit, on se calfeutre dans son siège.&lt;br /&gt;L'immense point fort du film reste quand même la très belle actrice, cette nana joue si bien que j'aurai du mal à croire qu'elle soit différente de son personnage dans la vraie vie, cette fille qu'on juge un peu simplette mais qui au final nous fait tous la nique parce qu'ayant réussi à vieillir sans rien perdre de sa capacité à s'émerveiller d'un rien, excellant dans le dur exercice qui consiste à faire le bien autour d'elle (de ses élèves de maternelle en passant par son prof de conduite), le film se détourne vite de l'optimisme dépaysant de Poppy pour esquisser l'ébauche un peu bancale d'un film social (sans domicile, enfant battu, racisme)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On peut aller voir ce film entre copines célibataires, il y a de quoi remonter temporairement le moral de celles qui n'arrivent toujours pas à se détacher de l'obsession d'acquérir le menu mari/foyer/enfant. J'ajouterai que c'est assez bien foutu, le réalisateur se plaisant à filmer le contraste Poppy/gris de la ville, c'est aussi blindé de couleurs qu'un tube de Smarties, et les fringues de Poppy sont à tomber. Une sorte de Carrie Bradshaw sans les moyens et beaucoup moins antipathique.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2779746852025553394?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2779746852025553394/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2779746852025553394' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2779746852025553394'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2779746852025553394'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/be-happy-de-mike-leigh.html' title='Be happy de Mike Leigh'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5701406495689873838</id><published>2008-09-06T00:09:00.016+02:00</published><updated>2008-09-18T21:02:51.266+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Le Silence de Lorna</title><content type='html'>&lt;a href="http://www1.pictures.gi.zimbio.com/Cannes+2008+Le+Silence+De+Lorna+Premiere+AZJe1bgV3Icl.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 437px; CURSOR: hand" height="304" alt="" src="http://www1.pictures.gi.zimbio.com/Cannes+2008+Le+Silence+De+Lorna+Premiere+AZJe1bgV3Icl.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est Cécilia qui après les cours m'a demandé si je voulais aller le voir avec elle, on avait nous deux nos Pariscope dans nos sacs et elle m'a demandé "plutôt le soir? toi tu préfères le soir?" j'ai dit oui, j'avais l'impression que j'avais le temps pour une petite sieste avant la séance parce que l'année dernière je finissais à midi tous les vendredis et puis quand je suis sortie du dernier cours de la journée ça m'a étonnée qu'il soit 16 heures, si tard. Je suis rentrée chez moi, j'ai mangé un plat de frites, puis j'ai écouté John McCain parler sur LCI, McCain comme les frites, la coincidence de malade. Ensuite je me suis disputée avec ma mère et j'ai bu une tasse de café parce que je commençais à avoir sommeil, j'ai confirmé silencieusement le rendez-vous par SMS et on peut dire que c'était parti.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dès le début on sent que l'histoire est un peu compliquée, qu'il va falloir ne pas faire l'impasse sur la lecture de tous les sous-titres, plusieurs histoires compliquées s'entrecroisent et se complètent, on en recueille des éléments et on finit par comprendre l'ensemble. Il y a Lorna qui se marie avec un camé (Jérémie Rainier qui m'a toujours fait l'effet d'un fils caché de Claude François), le corps sec est bronzé comme un nugget, il écoute Ghinzu sur son lecteur cd, demande "10 euros, pour les cigarettes" à Lorna qui garde et contrôle son argent à lui dans une enveloppe kraft, il est plein de bonne volonté, il veut faire la cuisine, arrêter la drogue "prends la clé avec toi, si je sors et que je vois les gens je vais retombé", s'achète un vélo pour 50 euros "je vais pédaler toute la journée, vers midi je peux venir te saluer? ça me fera un but dans la journée", tentant d'accomplir des activités qui collées les unes aux autres formeraient une idée du bonheur. Il n'arrête pas d'appeler Lorna, il a besoin d'elle, de ses mains il lui menotte les poignées, de ses bras il lui bloque les jambes, toujours en train de la tirer/l'attirer vers le bas, comme tout les hommes qu'elle croisera, sauf que lui il est pur et vulnérable, un peu sonné par la tristesse.&lt;br /&gt;Elle, elle porte une doudoune cirée Esprit avec des hauts bizarres et moulants et un jean rouge "pattes d'éléphant" comme on disait en primaire, j'ai un peu le même qu'elle mais en velours côtelé, une coquetterie d'un autre temps, agréable à déchiffrer. Le soir elle tape silencieusement un SMS assise au bord de son lit un peu comme moi quand je réponds à Cécilia, et le bruit des touches nous berce, elle a deux grosses cuisses pleines d'eau et des seins comme des piqûres de moustiques, son petit sac bien calé sous le bras, elle donne vie et lumière à tout les objets qu'elle approche : le sandwich qu'elle mange, le sac qu'elle remplit de CD, la tasse bleue qu'elle porte a ses lèvres avec la cuillère qui gêne un peu le nez. Le choix de la caméra est tel qu'on en devine la lourdeur des corps et la texture des peaux.&lt;br /&gt;A la fin Lorna échappe à la totalité du monde, elle n'a plus d'obligations, plus d'état civil, on ne sait pas très bien si elle est enceinte, elle a souffert comme une femme mais sa solitude est celle d'un homme, entre les arbres. Son histoire est plus importante que la nôtre. De la civilisation elle n'en garde qu'une autre doudoune cirée avec une moumoute sur le col, elle s'allonge sur un banc dans une cabane et laisse danser les flammes du poêle sur son visage. On entend trois quatre notes de piano, la seule musique que les réalisateurs s'autorisent, comme une faiblesse. Puis après c'est la fin, on sort en queuleuleu en se tenant les portes et en susurrant des "merci". Pendant une scène plus ou moins violente dans la salle une femme s'est levée et a commencé a parler toute seule, elle est restée peut-être 10 minutes debout devant l'écran. On a flippé, on était pas habitué.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5701406495689873838?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5701406495689873838/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5701406495689873838' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5701406495689873838'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5701406495689873838'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/le-silence-de-lorna.html' title='Le Silence de Lorna'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2149775964732202032</id><published>2008-09-03T12:54:00.012+02:00</published><updated>2008-09-09T23:11:54.497+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Night and day et Woman on the beach de Hong Sang Soo</title><content type='html'>&lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/63/12/20/18949734.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/63/12/20/18949734.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/47/69/18949164.jpg"&gt;&lt;img style="WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://a69.g.akamai.net/n/69/10688/v1/img5.allocine.fr/acmedia/rsz/434/x/x/x/medias/nmedia/18/66/47/69/18949164.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Je ne connais rien du cinéma coréen -ni d'aucun cinéma d'ailleurs-, je veux dire, je vois les films, je les juge très sévèrement, le processus de visionnage s'arrête au moment où je sors de la salle mais avec l'expérience je constate que ça m'apporte quelque chose, quelque de chose de transparent et de tout petit et qui dépasse de loin la limite qui sépare la salle de cinéma de l'extérieur, le silence du bruit. Parfois ça fait écho à des choses que je vois dans ma propre vie, j'en garde des répliques, des comportements, des idées de tenues vestimentaires, à force ça s'entasse, le cinéma en prend autant à la vie que la vie en prend au cinéma et les grains de riz constituent un bol, un bol consistant, nourrissant, visible, des influences pour écrire, pour mieux vivre, quelque chose se débloque définitivement dans l'esprit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le cinéma coréen, j'aimerais le connaître, je ne demande que ça, mais ça voudrait dire acheter des DVD à 30€, courir les minuscules salles de cinéma plus petite que l'écran, et puis il y a les a priori qu'on se fait sur le cinéma du monde, juste parce qu'il n'est pas de France ni des Etats-Unis il se dote tout de suite d'une charge intellectuelle disproportionnée, je veux dire, les distributeurs sortent rarement le Brice de Nice coréen, ils exportent plutôt des trucs qui plairont au duo MK2-Cahier du cinéma.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai voulu &lt;em&gt;rencontrer&lt;/em&gt; Hong Sang Soo parce qu'en fait j'étais allé voir The Savage Eye et qu'au MK2 il y a toujours plein de petits prospectus des films à venir que je pioche et que je lis bien calée au fond du siège avec un petit cigare, nan je rigole on peut pas fumer dans les cinémas. Je veux dire, certains ont les pop-corn, d'autres les prospectus de consolation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hong Sang Soo a sorti deux films sur deux mois, c'était un peu la saga de l'été, il y en a un qui date de 2007, son avion a eu du retard et il n'a pu venir que maintenant, le 20 aout, celui-ci c'est "Woman on the beach", et puis il y a Night and Day, sorti en juillet, le premier dur 2h15, le deuxième 2h30, les affiches donnent extrêmement envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Night and Day&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;c'est les rendez-vous de Paris qui s'accouple avec le Signe du lion de Rohmer, l'histoire d'un peintre qui ne tient pas un semblant de pinceau pendant tout le film (il préfère les cigarettes) et qui se voit obligé de se réfugier à Paris parce qu'il a fumé un joint dans son pays et qu'il risque d'aller en prison. Il y laisse femme et appartement, j'aime bien les films qui se passent à Paris, c'est la seule grande ville que je connais un peu, quand on parle de Paris on parle un peu de moi, on se rapproche géographiquement de mon lieu de vie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'acteur est un gros nounours extraordinaire et un peu bougon, tiraillé par ses envies de peloter les coréennes qu'ils croisent d'ailleurs l'affiche résume très bien l'affaire, l'acteur dérouté, interloqué devant l'Origine du monde de Gustave Courbet. c'est très drôle parce que dans ce film on a comme l'impression que Paris n'est peuplé que de coréens, comme si chacun se bornait à voir ce qu'il voulait dans la rue, par exemple moi je sais que je ne vois que les kiosques à journaux et les hommes un peu vieux, le reste je l'ignore assez pour le faire disparaitre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hong Sang Soo rigole un peu de lui-même, tourne en dérision ces quelques tentatives de lyrisme comme au moment où il filme un petit bateau de papier qui navigue dans l'eau qui coule dans le caniveau, emportant un caca de chien avec lui avec en bande sonore de la musique classique. Comme chez Rohmer il y a une opposition entre deux environnements, ici la plage et la ville.&lt;br /&gt;Paris, son personnage n'en sort pas (du moins jusqu'à la fin), on pourrait éternellement vivre dans cette ville, on pourrait même se laisser aller à un parisianisme bien gluant même quand on est pas parisien (mais qui l'est vraiment?) et si on veut voir un peu de sable on conduit jusqu'à Deauville, on y passe la journée et on revient.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et puis il y a ses dialogues hallucinants : les acteurs commencent à raconter n'importe quoi, les dialogues sont incohérents comme si tu coupais et mélangeais les questions et les réponses d'une interview, ils sont ivres d'avoir trop mangé, d'avoir trop bu, dégouté d'avoir trop mangé, d'avoir trop bu, baignant dans des vapeurs de riz chaud et de thé, ils savent qu'ils ne sont pas en train d'écrire l'Histoire alors ils en profitent et font n'importe quoi emportant dans leur danse le réalisateur. Night and Day est un chef d'oeuvre d'optimisme avec des scènes guillerettes mais bouleversantes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Woman on the beach&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;En marchant vers le cinéma un mec de la croix rouge plutôt mignon est venu me demander "je vous accompagne quelque part?" je lui ai dit en souriant "si vous voulez, au cinéma" en pointant le MK2, alors il m'a fait "ça prendra 17 secondes", je lui ai dit "PAR CONTRE, je suis mineure", il m'a répondu "ah ok alors je te laisse tranquille", me crachant son tutoiement à la gueule, passant du séducteur-prosélyte à celui d'animateur de centre aéré, ensuite deuxième péripéties : j'ai confondu la caisse avec le stand de pop-corn, la caisse changeant une fois sur deux d'emplacement, mais la fille qui tenait le stand a été plutôt gentille.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le film,&lt;br /&gt;déjà il y a l'effort à faire, celui que HSS à fait en venant filmer à Paris tu dois exécuter le même en acceptant de voir un film qui se déroule dans une station balnéaire coréenne. Ici les mêmes codes que pour Night and Day, un homme pour deux femmes, croire en l'idée qu'on est plus que les seuls sur terre, le microcosme que l'on se construit mentalement, l'illusion de la fidélité, le problème féminin, choisir entre la possession tranquille d'une seule où l'ivresse de toutes les autres, la nourriture et le saké, les jambes des filles, blanches et froides, la dualité de l'artiste, tiraillé par ces deux pôles, l'un profondément animal, colérique, obsessionnel, impulsif, et l'autre : sage, génial et créateur, plus insoupçonné, et puis ces scènes miraculeuses d'intelligence qui jaillissent du film comme elles le font au sein de nos propres existences tièdes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un artiste (réalisateur) qui décide de prendre un peu l'air pour finir son scénario, emportant avec lui son ami chef-décorateur et sa petite amie (là encore le malentendu "mais je ne suis pas ton amie", "faut-il coucher pour sortir ensemble?", "je t'ai embrassé mais ça ne veut rien dire"), et puis peu importe si les statuts ne sont pas très bien définis, personne n'appartient à personne, l'important est de s'accrocher à la personne qui nous plait peu importe si elle est libre ou non, les gestes sont urgents et désespérés. Il n'écrira pas une ligne de son scénario ayant toujours mieux à faire, jusqu'à qu'il soit bloqué par une jambe cassée qui l'obligera à le finir en une journée.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Comme pour Night and Day, on ne comprend pas tout des dialogues et j'ai eu pour réflexe de mettre ces scènes de bredouillages incohérents sur le compte de l'exotisme d'un pays et d'une culture que je ne connais pas, dans celui-ci comme dans Night and Day beaucoup de choses restent inexplicables comme si quelque chose de trop français dans nos esprits restait imperméable à certains phénomènes. Un peu en dessous de Night and Day mais un pur ovni rafraichissant pour le spectateur profane.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Woman on the beach est encore en salle. &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2149775964732202032?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2149775964732202032/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2149775964732202032' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2149775964732202032'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2149775964732202032'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/woman-on-beach-hong-sang-soo.html' title='Night and day et Woman on the beach de Hong Sang Soo'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1851964598996394399</id><published>2008-09-03T11:47:00.003+02:00</published><updated>2008-09-03T13:26:46.498+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>il faut occuper les occupés</title><content type='html'>ou peut-être que c'est ça ? les occupés sont tellement occupés qu'ils n'occupent même plus le web. &lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;(ce que j'ai toujours aimé chez les occupés je crois que c'est le non-sérieux. je trouve ça vraiment admirable. sauf quand je lis des commentaires parfois, par exemple, sur mes articles un peu exécrables, d'accord : là je me dis que tout le monde n'a pas assimilé ce même principe de non-sérieux. et je finis par me demander si je n'ai pas vachement interprété. et la question se pose réellement quand il n'y a plus d'article ici depuis des mois, comme si c'était tellement sérieux qu'il fallait un truc super intelligent à dire pour poster. il ne s'agirait pas non plus de faire n'importe quoi. on a toujours ce même problème avec l'anarchie, ah ! "je fonde la première société anarchiste qui fonctionne : c'est moi". ce qui me ferait bander si j'étais Kant ce serait de me citer dans les dissertations, et de me faire dire ce que je veux.)&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;il est temps de vous présenter la plus grande chanson de tous les temps. OVER AND OVER, album &lt;a href="http://www.deezer.com/#music/album/81705"&gt;"high time"&lt;/a&gt; des MC5 (il faut aussi écouter Skunk), 1971. je crois que le grand cliché sur cet album c'est qu'il marque la fin des MC5, qu'ils ne sont plus vraiment au top de leur forme, après "kick out the jams". mais sans aucun contexte, moi j'entends cette musique et je la trouve très puissante. peut-être un peu grossière. et ce contexte m'émeut. je pense à ces types qui ont écrit cette chanson et qui l'ont jouée, et ils y ont forcément consacré du temps, je trouve ça vraiment touchant. mon côté bon enfant bon public, parfois tout m'émerveille. mais surtout &lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-STYLE: italic"&gt;over and over&lt;/span&gt; et &lt;span class="Apple-style-span" style="FONT-STYLE: italic"&gt;skunk&lt;/span&gt; aussi.&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="WIDTH: 220px; HEIGHT: 55px"&gt;&lt;object height="55" width="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=768247&amp;amp;colorBackground=0x555552&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0"&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=768247&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="WIDTH: 220px; HEIGHT: 55px"&gt;&lt;object height="55" width="220"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=675663&amp;amp;colorBackground=0x555552&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0"&gt;&lt;embed src="http://www.deezer.com/embedded/small-widget-v2.swf?idSong=675663&amp;amp;colorBackground=0x525252&amp;amp;textColor1=0xFFFFFF&amp;amp;colorVolume=0x39D1FD&amp;amp;autoplay=0" type="application/x-shockwave-flash" width="220" height="55"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;l'alarme du premier mercredi du mois - Paris, 12h10, 3 septembre 2008.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1851964598996394399?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1851964598996394399/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1851964598996394399' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1851964598996394399'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1851964598996394399'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/il-faut-occuper-les-occups.html' title='il faut occuper les occupés'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7578649639705718458</id><published>2008-09-03T11:36:00.003+02:00</published><updated>2008-09-03T11:37:32.268+02:00</updated><title type='text'></title><content type='html'>&lt;span style="font-size:180%;"&gt;&lt;br /&gt;les occupés ne sont plus occupés&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7578649639705718458?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7578649639705718458/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7578649639705718458' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7578649639705718458'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7578649639705718458'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/09/les-occups-reprennent.html' title=''/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4001839453205592210</id><published>2008-06-21T13:46:00.008+02:00</published><updated>2008-09-03T13:26:29.842+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>l'effet d'un éventail élaboré à partir d'une copie double</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SF2ejlsZ6SI/AAAAAAAAAns/Oov-4SnwSPE/s1600-h/Mystery-Jets-Twenty-One-430633.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5214498277815871778" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SF2ejlsZ6SI/AAAAAAAAAns/Oov-4SnwSPE/s400/Mystery-Jets-Twenty-One-430633.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous avez vu, le soleil est vraiment très bien programmé, pile au moment où c'est l'été il nous sort son petit cul tout jaune. certains s'en réjouissent et roulent des hanches en Havaïnas sur les trottoirs mous de Paris tandis que d'autres beaucoup plus déprimés préfèrent rester chez eux pour ne pas risquer de croiser ces premiers, stores fermés, connexion wifi et Sprite Zero à portée de main.&lt;br /&gt;Qui que vous soyez, je pense avoir une partie de la bande-son de ces prochains mois. Ecoutez moi bien&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Au même titre que votre corps qui s'émancipe de votre joli pull bleu marine vos oreilles elles aussi ont droit à des choses plus estivales que du Joy Division, c'est pour ça qu'aujourd'hui je viens vous apporter la bonne nouvelle d'un album aux plages (ah ah) plutôt inégales mais dont certaines méritent vraiment votre attention,&lt;br /&gt;cet album s'appelle &lt;strong&gt;Twenty One&lt;/strong&gt;, comme l'âge de la majorité aux Etats-Unis,&lt;br /&gt;le groupe : &lt;strong&gt;MYSTERY JETS&lt;/strong&gt;,&lt;br /&gt;des coiffures de merde, des clips trop rigolos, une pochette qui claque, un délire powerpoplol convenu et vu sur tout le monde mais que voulez vous, une bonne chanson est une bonne chanson, même jouée par un groupe qui risque de mourir dès demain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est doux avec la peau, ça parle d'amour juvénile, ça fait plaisir à tout le monde même aux plus aigris d'entre nous&lt;br /&gt;avec une boîte de cornet pistache chocolat, une paire de lunettes en toc H&amp;amp;M et une pile de livres de poche méticuleusement choisis votre été devrait normalement bien se passer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="344" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/qz-FoGp3p0s&amp;amp;hl=en&amp;amp;rel=0&amp;amp;color1=0xcc2550&amp;amp;color2=0xe87a9f"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/qz-FoGp3p0s&amp;hl=en&amp;rel=0&amp;color1=0xcc2550&amp;color2=0xe87a9f" type="application/x-shockwave-flash" width="425" height="344"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4001839453205592210?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4001839453205592210/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4001839453205592210' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4001839453205592210'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4001839453205592210'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/06/se-mlange-bien-avec-lt.html' title='l&apos;effet d&apos;un éventail élaboré à partir d&apos;une copie double'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SF2ejlsZ6SI/AAAAAAAAAns/Oov-4SnwSPE/s72-c/Mystery-Jets-Twenty-One-430633.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-8758777330745010498</id><published>2008-05-15T18:42:00.016+02:00</published><updated>2008-06-01T12:55:12.693+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>le sable n'existe plus</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SCxuGmDxJYI/AAAAAAAAAm8/xblgr3SULfY/s1600-h/crystalcastle_b16497405a6154cef3b555154115164d_fullsize.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5200652729280701826" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SCxuGmDxJYI/AAAAAAAAAm8/xblgr3SULfY/s400/crystalcastle_b16497405a6154cef3b555154115164d_fullsize.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;I&lt;br /&gt;j'ai écouté l'album de MGMT pendant plusieurs jours sur un cd gravé, c'était plaisant, j'ai éprouvé diverses choses, j'ai réussi à ne pas les écouter en pensant au buzz, en pensant à l'autocollant promotionnel, les 4 premières chansons valent vraiment leur pesant de riz aux vermicelles mais je serai raisonnable et je m'arrêterai là pour ManaGeMenT (j'ai dû attendre de lire l'article sur Chronicart pour comprendre qu'il s'agissait d'une abréviation), ça m'a d'ailleurs donné des idées de noms de groupe, si un jour j'en ai un je l'appelerai TKT, pour T'inquiètes, toi même tu savais.&lt;br /&gt;Avec les 10 euros et des paillettes que ça me faisait économiser j'ai acheté l'album de &lt;strong&gt;Crystal Castles&lt;/strong&gt; pour environ 13,99€ au Virgin Megastore de la Défense vers les 17h30, cheveux bouclés et t-shirt rayé si tu passais par là, c'était bien moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;CRYSTAL CASTLES&lt;br /&gt;c'était il y a un peu plus d'un mois, je devais être en train de préparer mon sandwich pour le midi du lendemain, à la radio l'émission des musiques électroniques sur France Inter, le nom m'échappe, un titre passe, il traverse mon oreille distraite jusqu'à me prendre par surprise et m'émouvoir un peu. en temps normal je suis du genre à éteindre violemment la radio et à couper la parole à celui qui l'a mais exceptionnellement j'ai attendu que la nana prononce le nom du groupe qui passe en espérant qu'elle ne l'a pas fait avant le morceau ou qu'une deuxième chanson ne va pas suivre.&lt;br /&gt;CRYSTAL CASTLES&lt;br /&gt;nom de groupe impossible à retenir, je répète autant de fois qu'il faut les deux mots dans ma tête, je me visualise le truc, des châteaux de crystal, comme celui de Disneyland Paris à 1000 euros tout en crystal de Swarovski qu'on peut admirer dans une boutique qui se trouve dans le château même.&lt;br /&gt;Quelques semaines après on en parle dans technikart, 4 étoiles sur 4, le gros carton, le truc qu'il faut écouté avant que ça arrive dans les colonnes de libération, encore un peu et on aura droit au live sur tracks, des choses comme ça. je n'ai jamais été une fan de musique électronique, je trouve que ça manque de quelque chose, de guitare ou de voix, je n'aime pas la musique qui me fait penser à un cardiographe. Parfois ça me complexe un peu, enfin non plutôt je n'aime pas savoir que mon éclectisme n'est pas si éclectique qu'il le prétend et qu'il est même franchement borné voire sectaire. enfin bon, je fais mon possible, je suis prête à sortir les billets, à me laisser impressionner, je suis finalement quelqu'un d'assez tolérant.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;II&lt;br /&gt;une fois chez moi, le cd déshabillé de son cellophane m'a fait pensé qu'à notre époque on peut ouvrir une boîte de thon en moins d'une seconde mais que pour les CD ça reste toujours une guerre qui mobilise ciseaux maped et ongles rongés. mais c'est finalement une des dernières joies réservées aux gens qui achètent encore des CD, l'impatience qui augmente, le CD qu'on fait tourner dans tous les sens à la recherche d'une issue possible, le cellophane qui s'enlève en un morceau, le disque neuf légèrement trop bien enfoncé dans sa matrice.&lt;br /&gt;j'ai retrouvé cette chanson passée sur france inter, elle s'appelle Crimewave et est bouleversante, vraiment classe, comparable au "Night Drive" des Chromatics, un souffle froid et féminin, une tristesse robotisée, un morceau plein d'humilité, dépouillé, le pied blanc et tordu d'une fille qui souffre dans ses étroits talons, un building en hiver, un glaçon amer. Elle chante la mâchoire tiraillée par l'idée de la mort.&lt;br /&gt;CRYSTAL CASTLES&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://myspace.com/crystalcastles"&gt;http://myspace.com/crystalcastles&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-8758777330745010498?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/8758777330745010498/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=8758777330745010498' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8758777330745010498'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8758777330745010498'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/05/les-chteaux-ne-sont-plus-de-sables.html' title='le sable n&apos;existe plus'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SCxuGmDxJYI/AAAAAAAAAm8/xblgr3SULfY/s72-c/crystalcastle_b16497405a6154cef3b555154115164d_fullsize.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3740579088050783685</id><published>2008-05-03T12:28:00.005+02:00</published><updated>2008-05-03T12:39:45.185+02:00</updated><title type='text'>EN CIERLARQUE</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.statsoft.fr/products/images/webservertext.gif"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 200px;" src="http://www.statsoft.fr/products/images/webservertext.gif" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;(ci-dessus : "image sans aucun rapport pour mon article")&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- je vais quand même pas prendre douze bouteilles de champagne&lt;br /&gt;- mais si, on les aura&lt;br /&gt;- mais c'est complètement fou on est quatorze&lt;br /&gt;- écoute je les ai commandées, tu les prends et on les boira à une autre occasion&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;(et moi de calculer : ça fait un litre par personne) (oui il y en a deux qui ne boivent pas)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;20h05 le premier invité arrive, puis, tout se précipite, même ceux qui arrivent délibérément un peu en retard sont là vers 20h30, les bouteilles de champagne s'ouvrent, on se fait des courtoisies, au moins vingt personnes me disent que ma frange me va très bien, je crois qu'on me l'aura presque autant dit que "Alice ? au pays des merveilles !" : "tu as une tête à porter une frange" "j'ai toujours su que tu te ferais une frange" "c'est évident qu'il te fallait une frange". Et du coup je suis presque gênée, les gens aiment mon petit barrage de cheveux, voilà, ils ne veulent plus aller plus loin, ça me va très bien. Il n'y a qu'une personne qui comprend et qui veut me la soulever, cette personne doit être la bonne, revenons au sujet principal. &lt;br /&gt;Déjà quelqu'un présente son cadeau à mon père, alors il s'assied à la table du salon pour l'ouvrir et d'autres cadeaux arrivent, et moi-même je me dis qu'il vaut mieux que mon cadeau soit noyé parmi les autres alors je l'amène, ce n'est pas que j'en ai honte, bien au contraire, mais c'est qu'il est simplement peu consistant, comme dirait Juliette, "on ne dirait pas un cadeau" (mais je trouve ça un peu bébête). Ce sont les mémoires de Robert de Montesquiou, un dandy du début du siècle dernier, qui intéressait beaucoup mon père, et il a eu l'air très content que je lui offre ça, il a même précisé qu'à chaque fois qu'il entrait dans une librairie il regardait s'il n'y avait pas du Robert de Montesquiou, et même à la hune ils ne l'ont pas, et moi je vais à la fnac et je le trouve directement, posé là comme en m'attendant, je trouve même ça suspect, j'aurais aimé devoir le chercher longtemps, comme si cela avait pu donner plus de valeur à mon cadeau, seulement rien à faire, il est bien là à la fnac. Qu'est-ce que j'aime me permettre des phrases tortueuses sans presque aucun sens général, des phrases xénophobes, je les appelle comme ça depuis une seconde c'est leur nouveau nom : ce sont des phrases qu'un étranger qui aurait appris le français comprendrait mot à mot mais pas dans leur totalité, tellement elles sont incohérentes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="right"&gt;je ne sais pas ce que ça signifie mais j'ai toujours un problème à conjuguer le verbe "boire".&lt;br /&gt;je réforme le français et décrète que dorénavant on dira :&lt;br /&gt;je buvrai&lt;br /&gt;tu buvras&lt;br /&gt;il buvra&lt;br /&gt;nous buvrons&lt;br /&gt;vous buvrez&lt;br /&gt;ils buvront&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ma mère n'arrête pas de se plaindre elle a été "malade".&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;quelle idée !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;vers 23h les premières personnes se sont mises à partir,&lt;br /&gt;à minuit il n'y avait plus qu'un petit comité, quelqu'un a demandé à sortir le whisky, comme si 1L de champagne par personne + 9L de vin rouge et blanc ne suffisaient pas.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;à 21h Georges a dit : "y'a pas d'ambiance !"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;moi je trouvais l'ambiance plutôt cool, je ne sais pas comment mon père a fait mais le mode random ne passait que de bonnes musiques, du punk principalement, de mémoire il y a eu "Sex Beat" de Gun Club, la chanson la plus cool et punk que je connaisse, franchement, et puis "I wanna be your dog" des Stooges, "Guns of Brixton" et "Spanish bombs" des Clash, "Like a rolling stone" de Bob Dylan, une reprise de "Running dry (requiem for the rockets)" de Neil Young, "(I'm) stranded" des Saints, peut-être quelques chansons de The piper at the gates of dawn de Pink Floyd avec Syd Barrett. Mon père m'a dit qu'il avait fait un mix, il ne faut pas croire trop au hasard quand même c'était trop beau.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- maman, j'ai mal au ventre depuis deux jours&lt;br /&gt;- ça te fait quoi ?&lt;br /&gt;- ben ça fait mal et ensuite ça part et puis ça revient&lt;br /&gt;- (elle fait un mouvement de contraction) ça te fait comme ça ?&lt;br /&gt;- oui voilà. ça fait comme ça quand on est enceinte ?&lt;br /&gt;- oui ça fait mal comme ça mais encore plus&lt;br /&gt;- ça doit être dur quand même&lt;br /&gt;- si j'ai pu l'faire c'est que tout l'monde peut l'faire !&lt;br /&gt;- c'est vrai.&lt;br /&gt;- tu verras toi quand t'auras des enfants !&lt;br /&gt;- pourquoi "des" ?&lt;br /&gt;- ben peut-être que t'en auras plusieurs non ?&lt;br /&gt;- non moi j'en veux qu'un, je veux qu'il vive comme un enfant unique. en fait j'en veux bien deux mais alors il faut qu'ils vivent dans deux maisons séparées et sans se connaître ! et puis si j'ai des jumeaux je vais quand même pas en tuer un pour que l'autre soit enfant unique mais bon... en fait je crois que les enfants il faut en avoir un ou huit, parce que si t'en as huit t'as quand même une petite chance d'avoir un prodige ! mais huit... c'est un risque à prendre, huit ! ça fait huit fois plus de stress, au moins un seul tes préoccupations sont centralisées...&lt;br /&gt;- oui c'est vrai mais si t'en as qu'un, t'as que ça... tandis qu'si t'en as deux, bon, si t'en as un qui y passe, bon, t'en as un autre !&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;j'ai découvert la liberté en écriture récemment. c'est quelque chose qui a l'air absolument évident mais en fait pas du tout, il a fallu que quelqu'un le fasse pour que je me rende compte à quel point c'était facile. c'est vrai quoi pourquoi ne pas s'arrêter au milieu d'une histoire et en raconter une autre ainsi de suite tant que le tout tient la route, ce que, bon, c'est vrai, pour le moment, on ne peut pas affirmer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aujourd'hui mon père a 50 ans.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;Gemma a appelé à neuf heures pour le lui souhaiter. J'étais dans la cuisine en train de me la couler douce, à laver des coupes de champagne en regardant par la fenêtre. Je sentais l'auto-contentement monter en moi, un camion poubelle du samedi matin est passé comme pour me le confirmer (j'adore entendre les camions poubelle, en général ça veut dire qu'il est tôt), et le téléphone s'est mis à sonner, j'ai bondi pour décrocher avant qu'il ne sonne une deuxième fois, je ne voulais pas que mes parents soient réveillés. C'était donc Gemma, qui s'excusait d'appeler tôt, mais qui voulait souhaiter un bon anniversaire à mon père. J'ai ressenti beaucoup de choses en même temps, je l'ai détestée pour avoir formulé le joyeux anniversaire avant moi, ce n'est pas que je ne le pensais pas mais je ne l'avais juste pas dit à haute voix et j'ai eu l'impression qu'elle me l'avait volé. En même temps j'avais l'impression d'être dans son roman, parce que l'autre jour j'ai lu son roman, et il y a des histoires de femmes et de maisons de campagne et de téléphone qui permet de connecter les femmes et les maisons de campagne. Elle m'a dit qu'elle partait pour une maison dans la forêt, j'ai vraiment pensé très fort à ce qu'elle écrivait, je me suis dit que peut-être qu'il y aurait des drames là-bas et je l'ai enviée. Dans sa voix, quand elle m'a dit qu'elle était désolée d'appeler tôt, j'ai trouvé quelque chose de différent, je l'imaginais hésiter avant d'appeler et le faire finalement comme sur un coup de tête. Et quand je me suis mise à essayer de parler, que j'ai avancé que j'avais lu son article pour machin, j'ai senti que j'avais écoulé tout le temps qu'elle m'autorisait à parler, alors je n'ai même pas pu lui dire que j'avais lu son roman et le lui commenter, mais dans le fond ça m'arrange. C'est curieux, il n'y a rien de plus intime que de lire quelqu'un, je veux dire, ses mots. Et l'intimité se renforce lorsque c'est un livre publié et destiné à tous en général, parce que les choses ne sont pas personnalisées, l'écrivain n'a plus le même rôle que lorsqu'il est face à soi : il joue un deuxième rôle, le public. Ce qui permet d'en savoir plus sur lui ; c'est un honneur. J'adore le fait que la relation soit à sens unique. Le lecteur se sent à la fois frustré parce qu'il voudrait bien que l'auteur le connaisse autant qu'il le connaît et très supérieur parce qu'il sait des choses sur l'auteur qui lui ne sait rien. L'écrivain est un être généreux, et courageux.&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je vais me faire un thé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quelle journée splendide.&lt;br /&gt;Je m'en veux de m'écouter autant, de me laisser mener par le soleil et la pluie. Seulement voilà je n'arrive vraiment pas à faire autrement. Ce soleil me rend folle de joie je n'ai pas été aussi heureuse depuis deux semaines. Il faudrait faire plein de choses mais la culpabilité s'est éclipsée, pour une fois j'arrive à vivre dans le présent. Ce matin, vers 10h, après la vaisselle, je me suis assise à la grande table encore dépliée de la veille encore apposée contre le mur pour servir de buffet. Il y a des chaises partout on dirait qu'un ouragan est passé par là. C'est différent de d'habitude, c'est un jour spécial. J'ai pris mon ordinateur et je l'ai posé là, j'ai pris le sac de fromage auquel on n'avait quasiment pas touché hier et une baguette de pain intacte et j'ai mangé à outrance en écrivant librement comme j'aime. Abondance : c'est le mot qui colle. Il n'y a rien de plus agréable que l'abondance. En vérité ça ne fait pas tellement consommer plus, il y a des gens qui l'ont compris et qui proposent des buffets "illimités", et "tout le monde y trouve son compte". C'est ma nouvelle maxime, tout l'monde y trouve son compte par çi, par là, tout l'monde est heureux comme ça dans l'meilleur des mondes etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et hier soir à papoter au téléphone allongée dans le noir de ma chambre avec ma coupe de champagne, qu'est-ce que j'étais bien. Le pied, vraiment. Les pieds en l'air contre ma fenêtre, les bras coincés dans les pieds d'une chaise retournée, à gigoter sur la moquette. Je pense que regarder les étoiles au petit matin à côté de braises du feu passé n'aurait pas été plus agréable. Pourquoi me suis-je mis ça en tête, maintenant j'en meurs d'envie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, si vous lisez cette phrase, merci d'accepter mon existence. Je suis très heureuse d'avoir pu parler un peu de mon bonheur éphémère, délibérément je n'ai pas employé le mot "partagé" parce que je doute d'être parvenue à l'étendre jusqu'à vous, tout au contraire, je me vois bien vous avoir crispés à lire toutes ces conneries, mais ça m'amuse aussi de toute façon ! J'ai décidé de tuer la honte, et d'ici deux siècles il n'y aura plus de définition dans le dictionnaire ! Et je tuerai aussi la retenue, à terme. Vaste programme.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3740579088050783685?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3740579088050783685/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3740579088050783685' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3740579088050783685'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3740579088050783685'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/05/en-cierlarque.html' title='EN CIERLARQUE'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6325741222486920279</id><published>2008-04-25T21:45:00.009+02:00</published><updated>2008-04-26T13:24:54.422+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>la pop et la violence</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SBJCaz0fTnI/AAAAAAAAAmU/xhSDNsN1pDc/s1600-h/Pixies-Doolittle.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5193286348665998962" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SBJCaz0fTnI/AAAAAAAAAmU/xhSDNsN1pDc/s400/Pixies-Doolittle.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;l'album &lt;strong&gt;Doolittle &lt;/strong&gt;des Pixies se divise, un peu à la manière de ceux des Vines, de deux façon : chansons pop/rock parfaites qui te démontent sur place et qui n'ont rien à envier à un "where is my mind?" beaucoup trop souvent écouté, et de l'autre côté les chansons bourrines trop insupportables.&lt;br /&gt;j'ai rarement aimé que partiellement un album, le plus souvent les quelques chansons un peu plus faibles que les autres arrivent tant bien que mal à s'imposer et à plaire ne serait-ce que parce qu'elles sont attendrissantes, mais là, entre deux chansons chialantes on a le droit à un massacre pour tympans. je suis juste incapable d'aimer la musique trop bruyante à part peut-être l'album "Toxicity" de System of a Down (lol).&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la tentation de noter chaque chanson de Doolittle est trop puissante, ah je craque,&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;1- &lt;strong&gt;Debaser&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;4,5/5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;2-&lt;strong&gt; Tame&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;1/5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;3-&lt;strong&gt; Wave of Mutilation&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;3/5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;4-&lt;strong&gt; Bleed&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;4/5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;5- &lt;strong&gt;Here comes your man&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;4,5/5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;6-&lt;strong&gt; Dead&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt; 2/5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;7-&lt;strong&gt; Monkey gone to heaven&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;3,5/5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;8-&lt;strong&gt; Mr. Grieves&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;4/5&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;9-&lt;strong&gt; Crackity Jones&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; -&lt;/span&gt; 0/5&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;10- &lt;strong&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/111047533527e579/"&gt;La la love you&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/111047533527e579/"&gt; &lt;/a&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;-&lt;/span&gt; 5/5&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;11- &lt;strong&gt;No. 13 Baby&lt;/strong&gt; -&lt;/span&gt; 1/5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;12-&lt;strong&gt; There goes my gun&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt; - &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;2,5/5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;13-&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/1110501990f57507/"&gt;&lt;strong&gt; Hey&lt;/strong&gt; &lt;/a&gt;-&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;6/5&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;14- &lt;strong&gt;Silver &lt;/strong&gt;-&lt;/span&gt; &lt;span style="color:#ff0000;"&gt;1/5&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;15-&lt;strong&gt; Gouge away &lt;/strong&gt;-&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt; 1,5/5&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6325741222486920279?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6325741222486920279/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6325741222486920279' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6325741222486920279'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6325741222486920279'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/la-pop-et-la-violence.html' title='la pop et la violence'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SBJCaz0fTnI/AAAAAAAAAmU/xhSDNsN1pDc/s72-c/Pixies-Doolittle.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4291710000373913113</id><published>2008-04-19T18:16:00.006+02:00</published><updated>2008-04-19T22:38:10.353+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='Radio'/><title type='text'>Radio Silence - Postée par Alice et Juliette</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://www.zshare.net/audio/10810569dfd7b375/"&gt;&lt;img style="margin: 0px auto 10px; display: block; text-align: center; cursor: pointer;" src="http://bp2.blogger.com/_WHWA_nQqD38/SAocXtnURQI/AAAAAAAAABA/9R7T5Fbb5a4/s400/Radio+Silence.jpg" alt="" id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190992714204988674" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div style="text-align: center;"&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/10810569dfd7b375/"&gt;RADIO SILENCE&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4291710000373913113?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4291710000373913113/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4291710000373913113' title='13 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4291710000373913113'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4291710000373913113'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/radio-silence-poste-par-effronte-alice.html' title='Radio Silence - Postée par Alice et Juliette'/><author><name>Juliette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11920262691053312897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_WHWA_nQqD38/SAocXtnURQI/AAAAAAAAABA/9R7T5Fbb5a4/s72-c/Radio+Silence.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>13</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4598352604096698324</id><published>2008-04-18T13:27:00.015+02:00</published><updated>2008-04-18T23:00:27.180+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>the winning days are gone</title><content type='html'>&lt;p align="left"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190565444843280626" style="WIDTH: 236px; CURSOR: hand; HEIGHT: 298px" height="292" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAiXxXNNGPI/AAAAAAAAAkU/tRG4aEKZhVM/s400/DSCN5420.JPG" width="270" border="0" /&gt; &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAiZfXNNGQI/AAAAAAAAAkc/PyYyWZ4uCdE/s1600-h/the_vines.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5190567334628890882" style="CURSOR: hand" height="295" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAiZfXNNGQI/AAAAAAAAAkc/PyYyWZ4uCdE/s400/the_vines.jpg" width="383" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si la période de mes 12-14 ans devait se résumer à une musique, à un album, à un groupe et à des clips elle prendrait vite la forme d'un V suivi d'un I d'un N d'un E et d'un S.&lt;br /&gt;C'est très par hasard qu'à l'époque de mes 12 ans je découvre le groupe de Craig Nicholls, je m'en souviens comme d'un premier rendez-vous galant : on était au restaurant avec des amis, à la télé MTV, à la télé le clip de "Ride" des Vines, je fais mine de ne m'y intérésser qu'à moitié et pourtant c'est la première fois de ma vie que je ressens la classe d'un groupe me gicler violemment à la gueule, c'était souvent la même impression, on écoute une chanson rock et on se dit que toute cette musique s'y trouve résumée dedans, un peu comme le courrier des lecteurs zelés de Rock&amp;amp;Folk qui tente de la définir un peu bêtement en commençant leur phrase par "Le rock en 2008 c'est..."&lt;br /&gt;Moi je sais juste que le rock en 2005 c'était The Vines et rien d'autres, c'était une époque où mon rapport à la musique était obsessionnel, j'aimais un groupe, je n'aimais que lui, les autres pouvaient bien aller se faire foutre, l'éclectisme et la culture avec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le groupe m'initie malgré lui à une sorte de parcours musical initiatique, dans un premier temps c'est comme ça que je découvre, à 12 ans, toute seule, ma première petite grande salle parisienne : l'Elysée-Montmartre, j'apprends des mots "pogo", "slam", je vois de près pour certainement la première fois de ma vie une guitare électrique (que j'arrive enfin à distinguer d'une basse) et même une batterie, j'achète mon premier t-shirt de concert, bien coupé en plus, qui me vaudra d'être remarquée par un paquet de 3ème de l'époque et surtout : un mec en débardeur rouge qui par sa beauté, ses cheveux longs, sa transpiration, son talent, son inaccessibilité me fait souffrir, on pourrait appeler ça &lt;em&gt;"le complexe de la fosse"&lt;/em&gt;, cet anonymat qui fait mal, l'adoration frustrée, l'impossibilité de glisser à l'oreille du chanteur le nombre considérable de fois qu'on a écouté ses albums, je l'ai ressenti jusqu'à très récemment durant tous les concerts auxquels j'assistais, maintenant ça s'est calmé, ça a même disparu.&lt;br /&gt;Deuxièmement, avec les Vines je découvre le magazine Rock&amp;amp;Folk, une nana sur un t'chat m'avait dit que le groupe y faisait la couverture, je dis à ma mère de m'acheter le numéro et je me retrouve avec les Pixies au lieu des Vines, je lis quand même la revue et finis par la troquer par mon habituel Rock Mag.&lt;br /&gt;Mais avant d'être une initiation aux endroits où se passe la musique, petite salle comme magazine, The Vines c'est aussi 3 albums, un premier album éponyme et parfait acheté 18€ avant le deuxième qu'un garçon de ma classe m'avait offert pour mes 13 ans et qui possède le livret de paroles le plus chiffonné de toute l'histoire de mes CD. Leurs chansons peuvent se diviser en deux parties qui se valent : les chansons très émouvantes où Craig Nicholls oublie de crier et se réconcilie avec la vie et les autres, celles où ils roulent des yeux et où on arrive même plus à compter les figurants dans les clips.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je peux dater la fin de ma relation avec le groupe le jour où un grand ami de l'époque me dit sur MSN qu'il vient de consulter leur site officiel où l'on apprenait que Craig Nicholls était atteint d'épilepsie et qu'il n'y aurait donc pas d'album avant longtemps, avec cette nouvelle un peu triste je découvre dans la rubrique "videos" le clip bouleversant "Winning Days" réalisé par Michel Gondry où l'on retrouve le groupe reposé et &lt;em&gt;jouant&lt;/em&gt; dans la nature, ensuite j'étais déjà passée à autre chose pour consacrer 15€ à un Craig Nicholls jouflu et que j'imaginais médiocre, qui passait d'une pochette multicolore et enchanteresse, à un fond noir et paresseux. C'était les Vines.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/p&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:85%;"&gt;le clip parfait en attendant les mp3&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/M8vuy6oJZeM&amp;amp;hl=fr"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/M8vuy6oJZeM&amp;hl=fr" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4598352604096698324?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4598352604096698324/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4598352604096698324' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4598352604096698324'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4598352604096698324'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/winning-days-are-gone.html' title='the winning days are gone'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAiXxXNNGPI/AAAAAAAAAkU/tRG4aEKZhVM/s72-c/DSCN5420.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6381466063779360075</id><published>2008-04-15T12:14:00.005+02:00</published><updated>2008-04-15T12:29:42.342+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>radio verniis, hit music only</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SASCAHNNGOI/AAAAAAAAAkM/4A0dZuS1qHU/s1600-h/skyrock_logo1.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5189415609083697378" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SASCAHNNGOI/AAAAAAAAAkM/4A0dZuS1qHU/s400/skyrock_logo1.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/10571511f336a2c8"&gt;tout ce qu'on peut faire avec un micro-casque à 15€&lt;br /&gt;je vous promets une prochaine émission avec que du texte. &lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6381466063779360075?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6381466063779360075/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6381466063779360075' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6381466063779360075'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6381466063779360075'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/radio-verniis-hit-music-only.html' title='radio verniis, hit music only'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SASCAHNNGOI/AAAAAAAAAkM/4A0dZuS1qHU/s72-c/skyrock_logo1.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-8877365238836612589</id><published>2008-04-13T21:08:00.021+02:00</published><updated>2008-04-14T18:43:25.098+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Ne le lis à personne</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAJdV3NNGNI/AAAAAAAAAkE/Sqj3_vsEKK0/s1600-h/DSCN5401.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188812350862203090" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAJdV3NNGNI/AAAAAAAAAkE/Sqj3_vsEKK0/s400/DSCN5401.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La mauvaise littérature, on nous en parle, on connaît des personnes qui la lisent et l'aiment mais on a tout sauf envie de s'aventurer dedans, c'est un mélange de gêne, de dégoût et d'indifférence, ce sont des contrées lointaines et gerbantes où l'impression de passer après plein d'autres lecteurs se fait persistante. On connait ses couvertures et ses principaux acteurs, on sait que Marc Levy aime bien aller chez Guillaume Durand, que Berbard Weber mange des fourmis et que Maxime Chattam est le roi du polar.&lt;br /&gt;De là à croire que la mauvaise litt' pouvait s'échapper des têtes de gondoles, autrement dit l'entrée de ta Fnac préférée entre le nouveau Radiohead et le Dvd de Persepolis, pour se faufiler dans les rayons littérature anglophone. Franchement ça me déçoit.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Récemment, tout à l'heure en fait, j'étais dans le métro en train de lire &lt;strong&gt;Martin Eden de Jack London&lt;/strong&gt; : couverture classe, corpulence imposante façon gros pavé aussi long que la vie, sauf que, j'en étais presque à la page 200 et j'attendais la phrase qui me déciderait enfin à lâcher ce roman plus que moyen, tartiné de bons sentiments tordus et d'héroïsme mou du slibard. Le résumé et la préface nous promettaient l'ascension sociale d'un marin et son suicide qui annonçait celui de Jack London 7 ans après la sortie du roman, le truc tragiculte d'avance avec en bonus une couverture façon Bandini de John Fante.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et elle était là, la salope&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAJchHNNGMI/AAAAAAAAAj8/eKLs9T82b3w/s1600-h/DSCN5398.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5188811444624103618" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAJchHNNGMI/AAAAAAAAAj8/eKLs9T82b3w/s400/DSCN5398.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;et j'ai eu du mal à contenir un rire qui aurait pu être bruyant si j'avais été chez moi. Je me suis dit que si Jack avait été là il aurait aimé qu'on finisse sur cette phrase et j'aurai été d'accord avec lui, de toute façon j'avais plus assez de force pour continuer.&lt;br /&gt;Je sais pas, à mon avis beaucoup de gens pensent que l'amour est la plus belle chose au monde, même moi parfois quand je repense à des trucs je suis bien tentée de le penser mais ce genre d'idées c'est assez malsain de le formuler en public, tu dois le garder bien cacher dans ton coeur, entre deux artères, entre deux plis du cerveau, mais pas dans un livre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors voilà, franchement je déteste ne pas finir les livres mais là je peux pas faire autrement, comme disait Muse "&lt;em&gt;time is running out&lt;/em&gt;", la littérature est aussi vaste que le monde et j'ai pas le temps de m'attarder sur toi Jack, alors on va se quitter page 206 et je jure sur la vie de ma bibliothèque que jamais plus je ne lirai de livre avec écrit ton nom dessus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Si Alister avait été mon mec il aurait dit à mon livre "qu'est-ce qu'on va faire de toi?" et la question se pose pour tous les mauvais livres dont nous sommes les victimes, que faut-il faire d'eux? les ranger à côté des Houellebecq et faire comme si de rien n'était en prenant le risque qu'une amie s'en approche en demandant "et lui il est bien?"?, les fourrer dans la bibliothèque d'un membre de la famille qui n'angoisse jamais à l'idée que l'harmonie des tranches blanches et régulières soit rompue par celle d'un mauvais bouquin ?, les emmener chez Gibert -la SPA des livres- où l'on touchera 10% de chacun ou attendre qu'un inconscient les réclame sur Amazon ?&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;excusez moi pour tous ces points d'interrogation, j'en ai horreur mais il me faut une réponse,&lt;br /&gt;les commentaires sont ouverts.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ps : ce n'est pas john fante sur la couverture de bandini.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-8877365238836612589?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/8877365238836612589/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=8877365238836612589' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8877365238836612589'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8877365238836612589'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/quest-ce-quon-va-faire-de-toi-ou.html' title='Ne le lis à personne'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/SAJdV3NNGNI/AAAAAAAAAkE/Sqj3_vsEKK0/s72-c/DSCN5401.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-255708768364582713</id><published>2008-04-09T14:46:00.005+02:00</published><updated>2008-04-09T15:00:07.196+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>"ON VA T'AIMER SANS CONDITIONS"</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R_y69Geu_7I/AAAAAAAAAjU/oFPPhDuF5eg/s1600-h/l_6121435c4f03c0e1f93f492f60f1c0d5.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5187226429698277298" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R_y69Geu_7I/AAAAAAAAAjU/oFPPhDuF5eg/s320/l_6121435c4f03c0e1f93f492f60f1c0d5.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Il s'appelle Alister, physiquement il serait proche d'un croisement entre un membre du groupe Phoenix qui se serait laissé pousser les cheveux et Jésus Christ, il porte des polos et des vestes en cuir, il pratique l'autodérision seulement quand ça le rend beau, on lui en veut pas de se la péter parce qu'il a tout les droits tellement ses chansons sont fun, et puis qu'est-ce que le talent si on peut même plus crâner? Il s'appelle Alister, il chante en français des trucs déprimants sur des mélodies festives, c'est un chanteur désabusé donc générationnel, c'est le Elli &amp;amp; Jacno 2008, le Damien Saez de ta petite soeur, le seul qui puisse résumer ta vie en moins de quatre minutes et dans la seule langue que tu puisses comprendre. En attendant d'acheter son album et parce qu'il est introuvable sur les plates formes de téléchargement illégal tu peux regarder son clip en boucle, forcément.&lt;br /&gt;La chanson s'appelle "Qu'est-ce qu'on va faire de toi?" et me rappelle le "Soirée disco" de Boris. Azi écoute et essaye de ne pas trop pleurer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;object height="357" width="420"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.dailymotion.com/swf/x3ntfr&amp;amp;v3=1&amp;amp;colors=background:DDDDDD;glow:FFFFFF;foreground:333333;special:17150D;&amp;amp;related=0"&gt;&lt;param name="allowFullScreen" value="true"&gt;&lt;param name="allowScriptAccess" value="always"&gt;&lt;embed src="http://www.dailymotion.com/swf/x3ntfr&amp;v3=1&amp;colors=background:DDDDDD;glow:FFFFFF;foreground:333333;special:17150D;&amp;related=0" type="application/x-shockwave-flash" width="420" height="357" allowfullscreen="true" allowscriptaccess="always"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;br /&gt;&lt;b&gt;&lt;a href="http://www.dailymotion.com/video/x3ntfr_alister-questce-quon-va-faire-de-to_music"&gt;Alister - Qu'est-ce qu'on va faire de toi ?&lt;/a&gt;&lt;/b&gt;&lt;br /&gt;&lt;i&gt;envoyé par &lt;a href="http://www.dailymotion.com/alister"&gt;alister&lt;/a&gt;&lt;/i&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-255708768364582713?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/255708768364582713/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=255708768364582713' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/255708768364582713'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/255708768364582713'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/le-tube-du-mercredi.html' title='&quot;ON VA T&apos;AIMER SANS CONDITIONS&quot;'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R_y69Geu_7I/AAAAAAAAAjU/oFPPhDuF5eg/s72-c/l_6121435c4f03c0e1f93f492f60f1c0d5.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5250685993882599609</id><published>2008-04-08T20:29:00.012+02:00</published><updated>2008-04-08T22:41:46.224+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='web 2.0'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Le Post-it virtuel</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R_vBQGeu_3I/AAAAAAAAAi0/Q7ZFxRW_Elc/s1600-h/postit.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5186951878208847730" style="CURSOR: hand" height="279" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R_vBQGeu_3I/AAAAAAAAAi0/Q7ZFxRW_Elc/s400/postit.bmp" width="427" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'aime les Post-it, plus jeune je collectionnais toutes les formes, toutes les couleurs, j'en avais mêmes des parfumés assez rares. Je me souviens de ma copine de l'époque, Amandine, qui n'avait commandé que ça pour son anniversaire, sa reum en avait sûrement eu pour un tas de fric aussi épais qu'un bloc de Post-it. Elle en avait en forme de nounours, de trèfle à quatre feuilles, des grands rectangles, des petits carrés, des bulles de BD, le paquet multicolore avec 50 roses, 50 oranges et 50 vert, j'avoue j'étais un peu jalouse parce que ma reum n'aurait jamais accepté un tel gâchis, elle a vécu la guerre et la misère sociale, alors 30€ dans des Post-it quand tu peux écrire sur un bout de feuille blanche chiffonnée par un malencontreux bourrage de papier dans l'imprimante ou derrière une facture SFR...&lt;br /&gt;L'esthétique prévalait sur la fonction et le but était d'en gaspiller le moins possible, on se contentait de les regarder, de prendre les petits tas réguliers dans nos pognes, la vie et le bonheur pouvait se résumer à ça. A l'époque mes cop's et moi n'avions d'yeux que pour le papier à lettres Diddl, les Post-it donc, les trousses en fausse fourrure et les stylos parfumés à 2€ la pièce, on était encore un peu attardée, attirée par les formes primaires, les couleurs criades et le goût acidulé des "couilles de mammouth" et des langues de chat.&lt;br /&gt;Maintenant j'ai grandi, le gâchis me fait mal au coeur, un stylo orphelin de son bouchon ne m'angoisse plus, j'ai connu les Post-it en papier recyclé, un carnet à idées ne suffit plus, mes idées sont trop intimes pour que je les colle n'importe où dans ma chambre que je partage avec ma soeur et j'ai trop souffert des documents Word qui se perdaient à cause d'un redémarrage forcé.&lt;br /&gt;D'où le Post-it virtuel, une des inventions du siècle avec celle de la page Netvibes. Ca doit bien faire depuis janvier que je l'ai et depuis janvier qu'il me comble, le truc c'est que tu peux en ouvrir autant que tu veux, que tes écrits se sauvegardent automatiquement, que tu peux changer la police, la couleur, barrer des trucs, en souligner d'autres, agrandir le Post-it et programmer une alarme et tout ça sans la crainte d'arriver au bout du petit tas jaune fluo, sans gâchis, sans soucis, gratuitement, sereinement, avec le sourire.&lt;br /&gt;Pendant ce temps Amandine essaye toujours de liquider son stock.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.clubic.com/telecharger-fiche10437-post-it-notes.html"&gt;Le logiciel ici&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5250685993882599609?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5250685993882599609/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5250685993882599609' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5250685993882599609'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5250685993882599609'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/04/le-post-it-virtuel.html' title='Le Post-it virtuel'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R_vBQGeu_3I/AAAAAAAAAi0/Q7ZFxRW_Elc/s72-c/postit.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4948136189811365219</id><published>2008-03-25T23:46:00.006+01:00</published><updated>2008-03-28T00:45:07.658+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>présentation d'un roman</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-wrrGeu_yI/AAAAAAAAAiM/J5_do9WkiC0/s1600-h/image028.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182565290670489378" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-wrrGeu_yI/AAAAAAAAAiM/J5_do9WkiC0/s400/image028.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-wq9Geu_xI/AAAAAAAAAiE/dqoNNCnmdp0/s1600-h/51aUTtfmjgL__SS500_.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5182564500396506898" style="WIDTH: 233px; CURSOR: hand; HEIGHT: 330px" height="335" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-wq9Geu_xI/AAAAAAAAAiE/dqoNNCnmdp0/s400/51aUTtfmjgL__SS500_.jpg" width="236" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Denton Welch est un écrivain, j'ai lu son livre "Soleils brillants de la jeunesse" en 3, 4 jours, c'était après les cours et j'étais assez déprimée le jour où je l'ai acheté, j'avais besoin de claquer du fric, beaucoup de fric dans des livres, dans n'importe quoi et pui sa couverture rouge assez moche et son titre énigmatique et pourtant très clair, ces soleils aux pluriel, tout ça m'a plu, il ne m'en fallait pas plus, j'étais vraiment contente de le posséder en échange de 9 euros, de le ramener chez moi auprès des autres, ses nouveaux amis un peu moins neufs que ceux de la Fnac.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Brièvement c'est l'histoire d'Orvil Quin, 15 ans, en vacances avec son père et ses frères dans un hôtel chic, il passe le plus clair de son temps dans la forêt, il découvre un cimetière d'animaux, jalouse les jeunes de son âge qui font du canoë et campe quand lui reste reclu dans son hotêl, il prend le thé, va au bal, achète des babioles chez un antiquaire. Des vacances passées entre la boue et l'eau du bain, des vacances idéales où la solitude est douce et aspire à s'épanouir. Orvil, comme son auteur, a le goût des belles choses et pour ce dernier une obsession avouée pour le &lt;em&gt;tea time&lt;/em&gt; comme principal exercice d'écriture : les théières dodues et gorgées d'eau chaude, les douceurs qu'on culpabiliserait presque de détruire à coups de mâchoire, l'invité qui a le privilège de choisir les motifs de sa tasse, le tintement des cuillères sur les soucoupes. Un univers doucement féminin et délicieux qu'on en viendrait presque à s'en lécher les doigts après chaque tournement de pages.&lt;br /&gt;Tout se termine dans le train en partance pour l'internat, la fin du bonheur, la fin du roman, la fin d'un peu tout, mais une fin dans l'enfance, une fin dans un début, ce n'est jamais tout à fait triste.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Denton Welch était homosexuel, et est mort à 33 ans en 1948.&lt;br /&gt;La préface est de William Burroughs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Soleils brillants de la jeunesse de Denton Welch - 211 pages - 9 € en poche&lt;/strong&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4948136189811365219?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4948136189811365219/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4948136189811365219' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4948136189811365219'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4948136189811365219'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/03/prsentation-dun-roman.html' title='présentation d&apos;un roman'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-wrrGeu_yI/AAAAAAAAAiM/J5_do9WkiC0/s72-c/image028.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2509010401644812057</id><published>2008-03-23T23:51:00.005+01:00</published><updated>2008-03-24T00:01:02.953+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>lol</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-bft2eu_vI/AAAAAAAAAh0/JQlmyvkgqS8/s1600-h/1052234072_l.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5181074400147865330" style="WIDTH: 316px; CURSOR: hand; HEIGHT: 435px" height="398" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-bft2eu_vI/AAAAAAAAAh0/JQlmyvkgqS8/s400/1052234072_l.jpg" width="337" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;em&gt;"quel est ton chiffre préféré?&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;que signifie-t-il?&lt;br /&gt;quel est ton chiffre préféré &lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;que signifie-t-il?"&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;avec &lt;strong&gt;These New Puritans&lt;/strong&gt; le rock devient ludique&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/94041566360588/"&gt;Numerology aka Numbers&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2509010401644812057?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2509010401644812057/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2509010401644812057' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2509010401644812057'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2509010401644812057'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/03/lol.html' title='lol'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-bft2eu_vI/AAAAAAAAAh0/JQlmyvkgqS8/s72-c/1052234072_l.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6537432741417139961</id><published>2008-03-22T14:37:00.008+01:00</published><updated>2008-03-22T14:58:17.712+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>l'abondance</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UPtWeu_rI/AAAAAAAAAhU/rZdRTWAx2ic/s1600-h/DSCN5297.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180564218162642610" style="CURSOR: hand" height="319" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UPtWeu_rI/AAAAAAAAAhU/rZdRTWAx2ic/s400/DSCN5297.JPG" width="441" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UNjmeu_oI/AAAAAAAAAg8/J--VBq4BtAE/s1600-h/DSCN5286.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180561851635662466" style="WIDTH: 441px; CURSOR: hand; HEIGHT: 316px" height="312" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UNjmeu_oI/AAAAAAAAAg8/J--VBq4BtAE/s400/DSCN5286.JPG" width="443" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UO6meu_qI/AAAAAAAAAhM/5fPFh9uXmKA/s1600-h/DSCN5288.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180563346284281506" style="WIDTH: 440px; CURSOR: hand; HEIGHT: 325px" height="310" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UO6meu_qI/AAAAAAAAAhM/5fPFh9uXmKA/s400/DSCN5288.JPG" width="440" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5180561473678540402" style="WIDTH: 438px; CURSOR: hand; HEIGHT: 325px" height="320" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UNNmeu_nI/AAAAAAAAAg0/8cEHsUkilcY/s400/DSCN5257.JPG" width="441" border="0" /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6537432741417139961?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6537432741417139961/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6537432741417139961' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6537432741417139961'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6537432741417139961'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/03/labondance.html' title='l&apos;abondance'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R-UPtWeu_rI/AAAAAAAAAhU/rZdRTWAx2ic/s72-c/DSCN5297.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6337839997200133482</id><published>2008-03-14T22:07:00.006+01:00</published><updated>2008-03-14T22:50:42.299+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Passer l'hiver - Olivier Adam</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R9rxlyDqoTI/AAAAAAAAAgM/g56K_pZLxm0/s1600-h/untitled.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177716353010409778" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R9rxlyDqoTI/AAAAAAAAAgM/g56K_pZLxm0/s320/untitled.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R9rx_yDqoUI/AAAAAAAAAgU/PjWZa-GYq7M/s1600-h/387209.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5177716799687008578" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R9rx_yDqoUI/AAAAAAAAAgU/PjWZa-GYq7M/s400/387209.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;j'ai toujours été surprise par l'extrême fluidité et rapidité avec lesquelles on lit des livres de jeunes auteurs. Entre deux pavés très sérieux écrits à la plume c'est toujours extrêmement plaisant de lire un tas de feuilles rédigé sur le Mac d'un jeune trentenaire qui mine de rien a des choses à dire. C'est comme ça qu'un Bgbd se lit le temps de deux pauses pipi, un Nicolas Rey en 5 stations de métro et un Olivier Adam le temps d'attendre mon train à la Gare Saint Lazare avec les gens pressés qui me frôlent par provocation.&lt;br /&gt;Olivier Adam, c'est le ptit mec ami des lycéens, le même mec qui a écrit "je vais bien ne t'en fais pas" que je n'ai ni vu ni lu et qui ne m'attire pas plus que ça, peut-être parce que le livre est victime de l'affiche du film en couverture (souvenez-vous on en avait déjà parler ici) et que si on veut l'acheter on est obligé de se taper la tête de la douce et un peu trop belle Mélanie Laurent qui est d'ailleurs maxiénervante dans le dernier Klapisch (lui aussi maxiénervant) ou alors de la BO du film avec cette saloperie de chanson U-turn du groupe Aaron (prononcé "A-rond" si vous n'aimez pas). Mais je veux dire que même si mes jugements sont souvent définitifs et un peu sévères concernant les écrivains et leurs bébés, j'ai quand même acheté "Passer l'hiver" parce que bon, j'avais besoin de modernité et aussi de retrouver cette lointaine époque de mes 13 ans où je lisais Nicolas Pages, Alexandre Lacroix et Martin Page et dont il ne me reste pas le moindre souvenir sinon la preuve matérielle que je les ai lus.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"Passer l'hiver" c'est donc 167 pages de nouvelles en gros caractère, bien foutues, bien écrites, presque sans style et où toute la beauté réside dans les images simples et délicieuses qu'Olivier Adam provoque dans nos têtes, des phrases-mouvement, un peu triste, proches de "Fragments de la vie des gens" de Régis Jauffret que je viens de recommencer et de finir, sans le côté "au fond du gouffre" complètement déprimant de ce dernier taré lucide.&lt;br /&gt;Olivier ce serait plutôt "au bord du gouffre" si vous voulez.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ci-dessous un extrait qui vaut son pesant de chips au bacon :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;em&gt;Quand je suis rentré, les filles n'étaient pas encore habillées, leur mère était au boulot, elles m'ont sauté dessus, se sont accrochées à mon cou, je les ai envoyées dans leur chambre, leur ai dit de se préparer, elles ont monté les escaliers à quatre pattes en poussant des cris idiots. Je suis allé dans la cuisine, j'ai mis des frites au four, fait griller des steaks avec des ognions, coupé les tomates, le fromage, aspergé le tout de ketchup. J'ai collé tout ça entre deux pains, &lt;/em&gt;&lt;span style="color:#009900;"&gt;&lt;em&gt;sorti une grande bouteille de Coca&lt;/em&gt; &lt;/span&gt;&lt;em&gt;. Elles ont déboulé dans la cuisine, ont hurlé de joie en contemplant leurs assiettes. &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;em&gt;Une chose était sûre, côté hamburgers j'assurais."&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#33cc00;"&gt;en vert le truc parfait&lt;/span&gt;, en rouge le truc en trop&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#ff0000;"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;Un jour il faudra qu'on parle de l'importance de la bouffe en littérature.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;&lt;em&gt;Passer l'hiver&lt;/em&gt; d'Olivier Adam sorti chez Points, 167 pages - 5,50€&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6337839997200133482?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6337839997200133482/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6337839997200133482' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6337839997200133482'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6337839997200133482'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/03/passer-lhiver-olivier-adam.html' title='Passer l&apos;hiver - Olivier Adam'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R9rxlyDqoTI/AAAAAAAAAgM/g56K_pZLxm0/s72-c/untitled.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1583399988456374755</id><published>2008-03-06T23:23:00.006+01:00</published><updated>2008-03-15T13:46:49.273+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Pas si inutile que ça</title><content type='html'>&lt;img src="http://img254.imageshack.us/img254/2872/sanstitrejs7.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:130%;"&gt;J'adore les vacances, ça fait ressortir mon authenticité et mes projets en mousse.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1583399988456374755?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1583399988456374755/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1583399988456374755' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1583399988456374755'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1583399988456374755'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/03/pas-si-inutile-que.html' title='Pas si inutile que ça'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7401209569282794141</id><published>2008-02-28T01:15:00.007+01:00</published><updated>2008-02-28T02:01:31.369+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R8YEcr--5-I/AAAAAAAAAZo/WA_xk6ukxLs/s1600-h/DSCN5162.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5171826112971335650" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R8YEcr--5-I/AAAAAAAAAZo/WA_xk6ukxLs/s400/DSCN5162.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Enfin un mec comprend qu'un concert c'est aussi et surtout un spectacle, qu'il faut une part d'imprévu et beaucoup de théâtralité. Ca faisait très longtemps que j'avais pas payé ma place, bougé mon cul à un vrai concert, fait la queue avec tous les étudiants qui t'attendent au bout avec un bon paquet de flyers que je finis toujours par utiliser en marque-pages.&lt;br /&gt;j'étais toute seule, je me souviens pas être déjà allé à un concert avec quelqu'un, j'imagine que ça continuera comme ça encore longtemps. Je me souviens avoir pensé que les premières parties ne devaient jamais excéder une chanson, qu'au delà ça donnait déjà l'impression d'être interminable, j'ai remarqué les clefs accrochées autour des cous de toutes les musiciennes de Jens Lekman, ça confirmait l'impression qu'elles donnaient d'être des anges, je sais pas si elles pouvaient faire autrement que de sourire pendant qu'elles jouaient, c'était vraiment miraculeux, tellement miraculeux que je me suis sentie vibrer comme un portable et puis ma vue s'est floutée, j'ai dû fermer les yeux pour ravaler mes larmes sinon c'était la honte sur ma famille. En temps normal je déteste les concerts et au bout de la deuxième chanson je commence à regarder ma montre, mais là c'était autre chose et ça avait l'air d'être important, comme si toutes les sensations que procurent l'amour étaient comprimées dans une poignée de chansons, urgence, jouissance, révélation et très très profonde tristesse. Trop sonnée je suis partie sans même regarder s'il y avait un stand t-shirt.&lt;br /&gt;En rentrant j'ai mangé comme un petit porc, à la radio ça racontait qu'un groupe de chercheurs anglais s'est vu attribuer une bourse de 2 millions de livres qui devrait leurs permettre d'expliquer pourquoi les gens ont besoin de croire en Dieu. Ouaip&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7401209569282794141?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7401209569282794141/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7401209569282794141' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7401209569282794141'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7401209569282794141'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/enfin-un-mec-comprend-quun-concert-cest.html' title=''/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R8YEcr--5-I/AAAAAAAAAZo/WA_xk6ukxLs/s72-c/DSCN5162.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3694296072506619761</id><published>2008-02-25T01:36:00.008+01:00</published><updated>2008-02-25T02:01:25.594+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>pour être heureux</title><content type='html'>Dean Moriarty et Carlo Marx consacrent leurs nuits à passer au crible tous les moindres détails de leurs vies, s'avouant mutuellement ce qu'ils pensaient, les idées qui les traversaient lors de moments passés ensemble. Ils démêlent les malentendus, clarifient les zones d'ombre, entretiennent leur amitié et ce jusqu'à 6h du matin, toujours aussi religieusement assis l'un en face de l'autre, en tailleur sur un lit, maintenus en éveil par l'excitation que peut procurer l'idée d'une confidence, l'idée d'être sincère.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'imagine que si on prenait tous le temps de faire ça avec les gens qu'on tient à garder près de nous le plus longtemps possible et bien ça marcherait.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Sur la route - Jack Kerouac&lt;/strong&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3694296072506619761?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3694296072506619761/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3694296072506619761' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3694296072506619761'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3694296072506619761'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/pour-tre-heureux.html' title='pour être heureux'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1641341889715326352</id><published>2008-02-24T13:56:00.001+01:00</published><updated>2008-02-24T13:58:27.422+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>inspirateur.</title><content type='html'>le soleil dépose de la poussière partout sur les meubles ou alors rend visible celle qui était posée là depuis longtemps. ça m'a donné envie de tout nettoyer alors j'ai passé l'aspirateur dans ma chambre, le bruit qu'il faisait recouvrait celui du CD de Neil Young. Ma soeur regardait ce que je faisais, surveillait mon travail, elle me montrait du doigt les coins que je négligeais. Je courbais le dos, mes jambes se pliaient dans mon jean. J'ai rangé l'aspirateur, un Dyson jaune et gris, j'étais fière de moi.Ensuite je trouvais pas mes pantoufles alors j'ai enfilé des talons compensés d'été qui trainaient par là. Je me suis maté dans le miroir, la cambrure de mes pieds, et bien c'était pas mal du tout.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1641341889715326352?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1641341889715326352/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1641341889715326352' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1641341889715326352'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1641341889715326352'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/inspirateur.html' title='inspirateur.'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6897650327608422640</id><published>2008-02-14T23:07:00.004+01:00</published><updated>2008-02-15T00:03:48.638+01:00</updated><title type='text'>Le cas Pita Lisme</title><content type='html'>&lt;a onblur="try {parent.deselectBloggerImageGracefully();} catch(e) {}" href="http://beeractivist.files.wordpress.com/2007/08/starbucks.jpg"&gt;&lt;img style="display:block; margin:0px auto 10px; text-align:center;cursor:pointer; cursor:hand;width: 320px;" src="http://beeractivist.files.wordpress.com/2007/08/starbucks.jpg" border="0" alt="" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;center&gt;&lt;span style="font-weight:bold;font-size:50px;"&gt;NO PASARAN&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/center&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;p align="justify"&gt;&lt;br /&gt;Bonjour, je suis une prosopopée du Dr. Freud. Je vous confie aujourd'hui le témoignage d'une des patientes que j'ai eu à étudier. Je vous prie de ne pas la juger trop sévèrement, et gare au contenu latent...&lt;br /&gt;&lt;blockquote&gt;&lt;br /&gt;notre prof d'histoire nous faisait un beau discours sur le capitalisme l'autre jour&lt;br /&gt;si beau, sans déc, que j'aurais voulu l'enregistrer et en faire quelque chose&lt;br /&gt;je ne sais pas si elle parviendrait à le redire avec autant de passion que devant ces yeux ébahis d'élèves fraîchement réveillés qui ne se posent pas particulièrement de questions et qui sont prêts à admirer quiconque pourrait leur en poser ou même leur fournir des réponses&lt;br /&gt;oui, nous faisons tous partie du réseau capitaliste&lt;br /&gt;il ne peut pas y avoir un monde qui ne serait pas capitaliste parce que simplement les hommes ne pensent qu'à eux, et que la société où avant de penser à soi on penserait à l'autre est purement utopique&lt;br /&gt;mais n'accélérons tout de même pas le processus, pardi&lt;br /&gt;"il y a plusieurs degrés de capitalisme, et le pire est celui qui est sauvage, mais il y en a un plus positif"&lt;br /&gt;ne faisons pas de la publicité gratuite pour des produits issus d'un capitalisme sauvage, non, ne cautionnons pas cela.&lt;br /&gt;il y a des gens qui paient pour faire de la publicité gratuite à starbucks. non, ce n'est pas une blague. il y a des gens qui ACHETENT des mugs starbucks. et là je pense : pardi, le client paie pour faire de la pub, mais dans quel monde vit-on ?&lt;br /&gt;ah, starbucks.&lt;br /&gt;la déshumanisation proprette.&lt;br /&gt;oh, je ne suis pas allée à new-york ou londres ou hong-kong ou tokyo avant l'apparition de starbucks, parce que je n'étais pas née. mais j'ai quand même le sentiment, quand je les vois fourrés à chaque coin de rue, qu'ils remplacent quelque chose.&lt;br /&gt;j'ai peur pour nos braves cafés parisiens et nos serveurs insolents et nos patrons de mauvaise humeur.&lt;br /&gt;starbucks, c'est le monde du futur. le café propret. le "café light". quelle blague, sans blague.&lt;br /&gt;je peux vous faire un demi-million dans l'heure. j'ai l'idée du siècle. écoutez un peu : des chips qui feraient maigrir. le voilà le monde du futur. des cigarettes qui vous réconcilient avec votre santé. 100% naturel. de la junk food bio. des usines écolo.&lt;br /&gt;au starbucks, les serveurs ne sont pas humains. ils sont un maillon de la chaîne. ils sont tellement distants du noyau que l'on ne peut rien leur reprocher. comme une femme de ménage entre les deux portes d'entrée d'une banque. méthodiquement, ils inscrivent les prix qui leur ont été indiqués, et livrent les produits qu'on leur demande. aucune conversation ne peut s'établir. quand j'étais petite, on m'offrait des grenadines. je m'en souviens encore, je me souviens encore de quel café il s'agit. un bon tour, marketingement parlant. chez starbucks, on n'offre rien à l'individu parce qu'il est individu. parfois, il y a bien des offres promotionnelles, mais tout le monde peut en bénéficier. cela est plus juste. oui : un monde plus juste, plus aseptisé, plus propret. mais l'individu n'est alors plus un individu. je prends réellement peur face à cette organisation méthodique et inhumaine. il faudrait ouvrir une réflexion sur l'inégalité : est-ce que réellement une société totalement égale serait idéale ? je ne pense pas. l'inégalité est peut-être humaine. évidemment, je suis pour une réduction des inégalités, la question n'est même pas là, je ne devrais pas avoir à m'en justifier, pourquoi me regardez-vous ainsi ? je parlais d'une utopie, un monde sans inégalités.&lt;br /&gt;je comprends un certain conservatisme. je comprendrais que l'on m'en accuse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;aujourd'hui est un jour important. quatorze février deux mille huit. N. et J. veulent boire un café et "discuter". J. propose le starbucks. honnêtement, personne n'est contre, et surtout pas moi. je pense déjà à mon mango frappé. c'est que je suis plutôt une habituée, j'y suis allée quelques fois, surtout à londres, et vraiment, ce mango frappé me fait trop craquer. devant la carte, par habitude, je prends un mango frappé, qui, putain, coûte quatre euros soixante-dix. sous la barre des cinq euros, je me fais tout de même la remarque que c'est plus cher qu'une formule pâtes dessert boisson au squab mais enfin. le robot encaisseur me propose "de la crème", je dis, oh, pourquoi pas, allez. EVIDEMMENT que je sais que TOUT a un prix. mais un instant, j'espère me tromper. après tout, le sucre est bien (encore) gratuit. les serviettes en papier également. pourquoi pas un peu de crème ? et bien sûr, le supplément est de cinquante centimes. cette formulation malsaine : DE la crème, elle m'a dit, pas "un supplément de" crème. ça me fait penser à cette petite étoile en coin de phrase, qui se réfère à une minuscule note au dos du contrat : *Ce contrat ne vaut rien juridiquement. cinq euros vingt, elle m'annonce, et là, ça dépasse les cinq euros. je me rappelle qu'à l'instant je voulais aller au cinéma, voir une séquence d'images de deux heures qui aurait pu chambouler mon existence... au lieu de ça, et pour le même prix, j'obtiens le droit de boire un mango frappé qui va me faire grossir et me durer une minute : su-per. EVIDEMMENT la caisse est en bas et le paradis des losers est en haut, et il n'y a pas de place pour nous. bien pensé, leur machin, aucun détail n'est négligé : on achète sans savoir s'il y a de la place, et puis on se rend compte qu'il n'y en a pas. la petite "discussion" que nous avions imaginée se transforme en séance de torture, dehors, par un agréable quatre degrés, sur une table dégueulasse, entre une station de métro, un trottoir vide, un plan du sixième arrondissement et une route. chouette. chouette, CHOUETTE. putain, c'est comme si j'avais le syndrome de la tourette, meuf, j'arrive pas à m'arrêter, merde, ça sort comme tout seul, chier : *******************&lt;/blockquote&gt;&lt;/p&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6897650327608422640?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6897650327608422640/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6897650327608422640' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6897650327608422640'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6897650327608422640'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/le-cas-pita-lisme.html' title='Le cas Pita Lisme'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7109024537630322164</id><published>2008-02-13T22:31:00.005+01:00</published><updated>2008-02-13T23:03:31.000+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode'/><title type='text'>new New Balance</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R7NmCr--50I/AAAAAAAAAYY/77hLIkiHVJA/s1600-h/DSCN5123.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5166585393876756290" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R7NmCr--50I/AAAAAAAAAYY/77hLIkiHVJA/s400/DSCN5123.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;En fait cet après-midi c'était trop Noël.&lt;br /&gt;J'ai demandé à Emile d'aller voir chez le gardien si on avait pas de colis parce que j'en attendais 2 et on avait toujours pas reçu le coupon "un colis vous attend dans la loge", en échange de quoi je devrais lui faire un goûter et lui acheter "La cicatrice" de Bruce Lowery que je lui avais conseillé mais que j'ai donné à quelqu'un un jour. Ok notre contrat était pas très équitable reste qu'en rentrant le mec avait deux cartons dans les mains : mes New Balance et une commande de DVDs pour mon TPE et mon propre plaisir.&lt;br /&gt;On a tout déchiré bien comme il faut dans le respect des règles de l'enthousiasme, j'ai regardé les Dvds sans les sortir des blisters, j'ai chaussé mes NB et j'ai marché dans l'appart histoire de vérifier l'aérodynamisme. Nickel.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Demain en guise d'immersion dans l'IRL et de présentation aux cop's il sera question d'accorder toute ma tenue aux baskets et de me pavaner comme si j'étais Snoop Dogg, ensuite on pourra porter n'importe quoi, seule survivra la première impression.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7109024537630322164?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7109024537630322164/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7109024537630322164' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7109024537630322164'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7109024537630322164'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/new-new-balance.html' title='new New Balance'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R7NmCr--50I/AAAAAAAAAYY/77hLIkiHVJA/s72-c/DSCN5123.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6830639617418202597</id><published>2008-02-08T20:12:00.000+01:00</published><updated>2008-02-08T20:45:48.888+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Parallèle Hard Candy/Juno</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6ytG0lncYI/AAAAAAAAAXw/-_RR2vlJCaI/s1600-h/18868601_w434_h_q80.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164693205394354562" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6ytG0lncYI/AAAAAAAAAXw/-_RR2vlJCaI/s400/18868601_w434_h_q80.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6ys-klncXI/AAAAAAAAAXo/Ale6vAjfb6E/s1600-h/18861679_w434_h_q80.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5164693063660433778" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6ys-klncXI/AAAAAAAAAXo/Ale6vAjfb6E/s400/18861679_w434_h_q80.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Hard Candy Ellen Page déclare qu'elle n'aime pas Goldfrapp&lt;br /&gt;Dans Juno Ellen Page déclare qu'elle n'aime pas Sonic Youth&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Hard Candy Ellen Page porte un sweat à capuche rouge&lt;br /&gt;Dans Juno Ellen Page porte -entre autres mais surtout - un sweat à capuche rouge&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans Hard Candy Ellen Page flirte grave avec un trentenaire&lt;br /&gt;Dans Juno Ellen Page flirte grave avec un trentenaire&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Mais&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Hard Candy est canon&lt;br /&gt;Juno est plutôt moyen&lt;br /&gt;je suis toujours un peu gênée devant un énième petit film indépendant où tout me paraît surjoué : des fringues bizarres aux comportements façon loser mignon écoutant de la folk aussi sucrée que le milkshake à la vanille du Mcdo. Dans ce registre Supergrave aurait dû boucler la boucle.&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6830639617418202597?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6830639617418202597/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6830639617418202597' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6830639617418202597'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6830639617418202597'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/parallle-hard-candyjuno.html' title='Parallèle Hard Candy/Juno'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6ytG0lncYI/AAAAAAAAAXw/-_RR2vlJCaI/s72-c/18868601_w434_h_q80.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3764737339408532997</id><published>2008-02-01T16:47:00.000+01:00</published><updated>2008-02-01T17:53:30.968+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Tropique du Capricorne - Henry Miller</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6NMt0lncVI/AAAAAAAAAXY/VCg0emRWD1Y/s1600-h/DSCN5088.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5162053947990962514" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6NMt0lncVI/AAAAAAAAAXY/VCg0emRWD1Y/s400/DSCN5088.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Henry Miller raconte qu'à chaque fois qu'il effectue un trajet, commence dans sa tête l'écriture d'un livre. Je me rend compte que ce même phénomène se produit chez moi. C'est simple : à chaque fois qu'il s'agit de marcher jusque chez moi, jusqu'au lycée, jusqu'au métro, toujours sans baladeur mp3, les mains agrippés à la sangle de ma besace, mon esprit se met à travailler comme jamais, à la façon d'une machine à laver qui arrive à la fin de son programme et qui tape un dernier sprint avant de s'arrêter. Mes meilleures pensées me sont toujours venues soit pendant ces pénibles et interminables trajets (j'ai failli dire "promenade" mais il s'agit ici de trajets qui me sont imposés, je ne prend pas l'air) soit les soirs d'insomnie, allongée dans mon lit à attendre que ça vienne.&lt;br /&gt;Ces pensées sont tellement mais tellement nombreuses que quand je n'ai pas de quoi écrire, je m'efforce de toutes les retenir au moyen de mot-clés, une fois chez moi je bondis sur mon carnet, saisissant au vol un Bic débouchonné dans mon pot de crayons, et je recrache tout en pensant qu'un jour tout cela constituera la base d'un roman, enfin d'un truc important pour moi et pour les autres. Sinon ça m'arrive très souvent de les écrire dans les brouillons SMS de mon portable.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Danc l'extrait ci-dessous Henry Miller parle de ce livre désincarné mais aussi d'évasion, de sa profonde haine du travail (omniprésente dans le livre) mais aussi et surtout de l'envie comme de l'urgence d'écrire. Vous n'êtes pas obligés de lire ce passage, je vois bien que c'est long mais je me disais que beaucoup d'entre nous connaissent ce phénomène-là. Ca me fait penser à Douglas Coupland qui racontait que chaque individu portait une lettre en lui et qu'on pourra la lire seulement si tout au long de sa vie on arrive à être un tant soi peu sincère envers nous-même. souvent j'ai l'impression que toute mon attention et mes forces convergent vers la lecture de cette lettre, de ce livre, comme une obsession.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;font-size:85%;"&gt;&lt;span style="font-size:100%;"&gt;"Ce que j'avais commencé au milieu du pont de Brooklyn, c'était ce qu'inlassablement j'avais commencé et recommencé autrefois, quand je me rendais à la boutique de mon père : une représentation qui se répétait jour après jour, comme en transe. En un mot, ce que j'avais commencé, c'était un livre - le même livre toujours. Un livre d'heures, le livre de l'ennui et de la monotonie de ma vie, au coeur d'une activité de bête fauve. Durant des années, je n'avais pas pensé une seule fois à ce livre que j'écrivais pourtant chaque jour, de Delancey Street à Murray Hill. Mais en traversant le pont, le soleil couchant, les gratte-ciel luisant doucement comme des cadavres phosphorecents, les souvenirs du passé sertis dans ce paysage...les souvenirs...je me revois passant sur le pont pour me rendre à mon travail, qui était la mort, et le franchissant à rebours encore, pour regagner un foyer qui était une morgue, me récitant &lt;em&gt;Faust&lt;/em&gt; par coeur tout en regardant le cimetière en bas, crachant sur le cimetière du haut du métro aérien, et le même employé sur la plate-forme tous les matins, une espèce de crétin, et les autres crétins le nez dans leurs journaux, de nouveaux gratte-ciel en construction, tombeaux tout neufs où travailler et mourir, les bateaux défilant en contrebas, "Fall River Line", "Albany Day Lane", pourquoi diable vais-je travailler ? que ferai-je ce soir ? [...] peut-être chaque fois qu'il m'arrivait de passer là-haut, quelque chose se mettait-il à me haler, me pressant d'en finir et de me faire connaître du monde; toujours est-il que chaque fois qu'il m'arrivait de passer là-haut j'étais véritablement seul, et chaque fois le livre commençait à s'écrire de lui-même, hurlant les choses dont je ne soufflais jamais mot, les pensées que je ne formulais jamais, les entretiens que je n'avais jamais eus, les espoirs, les rêves, les illusions que je ne voulais jamais avouer."&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3764737339408532997?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3764737339408532997/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3764737339408532997' title='8 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3764737339408532997'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3764737339408532997'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/02/tropique-du-capricorne-henry-miller.html' title='Tropique du Capricorne - Henry Miller'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R6NMt0lncVI/AAAAAAAAAXY/VCg0emRWD1Y/s72-c/DSCN5088.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>8</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4000990753882834439</id><published>2008-01-30T14:07:00.000+01:00</published><updated>2008-01-30T14:28:23.233+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Du côté de chez Swann, suite et fin.</title><content type='html'>je vois les choses comme ça :&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Combray &gt; &lt;/strong&gt;nostalgie pastorale, les églises, le côté de Guermantes, le côté de Méséglise, les clochers, les fleurs, le soleil dans les fleurs, les lacs, l'obsession du baiser avant de dormir, doute sur ses dispositions à être écrivain.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Un amour de Swann &gt;&lt;/strong&gt; mondanités, quelques petites vérités sur l'amour, Swann, le thé, le théâtre, le "petit noyau", Paris, "la petite phrase", Odette de Crécy, le mystère de sa vie qui lui fait l'aimer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;strong&gt;Nom de pays : le nom &gt;&lt;/strong&gt; nostalgie urbaine, les Champs Elysées, l'appartement de Swann, les chapeaux, l'amour pour Gilberte, le mystère de sa vie qui lui fait l'aimer, les Swann, la bille d'agate, Bergotte, l'élégance, le Bois de Boulogne, opposition entre les yeux du corps et ceux de la mémoire, réalité/imagination.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;la fin est remarquable, je vois toujours l'ultime phrase d'un livre comme un gage de qualité, un truc décisif, la seule chose qui restera d'un mois de lecture. c'est ce qui fait que nous lisons souvent la fin d'un livre, comme si la première page avait directement avoir avec la dernière alors que des dizaines de personnages et d'actions attendent d'être lus entre ces deux extrêmes.Ici la dernière phrase est indépendante du reste, c'est une phrase-proverbe, un truc qu'on pourrait trouver dans les sites de citations.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4000990753882834439?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4000990753882834439/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4000990753882834439' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4000990753882834439'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4000990753882834439'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/du-ct-de-chez-swann-suite-et-fin.html' title='Du côté de chez Swann, suite et fin.'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5601792184672950670</id><published>2008-01-27T01:05:00.000+01:00</published><updated>2008-01-30T21:26:52.561+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>une journée dans les bras de Stefan Zweig</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5vZIklncRI/AAAAAAAAAW0/oOEFTVOAF7E/s1600-h/DSCN5058.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5159956539366666514" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5vZIklncRI/AAAAAAAAAW0/oOEFTVOAF7E/s400/DSCN5058.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Ce mec est incroyable, il arrive à donner à un livre de 120 pages l'épaisseur émotionnelle d'un pavé, et sans en connaître aucune notion, ce qui me frappe dans ce livre c'est l'exactitude des différents états psychologiques des personnages, la complexité des rapports, la simplicité du récit, la beauté sobre d'une histoire intelligente, le samedi passé à me tortiller dans mon lit à lire ce sacré truc, et à rien d'autre.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5601792184672950670?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5601792184672950670/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5601792184672950670' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5601792184672950670'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5601792184672950670'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/une-journe-dans-les-bras-de-stefan.html' title='une journée dans les bras de Stefan Zweig'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5vZIklncRI/AAAAAAAAAW0/oOEFTVOAF7E/s72-c/DSCN5058.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7656169473838425272</id><published>2008-01-23T20:12:00.000+01:00</published><updated>2008-01-23T20:38:57.105+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5eTMUlncOI/AAAAAAAAAWg/FR-W6Bxg6ec/s1600-h/fiveoclockheroes-cvr-1006.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158753738070388962" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5eTMUlncOI/AAAAAAAAAWg/FR-W6Bxg6ec/s400/fiveoclockheroes-cvr-1006.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;je me suis souvenue de ce groupe juste avant de m'endormir pendant ma sieste d'après-midi, le spectre des chansons raisonnait dans ma tête et ne demandait qu'à se combler par une réécoute prolongée de l'album.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;on enfile le Cd dans la chaine hifi, petit moment de flottement, l'engrenage est enclenché et par la même occasion je retrouve des images délavées de ma vie, sans nostalgie mais juste avec beaucoup de sympathie et d'amusement.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;c'est du rock héroïque Biactol, le mec a une voix d'ado idiot, mais le matin après une nuit dégueulasse et 2h30 d'anglais qui vous attendent ça peut se révéler salvateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/6813015d6cc26e/"&gt;1) Head Games&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:arial;"&gt;(plus de titres à venir, ça bug un peu sur soulseek)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7656169473838425272?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7656169473838425272/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7656169473838425272' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7656169473838425272'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7656169473838425272'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/je-me-suis-souvenue-de-ce-groupe-juste.html' title=''/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5eTMUlncOI/AAAAAAAAAWg/FR-W6Bxg6ec/s72-c/fiveoclockheroes-cvr-1006.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2227597443660411954</id><published>2008-01-22T00:45:00.000+01:00</published><updated>2008-01-22T01:14:47.948+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>elle porte une frange sur son front</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5UzXs9slMI/AAAAAAAAAWY/tdXaT_Es384/s1600-h/chromatics.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5158085430522713282" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5UzXs9slMI/AAAAAAAAAWY/tdXaT_Es384/s400/chromatics.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:courier new;"&gt;c'est le petit bijou doucement sorti des eaux marécageuses du net, le morceau qui vaut tous les albums et intégral d'artistes qui sont en train de se télécharger sur mon BitTorrent.&lt;br /&gt;C'est une fille qui tient son micro et qui chante d'une voix triste des choses en anglais, c'est une chanson de la nuit, un truc à écouter dans une voiture ou chez soi, de retour d'une soirée, on enlève sa chemise qui empeste le tabac des autres, on se brosse les dents, le jean en accordéon repose au pied du lit, on enfile un t-shirt mou, une fois allongé la fatigue disparait. et normalement, si tout se passe comme chez moi, plus on augmente le son plus les larmes montent.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://www.zshare.net/audio/6751018a2c02b6"&gt;Chromatics - Night Drive&lt;/a&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2227597443660411954?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2227597443660411954/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2227597443660411954' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2227597443660411954'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2227597443660411954'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/elle-porte-une-frange-sur-son-front.html' title='elle porte une frange sur son front'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R5UzXs9slMI/AAAAAAAAAWY/tdXaT_Es384/s72-c/chromatics.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4924743682185831472</id><published>2008-01-15T22:51:00.001+01:00</published><updated>2008-01-15T22:56:55.187+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>achat compulsif</title><content type='html'>&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:130%;"&gt;toujours cette même manie, ce même besoin d'acheter des cds et des livres alors que des cds sous blister et des livres sentant encore le livre m'attendent à la maison.&lt;br /&gt;j'anticipe l'avenir : dehors c'est la tempête et Dieu seul sait si un jour la Fnac fera faillite. il faut faire des provisions de Banania et de biens culturels, c'est moi qui vous le dit.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;                      &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R40r-M9slKI/AAAAAAAAAWI/C-Jp74Kr8Q8/s1600-h/DSCN5046.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5155825496040969378" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R40r-M9slKI/AAAAAAAAAWI/C-Jp74Kr8Q8/s400/DSCN5046.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4924743682185831472?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4924743682185831472/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4924743682185831472' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4924743682185831472'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4924743682185831472'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/achat-compulsif.html' title='achat compulsif'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R40r-M9slKI/AAAAAAAAAWI/C-Jp74Kr8Q8/s72-c/DSCN5046.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3567929029026529041</id><published>2008-01-12T18:33:00.000+01:00</published><updated>2008-01-12T18:39:24.723+01:00</updated><title type='text'>pause zique</title><content type='html'>je ne sais si la video s'affichera correctement...&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object width="425" height="355"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/9BGi8u8BtaA&amp;rel=1"&gt;&lt;/param&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;/param&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/9BGi8u8BtaA&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3567929029026529041?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3567929029026529041/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3567929029026529041' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3567929029026529041'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3567929029026529041'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/pause-zique.html' title='pause zique'/><author><name>lingane</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1424334077388640618</id><published>2008-01-11T15:11:00.000+01:00</published><updated>2008-01-11T15:55:55.526+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode'/><title type='text'>Janvier : ma wishlist</title><content type='html'>Je profite de cet espace d'expression pour vous faire part de mes envies, et même si la Fnac ne fait pas de soldes je m'accorde le droit d'avoir envie de lecture et de musique durant cette période.&lt;br /&gt;Qui sait, peut-être que cette rubrique deviendra mensuelle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d_zs9slGI/AAAAAAAAAVk/4gudZmT8JX8/s1600-h/Unlikely_couv-ic-3.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154228824768812130" style="CURSOR: hand" height="268" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d_zs9slGI/AAAAAAAAAVk/4gudZmT8JX8/s400/Unlikely_couv-ic-3.jpg" width="197" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d6489slEI/AAAAAAAAAVU/UzgN13i_-S0/s1600-h/96107_A_330.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154223417404986434" style="WIDTH: 281px; CURSOR: hand; HEIGHT: 260px" height="272" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d6489slEI/AAAAAAAAAVU/UzgN13i_-S0/s320/96107_A_330.jpg" width="288" border="0" /&gt; &lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4eDM89slJI/AAAAAAAAAV8/--qh2fIpkzc/s1600-h/ch_fem_vbleu.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154232557095392402" style="CURSOR: hand" height="236" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4eDM89slJI/AAAAAAAAAV8/--qh2fIpkzc/s320/ch_fem_vbleu.jpg" width="285" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154231028087035010" style="WIDTH: 256px; CURSOR: hand; HEIGHT: 255px" height="266" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4eBz89slII/AAAAAAAAAV0/NNs2cUiUZSY/s320/3700398702506.jpg" width="315" border="0" /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d6489slEI/AAAAAAAAAVU/UzgN13i_-S0/s1600-h/96107_A_330.jpg"&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d9C89slFI/AAAAAAAAAVc/zm73IMn0QVA/s1600-h/ch_fem_vbleu.jpg"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1424334077388640618?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1424334077388640618/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1424334077388640618' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1424334077388640618'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1424334077388640618'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/janvier-ma-wishlist.html' title='Janvier : ma wishlist'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4d_zs9slGI/AAAAAAAAAVk/4gudZmT8JX8/s72-c/Unlikely_couv-ic-3.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1843043220374155424</id><published>2008-01-11T13:51:00.001+01:00</published><updated>2008-01-11T14:02:22.890+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comics'/><title type='text'>Quelques vignettes nées d'idées en cours d'espagnol</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4doks9slDI/AAAAAAAAAVM/xRfR9bvMl5s/s1600-h/violeur.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154203278303335474" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4doks9slDI/AAAAAAAAAVM/xRfR9bvMl5s/s400/violeur.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;                  &lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4dmes9slCI/AAAAAAAAAVE/OQAsqheOjjo/s1600-h/proust.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5154200976200864802" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4dmes9slCI/AAAAAAAAAVE/OQAsqheOjjo/s400/proust.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1843043220374155424?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1843043220374155424/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1843043220374155424' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1843043220374155424'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1843043220374155424'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/quelques-vignettes-nes-dides-en-cours.html' title='Quelques vignettes nées d&apos;idées en cours d&apos;espagnol'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R4doks9slDI/AAAAAAAAAVM/xRfR9bvMl5s/s72-c/violeur.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-89876001334912105</id><published>2008-01-06T06:39:00.000+01:00</published><updated>2008-01-15T23:06:43.345+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>06h41 : du fin fond de mon insomnie je vous écris sur ma liberté pour finir par parler un peu de Proust.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R40uVM9slLI/AAAAAAAAAWQ/0bPSK_mm_TU/s1600-h/DSCN5048.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5155828090201216178" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R40uVM9slLI/AAAAAAAAAWQ/0bPSK_mm_TU/s400/DSCN5048.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;mes insomnies me permettent de me rendre compte de l'étendue presque infinie de ma liberté, à chaque moment de ma vie, je suis toujours libre, reste à le réaliser le plus souvent possible pour que la magie opère, pour que l'émotion me submerge.&lt;br /&gt;je suis toujours là, je ne dors pas, c'est ma façon à moi de faire la nique à la mort. plus je reste éveillée plus je passe du temps EN VIE. je me sens libre, je peux faire ce que je veux, aller sur youporn.com, manger de la brioche ou de la tarte aux courgettes, envoyer un SMS ou un mail à n'importe qui, porter mon nouveau jean et puis l'enlever tout de suite après, me lisser les cheveux, regarder LCI ou écouter Skyrock.&lt;br /&gt;mais je ne fais rien de tout ça, je suis une fille qui a si bien assimilé la discipline que celle-ci fait désormais partie de mon tempérament, pas besoin de me taser©.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lisais donc Marcel Proust dans mon lit.&lt;br /&gt;Il y a des auteurs sur qui ,sans même les avoir lus, on mise beaucoup rien qu'à cause de quelques détails : cela peut-être à cause du bien que certaines personnes dont l'avis ne nous est pas égal nous en ont dit ou alors simplement à cause de la consonance du nom de l'auteur.&lt;br /&gt;Pour Proust il s'agissait des deux, déjà "Proust" c'est trop beau à prononcer, je crois que tout le monde est d'accord avec ça, le petit R et le ST à la fin, c'est vraiment trop mignon. Puis Quelqu'un, dans le moment précédant tout juste l'achat de &lt;em&gt;Du côté de chez Swann&lt;/em&gt; et de quelques autres bouquins, m'a répondu, quand je lui ai demandé si c'était le moment de le lire à 16 ans, "carrément" en ajoutant "Proust c'est du Rohmer".&lt;br /&gt;Alors, ni une ni deux, carte Virgin, bonjour, ticket de caisse, monnaie, au revoir. Et c'est comme ça que tout a un peu commencé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je n'en suis qu'à la page 42 mais on ne peut vraiment pas faire plus petit en ce qui concerne la taille des caractères, sur Word on en serait peut-être à -8 à ce niveau, donc ce qui veut dire que la lecture est lente et que les pages se tournent toutes les 10 minutes.&lt;br /&gt;De toute façon Proust n'est pas Technikart Mademoiselle, c'est de la lecture impliqué et je prends mon rôle de lectrice vraiment à coeur : je suis là pour comprendre chaque phrase, je suis là pour être émue. Au début il y a l'appréhension, l'immense crainte que ça ne me plaise pas, les "au pire je le revend chez Gibert/Amazon". Mais, je vais vous dire un truc : de Proust on ne revendra rien, on gardera tout. tout est bouleversant, rien n'arrive à s'oublier, ses phrases sont magiques, indélébiles, aussi bien formulées que quand on les pense.&lt;br /&gt;j'en reviens à penser au jour où j'aurai tout lu de/sur lui, j'aurai, je sais pas, 20ans, des cheveux blancs et une vue de merde à force d'écrans lumineux et de lecture, ce jour là je serai un peu dans la merde et je suiciderai mon Myspace pour marquer le coup. et ouais carrément, tavu tavu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ps : notons que l'édition Folio Classique est super classe, j'ai rarement vu un livre aussi beau. Ca change des cochonneries de chez Pocket.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-89876001334912105?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/89876001334912105/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=89876001334912105' title='6 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/89876001334912105'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/89876001334912105'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/05h52.html' title='06h41 : du fin fond de mon insomnie je vous écris sur ma liberté pour finir par parler un peu de Proust.'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R40uVM9slLI/AAAAAAAAAWQ/0bPSK_mm_TU/s72-c/DSCN5048.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>6</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4615146628058372393</id><published>2008-01-05T12:54:00.000+01:00</published><updated>2008-01-05T12:55:48.835+01:00</updated><title type='text'>les vacances</title><content type='html'>Ce matin je suis allé à la mairie pour me faire recencer. Ca faisait depuis août que ce truc à faire trainait et j''ai promis à ma mère que je le ferais pendant les vacances. A défaut de 33, j'    ai pris le 75 pour y aller. Le 75, il fait à peu près les mêmes trajets que le 33 mais il va aussi dans des quartiers ou le 33 ne va pas. C'est un petit bus et les mecs qui habitent à Vassieux galéraient tous les soirs pour le prendre quand on était au collège.&lt;br /&gt;Quand j'ai débarqué à la mairie j'ai du prendre un ticket avec un numéros, comme dans une boucherie j'étais le n°44. Une blonde genre 37 ans célibataire s'est installé sur son bureau et m'a appelé.&lt;br /&gt;-Ba alors le n°44 vous dormiez??&lt;br /&gt;J'ai expliqué que je voulais me faire recencer, elle a remarqué que mes parents étaient nés le même jour de la même année ça l'a fait rire elle a dit "faudrait que je rencontre quelq'un qui est né le même jour que moi pour trouver l'âme soeur" j'ai acquiescé et j'avais un peu pitié d'elle parce que ya rien de plus pathétique qu'une employée de mairie qui vous avoue qu'elle est célibataire et frustrée.&lt;br /&gt;J'ai un peu déprimé en pensant à tous les gens seuls et à moi qui faisait un pas de plus vers le monde adulte grâce à un papier.&lt;br /&gt; Je suis sorti, j'ai pris un autre 75 pour me rendre à Auchan. L'air était doux et le soleil perçait les nuages gris noirs. Je me sentais bien.&lt;br /&gt;J'ai avancé dans le parking 1800 places de auchan, je suis rentré dans le celio, j'ai pris le futal que je leur avais passé pour qu'ils fassent l'ourlet et je me suis vite en allé.&lt;br /&gt;Sont marrants Celio, ils habillent tout les mecs qui se refusent à accepter la mode des slims et tout ça. Tous les mecs neutres, les papas, moi.&lt;br /&gt;J'ai direct enchaîné par la piste cyclable, d'ailleurs c'est marrant de constater combien le contraste est drôle entre le bitume et les bagnoles de auchan et le calme et les arbres - presque la nature - de la piste cyclable. Il faudrait le filmer.&lt;br /&gt;J'avais un point de côté et les coureurs couraient comme des malades en passant devant moi. Ca m'a fait rire.&lt;br /&gt;J'ai croisé ma soeur qui courait, on a rigolé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans ma tête j'avais Search end Destroy des Stooges parce que je l'avais réécouté il y a 2 jours sur le I-pod nano de Chloé en attendant le métro pour aller claquer notre fric au Starbuck, tu sais, les mecs qui écrivent ton prénom sur ton chocolat chaud et la grande blague c'est de dire le prénom le plus débile qui soit.&lt;br /&gt;Je me souviens après on a décidé qu'on irait passer la soirée chez Tom à Couzon et on a pris le 40.&lt;br /&gt;Le 40 c'est un bus qu'on prend -nous je parle- généralement à St Jean et qui se barre sur les quais de Saône en direction des villages-banlieues assez morts mais avec de jolies baraques. Et puis ce bus me rappelle tellement de souvenirs de soirées quand c'était nos premières cuites avec de la Manzana et des bonbecs et des strings qui dépassent, beaucoup de nostalgie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;On a regardé Alice au pays des merveilles défoncés et puis Snatch.&lt;br /&gt;Brad pitt passe très bien en gitan qui ne sait pas parler. après on s'est couché et on a parlé dans le noir. Tom fumait des Lucky Strike en écoutant Aaron, j'ai trouvé pitoyable ce que son adolescence le poussait à faire, genre je suis amoureux et déprimé, surtout Aaron, merde alors.&lt;br /&gt; Le flot de la vie me prend dans le vent et c'est un tourbillon agréable. Après tout actuellement je ne peux pas trop laisser de la place à la nostalgie, j'ai plein d'étapes superbes qui m'attendent.&lt;br /&gt;Il faut que je bosse aussi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4615146628058372393?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4615146628058372393/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4615146628058372393' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4615146628058372393'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4615146628058372393'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/les-vacances.html' title='les vacances'/><author><name>voila</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7384307649800484179</id><published>2008-01-04T19:27:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T19:31:16.135+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode'/><title type='text'>J'ai trop envie II</title><content type='html'>le jean est là, il n'est même pas noir, juste brut et taille haute. je le prendrai en photo un jour. je trouve nulle part un t-shirt noir convenable, et je n'aime pas ceux d'American Apparel. Un vrai t-shirt noir a les manches un peu longues, genre 2/4 et elles ne serrent pas du tout le bras. Le t-shirt idéal c'est celui de la meuf sur la pochette Get Ready de New Order.&lt;br /&gt;Là je me prépare pour une pendaison de crémaillère, en attendant que mon masque à l'argile rose sèche j'écoute de la musique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7384307649800484179?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7384307649800484179/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7384307649800484179' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7384307649800484179'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7384307649800484179'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/jai-trop-envie-ii.html' title='J&apos;ai trop envie II'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5783438463238675035</id><published>2008-01-04T01:29:00.000+01:00</published><updated>2008-01-04T01:44:04.520+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='mode'/><title type='text'>J'ai trop envie</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R32A1c9slAI/AAAAAAAAAU0/WTU46MVI4-k/s1600-h/LOOL.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151415204578104322" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R32A1c9slAI/AAAAAAAAAU0/WTU46MVI4-k/s400/LOOL.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;d'un jean n&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;o&lt;/span&gt;ir et d'un t-shirt n&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;o&lt;/span&gt;ir.&lt;br /&gt;J'ai assez de f&lt;span style="color:#ff9900;"&gt;r&lt;/span&gt;ic pour me les acheter.&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#66ffff;"&gt;O&lt;/span&gt;n en reparle de&lt;span style="color:#ffff00;"&gt;m&lt;/span&gt;ain&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5783438463238675035?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5783438463238675035/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5783438463238675035' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5783438463238675035'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5783438463238675035'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/jai-trop-envie.html' title='J&apos;ai trop envie'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R32A1c9slAI/AAAAAAAAAU0/WTU46MVI4-k/s72-c/LOOL.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6357437902998517545</id><published>2008-01-03T21:19:00.000+01:00</published><updated>2008-01-03T22:31:29.758+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>KIKOO TRISTESSE</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R31DIM9sk-I/AAAAAAAAAUk/DaX_emcwjS0/s1600-h/DSCN4997.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5151347356979729378" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R31DIM9sk-I/AAAAAAAAAUk/DaX_emcwjS0/s400/DSCN4997.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;En attendant que mon dos se répare après une nuit tumultueuse à cheval sur deux années, je lis dans mon lit, le dos calé sur mon coussin que ma mère m'a rembourré et qui est maintenant plus épais, plus dur, et c'est agréable. Pour l'instant je suis trop HS pour faire quoique ce soit d'autres, à part peut-être écrire sur les Occupés, mon laptop sur les cuisses.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Françoise Sagan est coul, "Bonjour tristesse" était un bon titre de livre rempli de tendresse, dire bonjour à la tristesse veut dire qu'on l'accepte, qu'on lui sourit doucement le matin en sortant le paquet de corn flakes, les yeux un peu vitreux, la chemise de nuit froissée. Et moi j'aime cette idée.&lt;br /&gt;La pauvre hérite des plus moches couvertures de livres au monde (loin devant celle de Marc Levy) car étant en partie éditée chez Pocket, on connaît la maison pour ne posséder aucun goût en matière d'illustration de première de couverture, il suffit de regarder celles de tous les Salinger qui donne franchement envie de se tuer.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Dans &lt;strong&gt;"Aimez vous Brahms..."&lt;/strong&gt; il est question de l'histoire un peu banale de Paule, une décoratrice intelligente qui a le choix entre l'aventure avec Simon, un BG de 25 ans qui l'aime comme un taré et Roger, un homme de son âge -39 ans- avec qui elle n'a pas besoin de faire d'efforts d'adaptation et qu'elle aime comme une tarée. C'est en fait comme hésiter entre un slim taille basse et le bootcut qu'on porte depuis le collège. Comme Paule, on finit par prendre la valeur sûre parce que nous sommes des girls raisonnables. Paule retourne donc avec Roger, et Simon chiale dans sa chambre en écoutant K-maro, ou Brahms.&lt;br /&gt;Je trouve l'amour chez Sagan déprimant, trop parisien, trop conscient du temps et de la vieillesse, ça me rend triste mais j'aime bien ses livres, car même si elle se complait dans sa tristesse (le fameux "bonjour tristesse") elle reste une personne lucide.&lt;br /&gt;Ici elle nous parle de l'incompatibilité entre deux personnes de générations différentes de s'aimer tout à fait, de fatalité, de la condescendance du plus vieux, de l'admiration du plus jeune.&lt;br /&gt;Ses phrases sont toujours un peu tournées de façon à ce qu'à l'oreille cela rende beau. Les meufs écrivent souvent comme ça, en tenant compte du rythme et de la possibilité qu'un jour on fasse des lectures de leurs écrits dans des théâtres. Quand j'écris des Ouais bon j'imagine une nana les lire à son mec, et le mec ne rien écouter. &lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6357437902998517545?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6357437902998517545/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6357437902998517545' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6357437902998517545'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6357437902998517545'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/kikoo-tristesse.html' title='KIKOO TRISTESSE'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R31DIM9sk-I/AAAAAAAAAUk/DaX_emcwjS0/s72-c/DSCN4997.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-9196563660919734468</id><published>2008-01-03T04:23:00.000+01:00</published><updated>2008-01-03T04:26:59.274+01:00</updated><title type='text'>LES FANS DE OZ ME FONT CHIER</title><content type='html'>c'est quand même dingue, chaque fois que je parle de Prison Break à quelqu'un il faut qu'il me fasse chier avec OZ.&lt;br /&gt;Et que n'ai-je lu! PB serait une série "pop corn", avec des acteurs "nuls", un scénario "débile", un concept destiné aux ados tandit que oz fait "réfléchir", est "réaliste", sans "clichés"&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;oh, eh, REVEIL!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OZ fait "réfléchir"? Debout les gars, on parle SERIES TELE, pas livres de philosophie politique. Oz parle de violence, de drogue, etc, ok, bien (c'est nouveau?). Mais ça me fait marrer ceux qui disent que ça fait "réfléchir", mais qui sont incapables de me dire quelle idée nouvelle cette série leur a donné&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;OZ est "réaliste"? Ben voyons! une prison expérimentale ou tout le monde se balade matin et soir. No comment. ce n'est pas parce que c'est plus violent que c'est forcément plus réaliste.&lt;br /&gt;OZ n'est pas "cliché" contrairement à la série-pour-débiles-prison-break :je me marre  ! les aryens nazis, les blacks dealers, les ritales mafieux, les musulmans politisés. Ooaouw! dingue! personne n'aurait imaginé ça possible!&lt;br /&gt;PB aurait "copié" OZ, avec comme exemple, l'épisode 13 ou linc échappe à la chaise à la dernière seconde. Boudiou! mais je suis bête, bien sur, OZ est la première série à avoir pensé à ça!&lt;br /&gt;les acteurs de PB sont "nuls". Sous prétexte, par exemple, que went a un visage fermé (compréhensible quand on connait le passé et la psychologie du personnage de Scofield). Que voudraient les ozistes? Jim carrey? J'ai lu aussi que dominic était monocorde dans la saison un. Ben oui,mec, lui-même ça l'emmerdait, mais c'est quand même normal : le type est condamné à mort et pense qu'il va mourir dans les jours suivants. Difficile de penser à autre chose!&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je suis sûr que si on leur demandait de pousser plus loin, les OZistes diraient que la photo de mise en scène est "plate", que la musique est "idiote", bref, souvent, les fans de OZ ont un snobisme insupportable et surtout injustifié.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-9196563660919734468?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/9196563660919734468/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=9196563660919734468' title='11 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/9196563660919734468'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/9196563660919734468'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/les-fans-de-oz-me-font-chier.html' title='LES FANS DE OZ ME FONT CHIER'/><author><name>lingane</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>11</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2097647387377115307</id><published>2008-01-03T01:16:00.000+01:00</published><updated>2008-01-03T01:46:04.230+01:00</updated><title type='text'>comme jack nicholson à la fin de shining</title><content type='html'>il fait drôlement froid ici.&lt;br /&gt;brr...&lt;br /&gt;ce sont ces couleurs, peut-être...&lt;br /&gt;et puis c'est l'hiver, quand même.&lt;br /&gt;c'est qu'il y a du vent, aussi.&lt;br /&gt;non ?&lt;br /&gt;quelqu'un m'entend ?&lt;br /&gt;y'a-t-il quelqu'un ?&lt;br /&gt;personne.&lt;br /&gt;je parle à voix haute pour me rassurer.&lt;br /&gt;peut-être que je ferais mieux de chanter.&lt;br /&gt;... it's not unusual to be loved by anyone...&lt;br /&gt;it's not unusual... it happens all the... t... ime...&lt;br /&gt;non ça ne me fait plus rire là. il fait vraiment froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;ma couette fait tout son possible pour imbiber ce courant d'air froid qui s'imprègne dans l'appartement au fil des jours, passant sous toutes les portes et les fenêtres. mais tous les membres qu'elle ne recouvre pas sont congelés. écrire ces mots me coûte.&lt;br /&gt;au salon, le feu est allumé et ravivé frénétiquement par de nouvelles bûches dont nous sommes tous dépendants. el homo, c'est son rôle : il va chercher du bois. la petite famille reste bien près du feu. la nuit les braises s'illuminent patiemment jusqu'à l'extinction totale pour laisser place au petit soleil du matin. ah, soleil du petit matin : comme nous t'attendons ! demain sera un nouveau jour, une nouvelle aventure. de par la rivière glaciale il faudra encore se laver, afin de nous afficher dignement dans un monde sans merci pour les sales et les morts - de froid.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;MAIS, PUTAIN, POURQUOI LA CHAUDIERE EST ENCORE PETEE ?&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2097647387377115307?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2097647387377115307/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2097647387377115307' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2097647387377115307'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2097647387377115307'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/comme-jack-nicholson-la-fin-de-shining.html' title='comme jack nicholson à la fin de shining'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3214898228765926356</id><published>2008-01-02T08:26:00.000+01:00</published><updated>2008-01-02T10:55:00.624+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Coffee and no cigarettes</title><content type='html'>&lt;span style="font-size:130%;"&gt;&lt;span style="font-family:courier new;color:#666666;"&gt;&lt;strong&gt;Avec l'interdiction de fumer dans les lieux publics, c'est le Paris façon Nouvelle Vague qu'on enterre une dernière fois.&lt;br /&gt;Les ventes de paquets de chewing gum sont prêtes à décoller, la vie pue encore plus que la clope, elle sent désormais la fraise chimique gerbante.&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3s-g89sk8I/AAAAAAAAAUE/Mq7SK0qqp0g/s1600-h/vlcsnap-457669.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150779334669931458" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3s-g89sk8I/AAAAAAAAAUE/Mq7SK0qqp0g/s400/vlcsnap-457669.png" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3214898228765926356?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3214898228765926356/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3214898228765926356' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3214898228765926356'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3214898228765926356'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/coffee-and-no-cigarettes.html' title='Coffee and no cigarettes'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3s-g89sk8I/AAAAAAAAAUE/Mq7SK0qqp0g/s72-c/vlcsnap-457669.png' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7610627958047497933</id><published>2008-01-01T20:49:00.000+01:00</published><updated>2008-01-02T02:17:17.139+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Dans 15 jours j'aurai 18 ans</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_WHWA_nQqD38/R3qaDlDu61I/AAAAAAAAAAU/PgeD-j6qVoI/s1600-h/18a_fr.gif"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5150598510129638226" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_WHWA_nQqD38/R3qaDlDu61I/AAAAAAAAAAU/PgeD-j6qVoI/s320/18a_fr.gif" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Et je me souviens de mes rébellions précoces, quand la majorité était l'âge où tout devenait possible, celui auquel on pensait en comptant combien il restait sur ses doigts. Même si objectivement son état de grâce a duré peu de temps. Restent quinze jours, l'occasion de faire un bilan par anticipation, forcément incomplet.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;strong&gt;Ce que je pourrai faire de plus à mes 18 ans :&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Payer en plein tarif au cinéma, au musée et compagnie. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Sortir de l'hôpital sans la présence d'un de mes parents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Renouveler mon abonnement à la bibliothèque toute seule. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Voter. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Avoir seule accès à mon compte en banque. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Avoir une carte bleue pour payer le restaurant à la fin (la classe) ou pour acheter plus rapidement sur internet (pratique). &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Entrer au Luxembourg la nuit par effraction sans faire risquer la prison à mes parents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Etre responsable légale d'effrontée si on va au Japon ensemble. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Considérer enfin que, dans la forme, mon âge me donne un minimum de crédibilité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Acheter du bordeaux à Monoprix sans préparer une excuse au cas où on me demanderait ma carte d'identité. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Avoir en tête que, légalement, je ne dépends plus de personne et que, par conséquent, je suis un poids. Je me ferai peur. Hihi. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- M'arrêter devant les agences immobilières de Paris avec un air concentré et préoccupé. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Signer moi-même les mots dans le cahier de correspondance ? (enfin je ne crois pas, c'est pas le genre de la maison).&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;strong&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;strong&gt;Ce qui ne changera pas avec mes 18 ans :&lt;/strong&gt; &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Je vivrai toujours chez mes parents. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Je n'aurai pas plus de liberté qu'avant puisque j'ai déjà entière liberté. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Je dépendrai toujours autant de mes parents, financièrement. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Je serai toujours en terminale L, avec les mêmes têtes, les mêmes journées. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Je répondrai toujours "non je ne veux pas entrer" en tombant sur un avertissement de site p0rno. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Je n'aurai ni plus ni moins d'argent qu'avant. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- J'aurai la possibilité de ne pas partir avec mes parents cet été mais je le ferai quand même. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Ingrind Betancourt ne se doutera toujours pas de mon existence. &lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;- Je serai toujours une occupée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;- Ma vie dans son ensemble.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:Times New Roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div align="justify"&gt;&lt;span style="font-family:times new roman;"&gt;Nous pouvons donc conclure que, pour l'instant, la liste des possibles à 18 ans est plus longue que celle des inchangés. Malgré tout, il faut nuancer l'analyse finale : si je faisais réellement la liste de ce qui ne changera pas, elle serait la plus longue. Mais comme ce qui ne changera pas ne changera pas, ça reste du domaine de l'évidence discrète et étrangère à mon entendement immédiat. Du coup on fera l'ouverture sur une question à venir (dans un an et 15 jours) : quelle différence entre 18 et 19 ans ? Bonnannée.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7610627958047497933?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7610627958047497933/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7610627958047497933' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7610627958047497933'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7610627958047497933'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2008/01/dans-15-jours-jai-18-ans.html' title='Dans 15 jours j&apos;aurai 18 ans'/><author><name>Juliette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11920262691053312897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_WHWA_nQqD38/R3qaDlDu61I/AAAAAAAAAAU/PgeD-j6qVoI/s72-c/18a_fr.gif' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4090234190224690648</id><published>2007-12-29T16:16:00.000+01:00</published><updated>2007-12-29T16:27:56.529+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>solitude moderne</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3Zmlc9sk7I/AAAAAAAAAT8/AnVP47za09E/s1600-h/LOLds.JPG"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5149416017560900530" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3Zmlc9sk7I/AAAAAAAAAT8/AnVP47za09E/s400/LOLds.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:verdana;"&gt;aujourd'hui il fait particulièrement beau, c'est une journée idéale pour ne pas sortir de chez soi.&lt;br /&gt;j'ai pour projet de passer ce samedi dans ma chambre&lt;br /&gt;à présent les jours de la semaine ne veulent rien dire,&lt;br /&gt;le samedi ne veut plus dire sortir avec les amis&lt;br /&gt;le dimanche ne veut plus dire déprime et devoirs à faire,&lt;br /&gt;je donne la forme que je veux aux jours de ma semaine, tout n'est -en fin de compte- que du temps censé être organisé.&lt;br /&gt;je vais boire du café car je m'endors toutes les minutes, je vais me faire les ongles, finir mon livre et regarder un film sur mon pc.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4090234190224690648?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4090234190224690648/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4090234190224690648' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4090234190224690648'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4090234190224690648'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/solitude-moderne.html' title='solitude moderne'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3Zmlc9sk7I/AAAAAAAAAT8/AnVP47za09E/s72-c/LOLds.JPG' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1019288080826168934</id><published>2007-12-28T04:17:00.000+01:00</published><updated>2008-01-02T09:35:49.875+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>j'aimerai vous dire de vous souvenir des livres que vous lisez.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3R4d89sk5I/AAAAAAAAATs/_FXvGjRebrk/s1600-h/kingkong_248.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5148872729967760274" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3R4d89sk5I/AAAAAAAAATs/_FXvGjRebrk/s400/kingkong_248.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;color:#333333;"&gt;J'ai lu "King Kong Theorie" en 2 jours, mais vous pouvez bien le lire en une heure ou deux car moi j'avais d'autre chose à faire comme par exemple :&lt;br /&gt;* aller au cinéma&lt;br /&gt;* manger du riz&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;color:#333333;"&gt;* me préparer pour des rendez vous galants&lt;br /&gt;* aller à mes rendez vous galants&lt;br /&gt;* revenir de mes rendez vous galants&lt;br /&gt;* réfléchir à mes rendez vous galants&lt;br /&gt;*écrire sur mes rendez vous galants&lt;br /&gt;et si on ajoute à ça le nombre de fois où j'ai essayé de lire mais où mon regard finissait par se perdre entre deux lignes, et bien ça fait beaucoup de temps perdu.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Despentes est une fille sympa, je lisais son blog avant, je lisais aussi quelques uns de ses livres et ses nouvelles. C'était en 4eme, j'avais peut-être 13 ans , et je faisais découvrir Despentes à Amandine, une de mes copines que j'aimais pas tant que ça, pas plus que moi en tout cas.&lt;br /&gt;Ce que je retiens de Despentes :&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;color:#333333;"&gt;- une apparition au Grand Journal en pull bleu pour la promo de King Kong Theorie&lt;br /&gt;- la nouvelle qui raconte l'histoire d'une meuf qui découpe ses bourlets et qui se trouve trop moche&lt;br /&gt;- la nouvelle qui raconte l'histoire d'une meuf qui accouche toute seule chez elle : elle met le bébé dans un sac, elle fracasse le sac sur le mur, partout. mais c'est peut-être pas ça. Ca se trouve dans le recueil "Mordre aux travers" qui je crois n'existe qu'en Librio 2€&lt;br /&gt;- Despentes qui raconte dans son blog qu'elle était au concert d'Adam Green, j'y étais aussi, cette proximité, je l'ai trouvé émouvante.&lt;br /&gt;- Sa réponse à mon mail bidon que je lui avai envoyé, pour lui dire tout le bien que je pensais d'elle.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je ne me souviens de rien d'autre si ce n'est quelques détails informulables, je ne sais pas si elle écrit bien ou pas, si j'ai un jour aimé sa plume et ses histoires et King Kong Theorie ne m'aide pas à répondre à la question, car ce livre est une sorte d'essai et non un roman, une sorte de "manifeste d'un nouveau féminisme" comme le résumeur dit dans le résumé. Autrement dit, plus la voix que la plume de Virginie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;La préface est un peu trop enthousiaste et ambitieuse, Despentes raconte avec conviction qu'elle écrit pour les cheums, les teubés, les gros, les mal baisés, autrement dit les losers. mais elle essaye un peu trop de nous faire gober qu'être un loser c'est coul.&lt;br /&gt;c'est un peu tout ce qui se passe en ce moment au ciné, dans les séries et la littérature, tout ce mythe du beautiful loser. alors que nous savons tous qu'être un loser c'est la loose, ce n'est ni beau ni drôle, ni intéréssant, ni mignon, ça déprime, ça fait penser à la mort, et le plus souvent il n'y a pas moyen de s'en sortir.&lt;br /&gt;nous sommes un peu tous des losers, il y a des trucs que nous n'avouerons jamais et qui font de nous des perdants (allez je traduis) en puissance. seules les minettes et les bellâtres de 19 ans trop bien sapés que je vois dans le métro ligne 1 le samedi soir vers 23h quand je rentre du cinéma ne sont pas des losers. Le reste : loser, loser, loser, toi aussi là-bas, loser, loser, loser, loser.&lt;br /&gt;Sinon le livre, je vous le conseille, cela parle de pornographie, de prostitution, de viol mais tout convergent vers nous les meufs. Despentes en profite parfois pour subtilement se vanter et raconter son parcours personnel qui semble être -selon elle- un modèle de féminisme et d'émancipation. parfois on a envie qu'elle se taise, parfois on aimerait la prendre dans nos bras tellement elle donne l'impression d'avoir passé sa vie toute seule, devant son minitel, devant les hommes, devant les femmes, devant mtv, devant Canal +.&lt;br /&gt;en dehors du témoignage personnel, Virginie m'a fait prendre conscience de la difficulté à vivre et à s'épanouir pour les femmes dans cette société de trou du cul.&lt;br /&gt;ce livre n'aide en rien, il m'a rendu plus pessimiste qu'avant mais à présent je sais, on m'a tenu au courant et les hommes auront peur, les hommes trembleront, finis les rendez-vous galants, ça va gicler.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà, King Kong Theorie, 150 pages, tout juste sorti en poche, vous l'aurez en échange d'un billet de 5€, vous pouvez même avoir -5% dessus avec votre carte Fnac ou Virgin mais pour cette dernière il vous faudra avoir déjà cumulé plus de 200 points pour en bénéficier. mais quand même, il doit bien vous rester 5€, même après Noël. Je peux aussi vous le prêter, mais d'abord je le file à Julie, elle l'a réclamé en premier.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1019288080826168934?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1019288080826168934/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1019288080826168934' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1019288080826168934'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1019288080826168934'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/indespendante.html' title='j&apos;aimerai vous dire de vous souvenir des livres que vous lisez.'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R3R4d89sk5I/AAAAAAAAATs/_FXvGjRebrk/s72-c/kingkong_248.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7713100496179994290</id><published>2007-12-23T23:14:00.000+01:00</published><updated>2008-01-02T09:35:21.264+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>De l'autre côté de Fatih Akin ou pourquoi le cinéma indépendant Le Balzac doit fermer à tout jamais</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R27uBs9skzI/AAAAAAAAAS8/pj8aH1xGj2U/s1600-h/18828607_w434_h_q80.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5147313137148269362" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R27uBs9skzI/AAAAAAAAAS8/pj8aH1xGj2U/s400/18828607_w434_h_q80.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;Ce qui est fun avec la carte UGC illimité c'est qu'on peut se faire tous les films de toutes les salles indépendantes de France rien qu'avec la petite carte bleue qui normalement évoque les grosses salles prestige des blockbusters, alors la meuf du guichet du Balzac, quand elle a vu qu'on sortait la carte bleue au lieu d'un billet de 10€, elle a dû se demander ce que faisait la plèbe dans son ciné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Marie et moi allons souvent au ciné toutes les deux. Deux c'est le minimum, après il peut y avoir Julie, Cécilia ou Charlette mais le plus souvent nous sommes 2 ou 3. Nous sommes les deux filles les plus désoeuvrées au monde, et quand l'une de nous à la chance de recevoir un SMS de l'autre annonçant une sortie ciné ça nous fait l'effet d'un cadeau du ciel.&lt;br /&gt;Aujourd'hui j'ai emmené avec moi Marie voir "De l'autre côté" de Fatih Akin au cinéma le Balzac qui est sur les Champs, pas loin de 2 UGC et d'un Gaumont, lol. Une attirance naturelle me liait à ce film que je sentais fait pour moi.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Ce qui nous a d'abord marqué c'est l'importante quantité de senior qui se trouvait dans la queue, autrement dit tout le monde sauf nous deux.&lt;br /&gt;Et puis ce qui nous est arrivé par la suite mérite d'être rapporté :&lt;br /&gt;* nous avions poser quelques minutes nos sacs à main pour nous rendre aux toilettes, le temps de revenir et toute une partie de la salle était autour de nos sièges, pensant que nos sacs contenaient des bombes , car "on est jamais assez vigilants".&lt;br /&gt;* Deux connasses bavardes n'arrêtaient pas d'ouvrir leur gueule pour commenter sans relâche le film, Thierry Roland style.&lt;br /&gt;*la salle était jaune moutarde et rouge ketchup.&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="color:#663300;"&gt;&lt;span style="color:#333333;"&gt;* le propriétaire du cinéma a fait une intervention avant le film pour nous vendre ses coffrets DVD, nous faire remarquer que pour le 7eme semaine consécutive la salle est encore pleine -tu m'étonnes avec 10 sièges- pour finir par nous vanter les mérites de son cinéma so independent et nous inciter à joindre le club du Balzac, de quoi te dégouter à vie du cinéma.&lt;br /&gt;*l'écran faisait peut-être 4 fois la taille du téléviseur de mon salon.&lt;br /&gt;* mais le film n'en était pas moins émouvant, dense et déshydratant. (=j'ai chialé)&lt;br /&gt;Autant de mésaventures pour un seul film, nous pouvons donc affirmer que le Balzac peut bien fermer, nous préférons l'impersonnalité et la tranquilité des salles UGC à l'intimité étouffante du Balzac qui parce qu'il ne diffuse que 3 films par an (bon j'exagère a little bit) se revendique le statut de petit cinéma fragile qui a du mal à survivre devant les grosse machines UGC/Gaumont. Indépendant ou pas, on s'en bat la race, nous on veut du cinéma.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7713100496179994290?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7713100496179994290/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7713100496179994290' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7713100496179994290'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7713100496179994290'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/de-lautre-ct-de-fatih-akin-ou-pourquoi.html' title='De l&apos;autre côté de Fatih Akin ou pourquoi le cinéma indépendant Le Balzac doit fermer à tout jamais'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R27uBs9skzI/AAAAAAAAAS8/pj8aH1xGj2U/s72-c/18828607_w434_h_q80.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3914133983882338855</id><published>2007-12-22T20:28:00.000+01:00</published><updated>2007-12-22T20:29:56.952+01:00</updated><title type='text'>Décembre</title><content type='html'>Ce sera toujours pareil de toute façon&lt;br /&gt;Le ciel est jaune blanc et j'ai l'impression qu'on vit une fin d'après-midi sans fin. Le mois de décembre, sa fumée et son soleil couchant, les manteaux, les mandarines qui piquent les yeux, les pulls, les écharpes, le chauffage, les joues rouges et la nuit qui tombe alors que t'es encore en classe.&lt;br /&gt;La queue à la Fnac pour payer les cadeaux la buée qui sort de ta bouche quand tu parles, les lumières de la ville, le nouvel an, des chemises et des robes, du champagne et des joints et beaucoup de sms.&lt;br /&gt;Reste à attendre Février avec ses télésièges et ses fêtes pleines d'alcool et la neige et la nuit.&lt;br /&gt;Après yaura le printemps.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3914133983882338855?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3914133983882338855/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3914133983882338855' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3914133983882338855'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3914133983882338855'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/dcembre.html' title='Décembre'/><author><name>voila</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2992908810141890788</id><published>2007-12-18T10:05:00.000+01:00</published><updated>2007-12-18T10:08:33.774+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comics'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R2eN6s9skxI/AAAAAAAAASs/6ZQlnmTyH1E/s1600-h/mdr.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5145237138935943954" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R2eN6s9skxI/AAAAAAAAASs/6ZQlnmTyH1E/s400/mdr.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;bientôt des articles et tout, mais pour ça j'ai besoin que les vacances arrivent.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2992908810141890788?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2992908810141890788/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2992908810141890788' title='9 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2992908810141890788'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2992908810141890788'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/bientt-des-articles-et-tout-mais-pour.html' title=''/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R2eN6s9skxI/AAAAAAAAASs/6ZQlnmTyH1E/s72-c/mdr.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>9</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1831996247928711907</id><published>2007-12-04T13:36:00.001+01:00</published><updated>2007-12-04T14:49:34.424+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='musique'/><title type='text'>J'étais là mais je n'étais pas là</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R1VXMv1HnLI/AAAAAAAAARs/stRMsqWQFn4/s1600-h/suede.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5140110426222599346" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R1VXMv1HnLI/AAAAAAAAARs/stRMsqWQFn4/s400/suede.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Ce qui est rigolo avec les groupes des nineties, c'est qu'on peut dire que j'étais là quand ils sortaient leurs albums et partaient en tournée mais qu'au fond en tant que bébé gavé à l'éternelle et inchangée culture Fischerprice je n'avais aucun moyen de les découvrir. Donc je n'étais pas là.&lt;br /&gt;Je remarque aussi qu'écouter un groupe des années 60 se révèle être moins nostalgique qu'écouter un groupe des années 90. Comme si le passé proche avait besoin de moisir encore un peu pour être réécoutable. Les gens achètent plus d'albums de Pink Floyd que de, disons, Supergrass ou les Pixies.&lt;br /&gt;Tout ça pour finir par parler du groupe &lt;strong&gt;Suede, &lt;/strong&gt;un groupe de pop FM qui à mon avis, sortait autant de bons titres que de mauvais. La première fois que j'ai entendu parler de ce groupe c'était vers mes 13 ans au concert des Killers à l'Elysée-Montmartre (je suis vraiment désolée mais au début les Killers c'était bien), j'étais donc dans la fosse et je tapais la discute avec une nana en attendant de pogoter et elle arrêtait pas de parler de ce groupe, citant des albums, des chansons, les comparant avec tout un tas de groupes actuels. Il aura fallu 3 ans pour que je m'y mette enfin.&lt;br /&gt;Si je devais vous conseiller une chanson ce serait de très loin la gentille mais bouleversante "Beautiful Ones" et son clip à l'esthétique 90's (anneaux aux oreilles pour tout le monde, cheveux ramenés d'un seul côté, rock attitude de pub EDF) mais qui possède déjà les codes d'un clip d'aujourd'hui.&lt;br /&gt;Les autres chansons oscillent entre le kitsch pourpre d'une culture gay assumée qui irrite autant qu'elle peut séduire et des sonorités electro qu'on peut retrouver dans les meilleurs albums de Britney Spears.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il est donc grand temps de ressortir vos lava-lampe, vos porte-clés tête d'alien et vos chouchous.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/AqaPl5M77gE&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;br /&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/AqaPl5M77gE&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1831996247928711907?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1831996247928711907/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1831996247928711907' title='7 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1831996247928711907'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1831996247928711907'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/jtais-l-mais-je-ntais-pas-l.html' title='J&apos;étais là mais je n&apos;étais pas là'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R1VXMv1HnLI/AAAAAAAAARs/stRMsqWQFn4/s72-c/suede.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>7</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1044907306445768489</id><published>2007-12-03T00:00:00.000+01:00</published><updated>2007-12-18T10:09:43.192+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='comics'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R1Naz_1HnKI/AAAAAAAAARk/FnYughnZSoI/s1600-R/szas.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5139551449113926818" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R1Naz_1HnKI/AAAAAAAAARk/bt84HCg4rn0/s400/szas.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1044907306445768489?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1044907306445768489/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1044907306445768489' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1044907306445768489'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1044907306445768489'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/12/blog-post.html' title=''/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R1Naz_1HnKI/AAAAAAAAARk/bt84HCg4rn0/s72-c/szas.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>4</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7260986456038254378</id><published>2007-11-30T23:17:00.001+01:00</published><updated>2008-04-20T19:56:21.178+02:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Mes (a)voeux les plus sincères</title><content type='html'>Drôles d'événements que les anniversaires. Par principe, je dirais qu'ils ne sont que des conventions, dans lesquelles à tout prix il faudrait ne pas sombrer. Mais, que ce soit par opportunisme ou par sagesse, quand on m'offre de jouer le jeu, je l'accepte, et je fais avec. Dimanche il y aura un déjeuner, et je repousse d'une année ou deux l'idée qu'un anniversaire est insignifiant, parce que j'ai envie d'en profiter tant que ce que j'appelle mes "principes" ne me préoccupe pas encore entièrement, et je me dis qu'une fois que je serai lâchée dans la nature, seule face à mes choix, je m'appliquerai à ne plus marquer tant cette coutume de célébrer le jour de ma naissance. En attendant, un autre principe me dicte de ne pas m'épancher dans la gratuité des actes, et de me faire plaisir tant que je le peux, et il me semble qu'il serait gratuit de refuser de voir ma famille, et que cela ne me ferait pas plaisir que personne ne pense à moi aujourd'hui. D'ailleurs, "profitons tant que l'on peut profiter", et pas au sens où on l'entend couramment, celui qui reviendrait à dire "profite de ton âge parce que bientôt tu ne pourras plus faire ce que tu fais là" : non, plutôt, "profite de ton ignorance parce que bientôt tu en sauras trop pour trouver le bonheur en toute chose". Je me suis déjà ôté tout plaisir de faire la fête par ma désoeuvrante lucidité sur le sujet, probablement accrue par un certain recul social ; alors l'anniversaire y passera plus tard. Et voilà que je parle avec ma conscience, et que chaque mot tend à me déculpabiliser de quelque chose dont personne ne me tient coupable, en-dehors de moi-même. Le poison des principes s'étend dans mon corps. Un moment, je me demande si tout cela n'est pas ridicule, d'autant plus que je n'avais jamais réellement réfléchi au rôle d'un anniversaire, et que, si culpabilité il y a, elle n'est due qu'à un pressentiment. Les principes détruisent et structurent. Je comprends ça lorsque je regarde mon père, car je le sais à la fois satisfait et insatisfait, mais au moins sûr de n'être aucun des deux. Il a structuré sa pensée sur un certain nombre d'idées évolutives, et cela lui coûte parfois, parce qu'en n'écoutant que la part d'humanité qu'il a en lui, il ne suivrait peut-être pas ses principes. Mais le propre de l'homme est justement de structurer ses pensées pour aller dans un sens, et je ne pourrais pas vivre sans cette ligne droite sans direction fixe, parce que simplement, je n'aurais pas été homme, je n'aurais pas exploité ce qui m'avait été donné, alors même que je me plains d'avoir trop de limites. Et je préfère me détruire par des principes que d'être misérable, et de me laisser aller. Je préfère manger des restes pour survivre que de me laisser mourir de faim parce que je me sais mourrante. Et j'ai l'espoir que dans ces restes demeure un miraculeux remède contre ma maladie. Mais cet espoir je le pense d'autre part hypocrisie envers moi-même, et un principe me dicte de ne pas l'être, et de ne me fier qu'à l'instant, sans imaginer des possibilités inexistantes. Je suis donc en constante contradiction. Mon travail est de trouver un moyen de superposer ces principes pour éviter une rencontre conflictuelle ; et alors, peut-être, peut-on dire qu'il n'y a pas de principe donné de façon générale. Le principe des principes, celui que paradoxalement il faudrait ériger de façon universelle et générale, serait peut-être de ne pas appliquer bêtement ses principes, et de les adapter à chaque situation, pour être un minimum flexible. Les principes ne m'apparaissent donc plus ici que comme des moyens pour maintenir la route, celle qu'il faut à chaque instant contrôler pour ne pas trop s'en éloigner, et rester à la fois ouvert à toute évolution mais fidèle à soi.&lt;br /&gt;Maintenant que le poids de la culpabilité s'est évaporé, et que je peux parler librement, dans la limite tout de même des retombées climatiques de cette évaporation, car j'aimerais autant éviter la pluie, je vais enfin arriver à mon but, qui me paraît désormais tellement insignifiant que j'ose à peine l'énoncer. Car toute cette réflexion a en réalité été déclenchée par une parole modeste au possible, et réellement tout ce qu'il y a de plus sincère. C'était au téléphone. Il faut que je décrive un minimum la situation pour que la phrase prenne un sens. Il se trouve que mon grand-père a depuis je ne me souviens plus combien de mois l'alzheimer. C'est un homme dont la vie s'est un peu échappée, parce qu'il s'est marié tôt et un peu par défaut, et qu'il a fait le même travail toute sa vie, et qu'il n'a jamais vraiment eu une grande passion pour les choses. Ce portrait est extrêmement schématique et encore plus mal renseigné, mais dans le cadre de mon anecdote, il se suffira. Ce manque de passion restreint évidemment les possibles sujets de discussion, et comme le sujet de discussion le plus praticable en famille est le souvenir et que sa mémoire lui fait défaut, cela peut provoquer un certain embarras. Ma grand-mère, de son côté, est une femme remarquable, mais autoritaire. Jamais émancipée, autodidacte, généreuse, un peu raciste sur les bords, elle doit maintenant s'occuper de son mari souffrant, tâche qu'elle prend à coeur, et que je la soupçonne d'apprécier. C'était donc au téléphone, et après que ma grand-mère m'a souhaité un bon anniversaire et dit quelques mots - car elle trouve toujours quelque chose à dire, que ce soit à propos d'un noir à la boulangerie qui n'avait même pas l'air si bête que ça ou à propos de prières pour que j'aie mon bac dans six mois - elle me passe mon grand-père, chose qui n'arrive que les jours d'anniversaire, lorsque ce qui importe est de prononcer une phrase magique et non pas d'élaborer une conversation intéressante. Ce qu'il fait : bon anniversaire. Et pour camoufler un peu la platitude de cette phrase, il l'amorce sur le ton d'une conversation qui pourrait durer. Puis un blanc. Derrière on entend ma grand-mère lui souffler ce qu'il doit dire, lui demander de conclure par un "à dimanche prochain" et de raccrocher le téléphone ; on la sent imposante, dans son rôle autoritaire et supérieur. Il s'accroche, et il dit, prévenant : "on a l'air un peu couillons comme ça, ha ha". Et il n'a pas qu'un peu raison.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7260986456038254378?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7260986456038254378/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7260986456038254378' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7260986456038254378'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7260986456038254378'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/mes-avoeux-les-plus-sincres.html' title='Mes (a)voeux les plus sincères'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-8574210331816689277</id><published>2007-11-26T19:12:00.000+01:00</published><updated>2007-11-26T19:21:13.454+01:00</updated><title type='text'>Le mal de génération musical( ce qui ne veut rien dire)</title><content type='html'>Alors que j'écoutais Harvest tout à l'heure il m'est arrivé une sensation indescriptible que je pourrais appeler (ça ne tient qu'à moi) "le mal de génération musical" c'est-à-dire écouter les disques de tes parents et te dire que leur zik était mieux que la tienne, celle du présent.&lt;br /&gt;C'est vrai que les Arctic Monkeys c'est bien, je pourrai dire à mes gosses "oui j'ai fait mes 15 piges là-dessus gamin". Mais bon. Moins de profondeur. Mais bon Neil Young c'est mieux, hein.&lt;br /&gt;Alors j'ignore la solution de ce complexe un peu tiré par les cheveux un peu vaseux que je me suis inventé. Faut-il arrêter d'écouter de la musique de tes parents et vivre avec Pete Doherty? rester bloqué sur ta réédition des Smiths? ou prendre tout ce qui est bon à prendre, culture rock'n folk-I-pod, ce qui reste l'intention la plus louable?&lt;br /&gt;"&lt;span style="font-style: italic;"&gt;écoute du jazz, mec&lt;/span&gt;"&lt;br /&gt;Je ne sais pas mes amis. Bisou.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-8574210331816689277?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/8574210331816689277/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=8574210331816689277' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8574210331816689277'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/8574210331816689277'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/le-mal-de-gnration-musical-ce-qui-ne.html' title='Le mal de génération musical( ce qui ne veut rien dire)'/><author><name>voila</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1016926048504846166</id><published>2007-11-25T14:17:00.000+01:00</published><updated>2007-11-27T02:57:09.096+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>dimanche matin</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R0l2t2A7TYI/AAAAAAAAAPw/pdpJ6dyIcsA/s1600-h/vlcsnap-400507.png"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5136767379958353282" style="WIDTH: 403px; CURSOR: hand; HEIGHT: 243px" height="171" alt="" src="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R0l2t2A7TYI/AAAAAAAAAPw/pdpJ6dyIcsA/s320/vlcsnap-400507.png" width="265" border="0" /&gt;&lt;/a&gt; &lt;a href="http://bp2.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R0l3CGA7TZI/AAAAAAAAAP4/732xoVU5RG8/s1600-h/vlcsnap-403140.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="font-family:trebuchet ms;font-size:85%;color:#ff6600;"&gt;&lt;strong&gt;Je me suis levée à 10h30, j'avais encore mal à la tête. J'ai regardé le bonus du dvd de &lt;span style="font-size:100%;"&gt;La Collectionneuse&lt;/span&gt; d'Eric Rohmer, un petit documentaire sur la vie des étudiantes en 66, et j'ai fini les 20 minutes de citizen kane qu'il me manquait sur la première version que j'avais téléchargé et j'ai lu des trucs sur le film parce que j'avais pas trop bien compris la signification de la luge. Peut-être que d'un point de vue professionel citizen kane est le meilleur film du monde, moi je l'ai trouvé très bien mais je saurai pas vous dire s'il est le meilleur film du monde. c'est compliqué ce genre de choses et finalement insensé.là je vais prendre ma douche, la peau de mes jambes est trop gercée, ensuite je mangerai une orange, ou alors d'abord l'orange puis ensuite la douche.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R0l4jmA7TcI/AAAAAAAAAQQ/NijmfXaUCO4/s1600-h/vlcsnap-455038.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;a href="http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R0l6E2A7TdI/AAAAAAAAAQY/R7E9MbGu6Vc/s1600-h/vlcsnap-440616.png"&gt;&lt;/a&gt;&lt;/strong&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1016926048504846166?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1016926048504846166/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1016926048504846166' title='0 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1016926048504846166'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1016926048504846166'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/je-me-suis-leve-10h30-javais-encore-mal.html' title='dimanche matin'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp1.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/R0l2t2A7TYI/AAAAAAAAAPw/pdpJ6dyIcsA/s72-c/vlcsnap-400507.png' height='72' width='72'/><thr:total>0</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7294669079613648716</id><published>2007-11-16T00:17:00.000+01:00</published><updated>2007-11-16T00:22:46.395+01:00</updated><title type='text'>Sensation physique du chagrin</title><content type='html'>Chez vous je sais pas, mais chez moi, ça se rapproche de deux choses : la peur (plus rien ne sera comme avant, ce genre de trucs...) et l'excitation.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;L'excitation euphorique se manifestait chez moi par un frisson le long du corps, une sensation presque sexuelle d'électricité dans le creux du pied, et un afflux de sang à la tête, provoquant une agréable sensation dans les joues.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Le chagrin/peur, bizarrement, se manifeste de la même manière physique, à la notable exception du pied électrique.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7294669079613648716?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7294669079613648716/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7294669079613648716' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7294669079613648716'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7294669079613648716'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/sensation-physique-du-chagrin.html' title='Sensation physique du chagrin'/><author><name>lingane</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1859486520915397195</id><published>2007-11-10T13:37:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:36:37.457+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision et séries'/><title type='text'>Flight of the Conchords : beautiful loser</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/RzWusTQH8HI/AAAAAAAAAPA/SVd2VqNKags/s1600-h/3348.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5131199426563928178" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/RzWusTQH8HI/AAAAAAAAAPA/SVd2VqNKags/s400/3348.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A notre époque les séries c'est comme le reste (cinéma, musique, livres, fringues) on ne sait pas quoi choisir vu l'étendue infinie du choix.&lt;br /&gt;Alors si je peux me permettre de vous conseiller une série à télécharger illégalement ce serait &lt;strong&gt;Flight of the Conchords &lt;/strong&gt;que j'ai découvert dans le hors-série Series TV de Technikart pendant les grandes vacances et au même moment dans le Rock'n'folk qui se vantait d'en avoir parlé en premier alors que bien sûr Technikart l'a fait avant.&lt;br /&gt;Et ouais, même après 18 ans on pense encore à des bêtises pareilles histoire de se la jouer avant-gardiste. L'éternelle question de "qui à vu quoi et avant qui?"&lt;br /&gt;Enfin faudrait savoir quel magazine est sorti en premier dans les kiosques pour contenter la prétention journalistique d'un mec.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bon, revenons à nos moutons&lt;br /&gt;Pour résumer très brièvement la série :&lt;br /&gt;2 mecs faisant parties du groupe Flight of the Conchords vont émigrer de Nouvelle Zélande pour s'établir aux Etats-Unis afin de faire décoller leur carrière avec ce qu'il faut de personnages abrutis mais attachants et de moments de loose pure mais trop mimi comme on aime bien en voir dans les séries et films anglophones.&lt;br /&gt;Les épisodes durent environ 30 minutes et sont ponctués de chansons folk/soul hallucinantes et déjà cultes.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Vous n'avez pas besoin d'en savoir plus, il est temps pour vous de télécharger la saison 1 sur BitTorrent et de laisser allumer votre PC toute la nuit pour pouvoir la mater dans la semaine.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Allez go go go&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;object height="355" width="425"&gt;&lt;param name="movie" value="http://www.youtube.com/v/lmDTSQtK20c&amp;amp;rel=1"&gt;&lt;param name="wmode" value="transparent"&gt;&lt;embed src="http://www.youtube.com/v/lmDTSQtK20c&amp;rel=1" type="application/x-shockwave-flash" wmode="transparent" width="425" height="355"&gt;&lt;/embed&gt;&lt;/object&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1859486520915397195?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1859486520915397195/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1859486520915397195' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1859486520915397195'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1859486520915397195'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/flight-of-conchords.html' title='Flight of the Conchords : beautiful loser'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/RzWusTQH8HI/AAAAAAAAAPA/SVd2VqNKags/s72-c/3348.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-2177985531320677953</id><published>2007-11-07T01:46:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:25:07.714+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Une journée (pas) comme les autres</title><content type='html'>J'ai toujours admiré les gens qui savaient rendre les histoires apparemment sans intérêt très intéressantes. Sur le moment l'illusion est à son comble et puis c'est quand on essaie de re-raconter cette histoire qu'on se rend compte de son manque de consistance. Parfois on peut ressentir la même chose en essayant de résumer un livre. Selon certains cas, on peut avoir été biaisé, car l'histoire n'avait effectivement aucun intérêt, ou bien on peut avoir eu une prise de conscience sous-jacente, et comprendre un détail simple qui prend alors une signification essentielle. Basés sur cette idée vous vous sentirez baisés quand mes débilités biaisées vous auront bien blasé.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il y a un type comme ça qui traîne dans mes contacts MSN depuis environ trois ans, et on ne s'est jamais parlé. Non, c'est faux. Il y a mille types comme ça qui traînent dans mes contacts MSN, mais il n'y en a qu'un qui m'intéressait particulièrement. Il y a longtemps je croyais à l'image du couple parfait, et ce mec-là était un Roméo, et sa copine était une Juliette. Ils jouaient là-dessus. Un jour j'étais allée voir le spectacle de fin d'année de l'école de Nathalie, et les deux tourtereaux y avaient composé et interprété une chanson d'amour. Partout sur leur passage ils répandaient de magnifiques photos dignes de la propagande staliniste, visant à montrer combien ils étaient heureux tous les deux ensemble. Oui, vraiment, ce couple était parfait. Une fois, j'avais parlé à ce gars, ce Roméo, et il avait concerté sa copine, qui, jalouse, s'était faite inviter dans la conversation. J'étais alors devenue la spectatrice victime d'une affabulation, celle qui porte la chandelle qui tient le couple, celle qui renvoie son image au couple et par qui le processus d'amour interne à travers le regard externe est possible. Oui, j'ai joué le jeu un moment, comme ça, et ce n'était pas très équilibré : ils me faisaient un exposé de leur culture commune, travaillée et retravaillée, et j'écoutais en pensant que je n'y connaissais rien, parce qu'on me snobait. Mais j'y croyais, et j'ai cautionné cet amour fictif. Puis on m'a rejetée : pendant plus d'un an Roméo a dû bloquer sous la contrainte. Je m'accrochais à mon rêve : c'était ça l'amour : protéger ceux qu'on aime : j'étais dangereuse et machiavélique : qui ne pense pas ça de soi.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;Ce qui devait arriver arriva. Deux ans plus tard, je recontacte le mec, ce Roméo des temps contemporains, et je lui demande ce qu'est devenu son couple parfait. Et il m'explique que c'est fini et qu'il a remplacé sa Juliette par une autre fille. Le mythe se casse, et je comprends tout, ou du moins, je comprends tout ce que j'ai envie de comprendre : celle qui m'apparaissait autrefois comme une sainte, allégorie même de la pureté, n'était pas moins qu'une pauvre fille, trop possessive, jalouse et insupportable, et qui vivait son couple à travers la représentation qu'elle arrivait à en donner aux autres ; une hypocrite en somme. Le mec s'est laissé englober dans cette bulle malsaine et restrictive que constitue le couple. Une fois l'histoire finie, il se sent soulagé. Mais il fallait le faire au moins une fois. Il racontera ça à ses petits enfants et ses petits enfants n'y entendront rien ; ils tomberont probablement eux aussi dans le même piège, et il fallait bien ça pour comprendre, parce que savoir n'est pas comprendre.&lt;br /&gt;(...)&lt;br /&gt;Roméo était tout de même resté un symbole, et puis, souvenons-nous-en, il m'avait fait péter sa culture dans un petit exposé de propagande du couple, alors j'avais une once d'estime pour lui ; en plus, physiquement, il n'avait pas l'air mal. C'était hier soir : j'engage la conversation, un petit "hello" de rien du tout, et puis il se trouve que lui-même est engageant, et puis on parle, d'abord de rien, puis on parle du fait de ne parler de rien, puis on se demande de quoi on pourrait parler à part rien, et on essaie, et ça ne marche pas. Et puis je pose cette question : est-ce que c'est sexy d'être snob ? Et tout s'engrange, je commence à dénigrer leur couple - et c'est dégueulasse - et il me dit qu'il est honteux alors j'amplifie la chose et il me confie que c'était horrible et je suis heureuse d'avoir la Confession d'un Roméo. J'ai vaincu le parfait, démontré par A + B que ça n'existait pas, et je suis soulagée de prouver ce que je comprenais sans y donner trop de crédit.&lt;br /&gt;Puis le temps avance et on se rend compte qu'on a plein de choses en commun : c'est le premier mec sur terre qui connaît les paroles des films de Jacques Demy et je dois avouer que c'est un critère décisif dans le choix d'un Roméo. Il y a &lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=7Zqcb0zLgvM"&gt;une chanson des Demoiselles de Rochefort&lt;/a&gt;, je l'aurais bien chantée à mon ancien petit copain pour le quitter, mais il m'aurait ri au nez. S'il avait connu les Demoiselles il aurait chanté avec moi.&lt;br /&gt;Il est 3h03 quand il lance : "puisque tes vacances ont l'air d'une platitude à rendre jaloux la courbe de l'encéphalographe d'un mort, je supute que tu n'as rien de prévu demain dans l'apres midi ?" Rendez-vous pris. Il me regardait avec une expression partagée, et parfois il ne disait rien. Alors j'ai parlé, jusqu'à l'épuisement : Marcel Duchamp, Raymond Roussel, Oulipo, Howard Hughes, Gide, Sartre, tous y sont passés.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-2177985531320677953?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/2177985531320677953/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=2177985531320677953' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2177985531320677953'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/2177985531320677953'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/une-journe-pas-comme-les-autres.html' title='Une journée (pas) comme les autres'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6459512918300061787</id><published>2007-11-06T04:39:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:24:33.447+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='web 2.0'/><title type='text'>Le journalisme participatif  ou l'art de lâchez tes comm'</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/Ry_u7DWP9YI/AAAAAAAAANc/stjM8m2ikiA/s1600-h/velib%27.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5129581198876603778" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/Ry_u7DWP9YI/AAAAAAAAANc/stjM8m2ikiA/s400/velib%27.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;Avec l'émergence des nouveaux médias sur le net &lt;strong&gt;l'information s'écrit dorénavant à deux mains : celle du journaliste et celle du lecteur&lt;/strong&gt;, qui le plus souvent vient tout parasiter en ayant une trop haute opinion de sa part du gros gâteau qu'est la démocratie.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Je lis beaucoup d'articles sur le net, notamment sur Ecrans.fr, Rue89, Fluctuat et tous ces sites super souvent mis à jour que je consulte d'un clic sur ma page Netvibes trop perso, et je dois dire que ça m'a toujours fait très chier ce nouveau concept qui vise à faire participer le lecteur -toujours un peu hypocritement- en lui faisant croire que son avis est trop-maxi-important voire essentiel.&lt;br /&gt;OK pour faire en sorte qu'il puisse y laisser un commentaire même si le plus souvent ça se résume à un truc du genre "Bouh l'Arche de Zoé, vilain vilain" plus un lien vers son blog avec une signature du genre "Azerty, agitateur d'idées".&lt;br /&gt;Pas OK pour en faire plus, comme Rue89 qui veut en gros te donner l'impression que tu es au même niveau que les journalistes.&lt;br /&gt;Vu sur leur site&lt;span style="color:#000000;"&gt; : &lt;em&gt;"Vous êtes les meilleurs témoins de votre actualité. Envoyez-nous vos informations &lt;/em&gt;&lt;/span&gt;&lt;em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;et vos liens préférés&lt;/span&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;. Contactez-nous pour proposer articles, photos et vidéos&lt;/span&gt;&lt;/em&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;em&gt;..."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;&lt;br /&gt;Ce genre d'annonce attire n'importe quel crétin de &lt;em&gt;citoyinternaute &lt;/em&gt;bienveillant et toujours partant pour un gros débat bien gras comme à la télé. Tu peux le tester sur ce que tu veux il te sortira ses petites phrases chippées dans "C dans l'air" et "Ce soir (ou jamais!) mixées avec quelques relents de pensées à lui et s'improvisera sociologue en alternance avec historien.&lt;br /&gt;Condamné à se faire entendre par le biais de moyens plutôt précaires et étriqués que sont la webcam, les commentaires, les SMS, les votes et autres sondages, qui se trouveront symboliquement en bas de l'article rédigé par le VRAI journaliste.&lt;br /&gt;L'illusion d'avoir sa place parmi ceux qui ont fait des études pour en arriver là, comme si notre récompense -faute de rémunération- serait un débat interminable le temps de toute une nuit passée à actualiser la page.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est finalement un peu toujours la même chose, le chaos participatif, Wikipédia (cf un peu en dessous), la vision de notre bulletin dans l'urne, le piéton responsable, cette petite vie Nutella trop jolie où chacun à pu dire ce qu'il voulait avec ce qu'il faut de "je pense que..."et tout ce ramassis de belles conneries nourrissantes bleu blanc rouge.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Perso ça me donne juste envie d'arrêter de parler et d'essayer d'avoir une opinion sur tout.&lt;br /&gt;Il ne faut pas sous-estimer l'étendue de notre monde mais plutôt comprendre qu'il est aussi complexe que l'intérieur d'un I-pod et que donc on n'est &lt;em&gt;surtout&lt;/em&gt; pas obligé de tout saisir, de tout comprendre et de tout critiquer.&lt;br /&gt;Viendra un temps où le dépérissement bête et méchant devant la quotidienne de la Star Academy sera prescrit par les médecins.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;A lire : &lt;strong&gt;De l'art de dire des conneries &lt;/strong&gt;de Harry G. Frankfurt&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6459512918300061787?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6459512918300061787/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6459512918300061787' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6459512918300061787'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6459512918300061787'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/le-journalisme-participatif-ou-comment.html' title='Le journalisme participatif  ou l&apos;art de lâchez tes comm&apos;'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/Ry_u7DWP9YI/AAAAAAAAANc/stjM8m2ikiA/s72-c/velib%27.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3107070025071137514</id><published>2007-11-05T12:19:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:25:21.870+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Les devoirs à la Toussaint</title><content type='html'>J'ai pas trop de devoirs ces vacances, mais juste assez pour qu'ils me dérangent un peu dans mon esprit.&lt;br /&gt;J'ai jamais été un bosseur né, ma technique pour travailler étant d'attendre la date limite pour les faire, comme ça t'es obligé de t'y mettre, dans l'urgence et le stress des feuilles blanches sur ton bureau dégueulasse.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'est assez ridicule comme truc je dois dire. Mais en même temps je suis incapable de m'y mettre correctement en me disant "il est 13 heures, j'ai toute l'aprem". Je connais ces types qui rentrent dans le truc sans y penser et puis d'un coup ils se disent "hé ça fait 4 heures que je bosse". Je suppose que ce sont des choses qui arrivent. J'aimerais bien avoir cette liberté d'esprit. Pouvoir se consacrer à un truc sans penser à combien de temps tu vas mettre. Faut être passionné.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il faudrait que j'essaye de rester sur mes devoirs toute une après-midi sans penser à me coucher sur mon lit et attendre que ça passe avec je ne sais quel disque un peu déprimant. De toute façon l'après-midi c'est déprimant, c'est blanc et on fout jamais quelque chose de bien avant 17 heures. C'est le mois de novembre, quoi.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3107070025071137514?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3107070025071137514/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3107070025071137514' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3107070025071137514'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3107070025071137514'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/les-devoirs-la-toussaint.html' title='Les devoirs à la Toussaint'/><author><name>voila</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-7040148698755603246</id><published>2007-11-05T01:38:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:25:41.839+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Vacachions</title><content type='html'>&lt;a href="http://www.courrierlaval.com/imgs/dynamique/articles/gros/net_paradis_PhotoRedukto.jpg"&gt;&lt;img style="FLOAT: right; MARGIN: 0px 0px 10px 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand" alt="" src="http://www.courrierlaval.com/imgs/dynamique/articles/gros/net_paradis_PhotoRedukto.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Ce qui ne va pas dans les vacances, c'est que beaucoup de gens les assimilent à des moments d'action et de divertissement. Cela ne poserait pas de problème si ces gens n'étaient pas constamment en train de culpabiliser ceux de l'autre bord, ceux qui pensent que les vacances sont un moment de détente et de repos. Et voilà comment, paradoxalement, ces moments que l'on voudrait reposants ne le sont plus du tout : on craint le retour, quand on nous demandera "alors, toi tes vacances ?". Si on cherche à se déculpabiliser, on peut essayer de faire quelque chose à tout prix : par là on arrive souvent aux pires situations. Si on ne fait rien, on passe notre temps à se rappeler qu'il faudrait agir et on finit par se considérer comme une vraie larve, sentiment des plus désagréables qui est ravivé à chaque occurrence de la question : et toi tes vacances ? Bref, les vacances sont une source continuelle d'insatisfaction. Au premier jour elles soulagent, puis elles finissent par ennuyer, on envie alors les moments passés à travailler, mais quand enfin on arrive à s'accoutumer au rythme des vacances, il faut qu'elles s'arrêtent. Et quelle que soit leur durée, l'effet est le même, car notre esprit tempère les vacances en fonction de l'idée de la longueur qu'on en a.&lt;br /&gt;En fait, les vacances reflètent la tristesse du monde. Elles sont le moment où l'hypocrisie de chacun envers lui-même est le plus intense. Les vacances sont une industrie du souvenir. Aménagées pour nous donner l'impression que notre vie est trop bien encadrée, et que, posées où elles sont, elles sont nécessaires, et constituent même le seul moment de liberté, elles imposent la dictature du bénéfice. Il faut profiter à tout prix, et le profit ne prend pas en compte le fond de ce qui est fait, mais juste de sa superficialité : quoi qu'il arrive, il faut accumuler les expériences, bonnes ou mauvaises, pour marquer un contraste avec la routine quotidienne. En donnant l'illusion de la liberté, les vacances annihilent en vérité toute créativité (on tend tous à vivre les mêmes vacances), et sont les moments où notre liberté est la plus restreinte. Car avant les vacances, on est prêts à accepter n'importe quoi, soulagés d'avance à l'idée d'avoir un moment pour respirer plus tard ; et même lorsqu'elles apparaissent encore lointaines, elles finissent par tomber, ce juste au bon moment. Et quand on se pense enfin libres d'être libres, on est juste captifs d'un rythme de vie calculé, soit libres de se croire libres quand on nous l'impose.&lt;br /&gt;Vous ne vous êtes jamais demandé pourquoi les vacances tombaient toujours au bon moment ? Je ne saurais définir depuis quand on se penche sur ce problème, mais ce qui est sûr, c'est qu'il y a bien longtemps que des spécialistes y réfléchissent, et passent leur temps de travail à définir quel serait le moment le plus propice à placer des vacances pour augmenter au maximum la productivité sans pour autant décourager le peuple ou créer des révoltes. Les vacances paraîtraient presque innocentes, plantées là, comme des ventilateurs en été ; et pourtant, elles sont le produit d'un travail fastidieux, l'objet d'un calcul de précision, prenant pour facteur des éléments sociologiques autant que biologiques ou scientifiques. Et précisons que cela s'applique aussi dans le cas des cadres, qui pourraient choisir quand prendre leurs vacances, il y a fort à croire qu'ils auraient idée de les prendre pendant une période scolaire, puisqu'il y a beaucoup de chances pour qu'ils aient des enfants qui aient, eux, leurs vacances imposées ; il ne faut pas se leurrer, c'est le calendrier scolaire qui impose les événements au fil de l'année. Pire : en plus d'être calculées en fonction de ce que le corps humain peut se permettre pour être le plus productif, les vacances sont le fruit de tout un enjeu économique. Une mafia du tourisme s'est développée depuis la généralisation des vacances, et, sous des faux-semblants d'altruisme, de désir de vouloir procurer du plaisir aux autres, on s'affaire à nous créer des rêves paradisiaques que nous consommons allègrement en y investissant tout notre salaire, ou à nous créer l'illusion d'un amusement et donc le désir de revenir, ou encore, aux plus avides d'entre nous, on propose des séjours de boulimie touristique visant à visiter un nombre considérable de lieux dans un laps de temps réduit, ce qui crée une source assurée de consommation. Les gens qui partent en vacances sont donc triplement des victimes : non seulement ils se conforment à la période de liberté qu'on leur impose, mais en plus ils ont l'attitude qu'on leur suggère, puisqu'ils partent, enrichissant le système économique qui s'est basé autour de cette valeur malsaine de "vacances", et finalement, ils s'aveuglent en s'assurant que cela leur convient à merveille.&lt;br /&gt;Et les quatre idiots qui pensent que les vacances sont faites pour la détente ont tout aussi tort : car pourquoi attendre les vacances pour se permettre le repos ? Pourquoi reporter à un moment précis qui nous est imposé ? Une vie saine serait une vie que l'on supporterait tout en n'envisageant pas de vacances. Nous sommes tous égaux devant l'institution des vacances, et nous devrions nous soutenir les uns aux autres ; au lieu de quoi, nous nous narguons : vous en me demandant ce que j'ai fait, moi en vous méprisant pour me l'avoir demandé.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-7040148698755603246?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/7040148698755603246/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=7040148698755603246' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7040148698755603246'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/7040148698755603246'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/vacachions.html' title='Vacachions'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3331906782094949766</id><published>2007-11-04T20:53:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:26:27.277+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'></title><content type='html'>&lt;a href="http://www.editionsbdl.com/PHOTOS/SARTRE%20et%20S%20IMONE%20de%20BEAUVOIR.JPG"&gt;&lt;img style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; WIDTH: 320px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://www.editionsbdl.com/PHOTOS/SARTRE%20et%20S%20IMONE%20de%20BEAUVOIR.JPG" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;Quelqu'un disait :&lt;br /&gt;"Il vaut mieux avoir tort avec Sartre qu'avoir raison avec Aron"&lt;br /&gt;D'aucuns prétendront devant d'autres sachant pertinemment que cela est faux que ce quelqu'un était un proche de Sartre. Et d'autres enfin ne se souviendront plus vraiment d'aucune personne ayant pu prononcer cette phrase.&lt;br /&gt;Finalement, cela n'est pas très important, puisque ce qui nous intéresse, c'est la première partie de la phrase, celle qui dit : il vaut mieux avoir tort avec Sartre. J'énonce cela comme une base, à laquelle il faut adhérer, quoi que l'on pense de ce qu'a accompli Sartre. Jean-Paul est sympa, c'est un chouette mec, c'est notre ami.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Un jour, je me baladais sur l'internet, et puis je suis tombée scotchée devant une vidéo : c'était une interview de Simone de Beauvoir. A la vérité, quand je l'ai vue, je n'ai pas tout de suite compris que je venais d'avoir une prise de conscience. Mais quelques jours plus tard, j'avais une idée récurrente qui me trottait dans la tête, et je me suis demandé : merde, qu'est-ce qui peut m'avoir marquée comme ça, quelle est cette idée qui me hante toute la journée et qui est présente dans tout ce que je dis et fais ? et c'était cette vidéo.&lt;br /&gt;Ce qu'il y a de formidable chez Beauvoir, c'est qu'elle a de la prestance. Elle sait ce qu'elle dit. On pourra les critiquer autant qu'on veut pour ce qui est d'une philosophie universelle, Sartre et Beauvoir avaient une philosophie personnelle bien définie ; ils avaient des principes. Chacune des phrases du Castor est sublime de cohérence. L'homme lui expose une contradiction dans ses paroles. Sans fléchir, elle réfléchit, et il lui suffit d'une seconde pour définir que ses idées ont évolué, mais qu'elle est toujours d'accord avec ce qu'elle avait dit dans un certain sens. Les questions, elle les balaie, une à une, à une vitesse déconcertante. On a à peine saisi la question qu'on en a la réponse. On sent bien que derrière tout ça il y a un fil de pensées, et des idées mûrement réfléchies, remises en questions et réétudiées par mille fois.&lt;br /&gt;Ma révélation, je me demande encore en quoi elle consiste. Peut-être que Beauvoir m'a confirmé quelque chose. L'idée que vivre est un art, et que pour ce faire il faut suivre une voie particulière et s'y tenir, qu'il faut avoir des principes, savoir dans quel sens on va.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Quoi qu'il en soit, et même si l'article qui accompagne ces liens est vraiment nul, et même si on n'est pas d'accord avec, il serait idiot de ne pas regarder cette interview sans plus tarder :&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=QvoZux01cwM"&gt;Partie I&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=A_xP5UQ3Uls"&gt;Partie II&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=ye0q1_qtvOE"&gt;Partie III&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;a href="http://fr.youtube.com/watch?v=J0yJ89fTm3s"&gt;Partie IV&lt;/a&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3331906782094949766?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3331906782094949766/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3331906782094949766' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3331906782094949766'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3331906782094949766'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/quelquun-disait-il-vaut-mieux-avoir.html' title=''/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6074493554542643408</id><published>2007-11-04T13:22:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:21:03.785+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Etre sur Terre et ce que j'en retiens</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/Ry3OTTWP9VI/AAAAAAAAANE/jzeqhtKKM8U/s1600-h/542433234.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5128982381651293522" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/Ry3OTTWP9VI/AAAAAAAAANE/jzeqhtKKM8U/s400/542433234.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#660000;"&gt;&lt;em&gt;&lt;br /&gt;Je voudrais d'abord que tu me dises quelque chose : quand tu seras mort et enterré et flottant peu importe où, là où nous allons tous, quel sera ton meilleur souvenir de Terre?"&lt;br /&gt;"Tu veux dire quoi? Je ne comprends pas"&lt;br /&gt;"Quel moment précis définit pour toi la vie sur cette planète? T'emportes quoi comme sandwich?"Là, silence. Tobias ne voit pas où elle veut en venir, et franchement, moi non plus.Elle continue :"Les expériences yuppies bidon, cellles pour lesquelles tu as été obligé de payer, le rafting sur les rapides ou la balade en éléphant en Thaïlande, ça ne compte pas. Je veux un instant de ta vie qui prouve que tu es vraiment vivant."&lt;br /&gt;&lt;/em&gt;Douglas Coupland - Generation X&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;J'ai réfléchi le temps d'une minute à ce qui pourraît être chez moi le moment qui définit le plus la vie en général, celui où j'ai senti tous mes sens être au plus fort de leur intensité comme s'ils avaient décidé eux aussi de profiter de la vie.&lt;br /&gt;Les premiers souvenirs qui vous viennent à l'esprit sont souvent les bons, il ne faut pas aller chercher plus loin.&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/span&gt;&lt;span style="font-family:arial;color:#660000;"&gt;&lt;span style="color:#000000;"&gt;&lt;br /&gt;C'était il y a 2 ans pendant les grandes vacances, l'année où je ne suis pas partie au Liban mais 2 semaines à Eastbourne, pas loin de Brighton et donc de Londres, une ville surnommée "la salle d'attente doré de Dieu" car surtout peuplée de senior aisés venant prendre congé avant le grand saut.&lt;br /&gt;On était sur un campus universitaire répartis en petits groupes dans des "flat" auxquels on accédait à l'aide de badge et chacun avait sa chambre plus une salle commune pour chaque flat. Il y avait des italiens, des espagnols et nous les français.&lt;br /&gt;Je ne sais plus comment elle s'appelait mais je lui avais prêté mes ballerines noires qu'elle avait d'ailleurs trop élargies avec ses grands pieds. En cherchant bien je crois qu'elle s'appelait Camille et elle venait d'acheter dans une parapharmacie un petit fer à lisser qui lui avait coûté 9£. Je comptais bien en profiter moi qui le lendemain de mon arrivée avait acheté chez Mark&amp;amp;Spencers un sèche-cheveux de voyage marchant moyennement, en constatant que les prises en Angleterre différaient des françaises et que je n'avais pas d'adaptateur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;C'était l'heure de la pause, du quartier libre, après les cours et après le déjeuner, on était dans l'obscurité de sa chambre, j'étais assise sur son lit en face de la fenêtre et je voyais Roberto jouer dehors, un italien dont j'étais plus ou moins tomber amoureuse avant de "rencontrer" l'animateur libanais.&lt;br /&gt;Elle a attendu que le fer chauffe et elle a commencé à me lisser les mèches une à une et à me toucher la tête de sorte à ce que ça me fasse du bien, vous savez comment. Elle le faisait dans le silence et il y avait du soleil. J'ai ressenti une vive émotion, proche d'un sentiment intense d'épanouissement -bien sûr toujours mêlée à de la tristesse- car je savais que quand elle aurait fini je retournerai dans ma chambre me préparer pour ce soir, pour la boîte de nuit et qu'ensuite on marcherai longtemps jusqu'à la plage pour s'y rendre et qu'on parlerai de choses dont on avait pas encore parlé durant la première semaine et qu'après la boîte de nuit on rentrerai et je dormirai super bien dans mon lit et le lendemain serai à peu près similaire à quelques instants près.&lt;br /&gt;Bref j'avais l'impression que le bonheur était nouveau et infini, je me sentais une insulaire, j'étais d'ailleurs sur une île. Je vivais entourée de petites briques très rouges, de maisons pastelles, de trottoirs parfaits, d'amitiés ensoleillées, de battle de hip hop, et de pommes de terres chaque jour cuisinées sous une forme nouvelle, c'était tristement &lt;em&gt;kitsch&lt;/em&gt;. Je m'achetais des Cds et des fringues, ma mère me rechargeait ma carte de crédit à chaque fois que je le lui demandais. Un bonheur complet, non repérable sur un calendrier.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Bien sûr le dernier jour je n'ai pas pû m'empêcher de pleurer comme une connasse. je m'étais jamais vu dans un tel état, un mélange de nuit trop courte, de chansons pop tristes (belle and sebastian et supergrass toute la nuit dans l'herbe et puis dans mon lit) et je savais pertinemment qu'une fois de retour chez moi plus rien ne devra être comme avant car il n'y aurait pas cet environnement si propice aux rencontres et aux bavardages. Je parlerai quelques jours sur MSN avec les filles qui étaient avec moi là-bas et on se perdra de vue à jamais après quelques mois. C'était encore une fois quelque chose qui appartenait au domaine du &lt;em&gt;never more&lt;/em&gt;, un avant goût de ce que la mort me réservait, mourir doit faire mal au coeur.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et moi qui chialait dans le bus, Irène l'animatrice qui me prend dans ses bras, la première fois de ma vie que je me laisse aller à ce que je considérais comme des enfantillages. Je me suis inconfortablement endormie, les larmes sur les joues, et quand le car s'est arrêté devant une aire d'autoroute je me suis précipitée au petit supermarché pour acheter des biscuits, des madeleines et du Yop et me goinfrer jusqu'à ce que mort s'ensuive.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;&lt;/span&gt;&lt;/div&gt;&lt;/span&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6074493554542643408?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6074493554542643408/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6074493554542643408' title='5 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6074493554542643408'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6074493554542643408'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/etre-sur-terre-et-ce-que-jen-retiens.html' title='Etre sur Terre et ce que j&apos;en retiens'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/Ry3OTTWP9VI/AAAAAAAAANE/jzeqhtKKM8U/s72-c/542433234.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>5</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-5190631722710419026</id><published>2007-11-01T02:31:00.001+01:00</published><updated>2007-11-11T01:37:09.754+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='télévision et séries'/><title type='text'>Ingals &amp; co.</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_39DCwXy3zvo/Ryksu1B-GLI/AAAAAAAAAAM/OoWFccQqI0U/s1600-h/Petite-maison.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5127678833758967986" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_39DCwXy3zvo/Ryksu1B-GLI/AAAAAAAAAAM/OoWFccQqI0U/s320/Petite-maison.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Il a suffi que je dise : "quand même, la petite maison dans la prairie, c'est chouette. en plus ils sont même pas croyants, et même s'ils ont des valeurs bien chrétiennes, au moins ils font pas chier" pour que dans l'épisode que je regardais il y ait sept passages avec des prières.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;"- bonjour, je prie pour que le seigneur vous fasse grâce de la torture que vous vous infligez en contemplant mon horrible visage de faible femelle&lt;br /&gt;- oh Seigneur, Madame Ingalls, votre bonté est sans limites, je prie Dieu pour qu'il ne vous punisse pas d'avoir été si bonne avec moi&lt;br /&gt;- mais Madame Churchman, ce n'est vraiment rien, je n'ai presque pas eu à agir, car c'est Laura qui a été la plus brillante dans cette histoire&lt;br /&gt;- merci maman, mais tu sais, c'est normal, c'est toi qui m'as appris à me comporter comme ça&lt;br /&gt;- oh, Madame Ingals, je remercie Dieu de vous avoir permis d'avoir mis au monde un tel enfant&lt;br /&gt;- Laura, ma chérie, tu es tellement vertueuse&lt;br /&gt;- tu sais maman c'est un hasard que je me sois trouvée à cet endroit-là à ce moment précis. c'était peut-être mon destin"&lt;br /&gt;etc. etc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Et pourtant. L'épisode du jour s'appelait "Le mensonge". C'était l'histoire d'un petit garçon (très mignon) qui était malheureux parce que ses parents allaient divorcer. Puis il tombait (aïë aïe aïe). Et à son réveil chez le (gentil et vertueux) docteur du village (qui travaille d'ailleurs probablement bénévolement, dans le pays qui est le symbole même du libéralisme sauvage, dont un des aspects est l'image de l'homme qui vient de se faire écraser à qui on demande sa carte de crédit pour l'emmener à l'hôpital), il voit ses deux parents réunis (dans la peine, mais réunis quand même). Alors il se dit : tiens je vais faire semblant d'être aveugle, et peut-être qu'ils se remettront ensemble. Quel martyr ce petit. Ses parents l'ont torturé, mais il garde espoir en eux, et essaie même de ressouder leur couple et leur faire retrouver le bonheur ! Tout ça du haut de ses sept ans. Mais Dieu se fiche bien de l'âge pour donner du coeur à ses sujets.&lt;br /&gt;Le fait est que la morale de cet épisode était que le mensonge n'était pas forcément un pêché. Ce qui m'amène à penser que la petite maison dans la prairie est en un programme de propagande communiste, derrière ses aspects puritains d'une personnification majestueuse de l'amérique qui veut s'en sortir par la vertu et la bonté. Comme on le sait, le mensonge était un sujet qui touchait de près aux bolchéviks, et je pense que cet épisode était en fait un caprice rouge, ultime erreur pour un oeil avisé comme le mien : ce n'est pas en noyant dans 187 épisodes ce passage immoral sur le mensonge que l'on en atténue la portée. Ici, la figure du docteur, qui travaille bénévolement, dans un lieu qu'il faut d'ailleurs voir très modestement décoré, mais cependant convivial, représente en fait le communisme victorieux.&lt;br /&gt;Bref, on pourrait aussi dire que Charles Ingals ne change jamais de chemise et que l'utilisation d'une roulotte pour voyager n'est pas polluante (sans oublier que personne ne fume ni ne boit), et que, en conséquence, la petite maison dans la prairie est un message de propagande écologiste. D'ailleurs, le générique est vert.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Alors finalement, comme en toute chose, on peut tout voir dans la petite maison dans la prairie.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-5190631722710419026?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/5190631722710419026/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=5190631722710419026' title='1 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5190631722710419026'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/5190631722710419026'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/il-suffi-que-je-dise-quand-mme-la.html' title='Ingals &amp; co.'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_39DCwXy3zvo/Ryksu1B-GLI/AAAAAAAAAAM/OoWFccQqI0U/s72-c/Petite-maison.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>1</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-6040336495469158624</id><published>2007-11-01T01:17:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:21:25.146+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='vie privée vie publique'/><title type='text'>Ca s’appellera "ode à Murielle" ou "manière particulière de lui rendre hommage en imitant son inimitable style" (je ne sais pas encore)</title><content type='html'>&lt;div align="justify"&gt;&lt;a href="http://bp0.blogger.com/_WHWA_nQqD38/RykbjejcblI/AAAAAAAAAAM/X4tY01UrDR4/s1600-h/18399293.jpg"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5127659947049119314" style="DISPLAY: block; MARGIN: 0px auto 10px; CURSOR: hand; TEXT-ALIGN: center" alt="" src="http://bp0.blogger.com/_WHWA_nQqD38/RykbjejcblI/AAAAAAAAAAM/X4tY01UrDR4/s320/18399293.jpg" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;La première fois que j’ai ouvert les yeux aujourd’hui j’étais dans la chambre d’Alice et ma gorge me grattait tellement que j’étais persuadée que j’allais mourir. J’ai pensé me lever pour boire de l’eau dans la salle de bain mais j’entendais la porte des toilettes qui s’activait et je n’avais pas envie de me retrouver nez à nez avec son papa ou sa maman alors que j’étais en tee-shirt Nirvana-culotte. Du coup j’ai choisi de mourir en silence et j’ai enfin compris le sens du stoïcisme. Après quelques minutes de souffrance j’y pensais beaucoup moins et comme je n’étais objectivement pas morte j’ai dû admettre que j’avais moins mal. J’ai décidé de me rendormir mais je n’y suis pas arrivé parce que je faisais des calculs de positions de corps compliqués comme lorsque je m’étais réveillée à 2h51 la nuit d’un mardi en regardant le réveil et en me demandant ce que signifiaient ces trois chiffres, si je devais me lever, etc. Ensuite j’ai vraiment dû m’endormir puisque je ne me souviens de rien. Enfin, et j’en suis sûre, j’ai ouvert les yeux et j’ai su qu’il faisait jour, pire, que le jour était bien entamé. J’aurais pu effectuer un tour sur moi-même à 90° (consulter Alice pour les incohérences arithmétiques) et rencontrer l’approbation de son réveil vert et orange mais je n’avais pas envie de casser la mollesse d’un corps qui aurait pu mieux dormir et qui le faisait comprendre. J’ai rencontré le regard d’Alice comme à chaque fois que je me réveille chez elle le matin et avant de prononcer le premier mot on a attendu un petit peu, le temps de faire des frayeurs à l’autre en feignant un nouvel endormissement. J’ai dit un mot insignifiant de ma voix rauque et malade et je crois même qu’elle m’a demandé de répéter. Après quelques minutes, j’ai enfilé mon jean en restant allongée, un peu comme dans les pubs je crois, mais je ne saurais pas vraiment dire pourquoi. J’ai écarté le duvet bleu et blanc dans lequel j’étais enroulée et je me suis mise debout, j’ai fait prudemment quelques pas puis j’ai ouvert la porte d’entrée de sa chambre et je suis sortie. Dans la salle de bains j’ai compris qu’aujourd’hui était un jour B, un jour où mes cheveux sont plats et mon visage complètement disgracieux. Je reprends un peu plus tard dans la matinée, après avoir brunché grâce à Alice et à sa gentille maman. On a regardé La Discrète de Christian Vincent avec un Fabrice Luchini qui est décidemment trop excellent. Je crois qu’on était contentes toutes les deux parce qu’en peu de temps on avait vu deux films agréables : &lt;em&gt;La Discrète&lt;/em&gt; et &lt;em&gt;Ghost World&lt;/em&gt;. Alice a pris sa douche puis j’ai pris la mienne à l’eau bouillante parce que je n’ai jamais compris comment marchait sa douche et qu’elle a décidé de ne jamais me l’expliquer (sauf à l’arrêt de bus, finalement). Après avoir décidé de sortir, on a fait semblant de se demander où on pourrait aller : c’était notre manière à nous de mettre un peu de piment dans la journée alors qu’au fond on savait pertinemment qu’on allait finir à Saint Michel et au Luxembourg. Devant l’arrêt de bus, donc, il y avait une fille horrible qui téléphonait à son amie avec qui elle devait prendre le thé à 16 heures : elle avait un corps maigre subi, des collants bleus, des bottes marron, une doudoune noire longue, les cheveux rassemblés en queue de cheval et collés à tel point sur son crâne que sa vie devait sûrement en dépendre et surtout un sac à dos quechua noir et vert qui cassait définitivement toute tentative (vaine à la base de toute façon) d’être élégante. Une vieille dame a agressé Alice en lui disant que c’était mieux il y a quarante ans ; sur le coup je n’ai pas bien compris et j’ai fait comme si je m’en fichais alors que ça m’intéressait beaucoup. Arrivées au Luxembourg j’ai aperçu une fille blonde et un peu ronde que j’avais rencontrée dans la seule colonie que j’ai faite et j’ai trouvé la coïncidence marrante parce qu’Emilie m’avait filé il y a quelques semaines son skyblog dans lequel il y avait un article sur nous alors qu’on ne connaissait même pas son prénom. Il était environ 16 heures, on s’est trouvées assises dans le café du Luxembourg, dans la partie fumeurs alors que nous n’aimons pas particulièrement côtoyer la fumée des autres. On a peut-être parlé de Murielle et je ne dis pas ça parce que j’écris dans les occupés mais parce qu’on a peut-être réellement parlé d’elle ou qu’en tout cas ce n’est pas improbable. Alice a un peu parlé d’Adrian, son ami alsacien maladroit mais qui a quand même l’air gentil. Je me souviens d’avoir maudit Antoine parce qu’il habite rue Soufflot et qu’il n’en profite pas (même si ensuite on a convenu que c’est sans doute parce qu’on y habitait pas qu’on arrivait à en profiter). On a commandé deux cafés et deux verres d’eau mais le garçon n’a servi les verres d’eau qu’après les cafés parce qu’il était « trop chargé » et que comme nous sommes jeunes et naïves, on se fait toujours avoir au profit des gens plus âgés. A ma droite et à la gauche d’Alice était assis un couple de jeunes silencieux. Le garçon a sorti une cigarette et l’a fumée, suivi de près par sa copine qui m’envoyait toute sa fumée dans le visage alors que justement je n’aime pas ça et que même si elle ne peut pas le savoir, elle pourrait faire attention. Du coup j’ai orienté la carte des glaces de manière à ce qu’elle dévie sur Alice la fumée, ce qui a provoqué un sourire chez elle. J’ai rapidement sorti mon porte-monnaie parce que j’étais contente d’avoir exactement 2€50 et Alice m’a demandé si j’avais 6 centimes : je lui en ai donné 10 et quand elle a voulu m’en rendre 4 j’ai conclu qu’elle pouvait les garder. On a continué à parler sur un ton apaisé et détendu, comme le font deux amis qui passent un énième moment ensemble et qui l’apprécient. En sortant du café on a marché dans la même direction pour prendre un bus différent, Alice m’a soudainement dit « a+ », j’ai répondu « ciao » et je me suis immobilisée devant l’arrêt, j’avais un peu froid. J’ai oublié qu’Alice pouvait me voir et quand j’ai réalisé qu’elle m’observait à moitié j’ai eu l’impression d’avoir été violée dans mon intimité.&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-6040336495469158624?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/6040336495469158624/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=6040336495469158624' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6040336495469158624'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/6040336495469158624'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/ca-sappellera-ode-murielle-ou-manire.html' title='Ca s’appellera &quot;ode à Murielle&quot; ou &quot;manière particulière de lui rendre hommage en imitant son inimitable style&quot; (je ne sais pas encore)'/><author><name>Juliette</name><uri>http://www.blogger.com/profile/11920262691053312897</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp0.blogger.com/_WHWA_nQqD38/RykbjejcblI/AAAAAAAAAAM/X4tY01UrDR4/s72-c/18399293.jpg' height='72' width='72'/><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3200838069372946915</id><published>2007-11-01T01:09:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:22:47.543+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='web 2.0'/><title type='text'>Junkipédia</title><content type='html'>Un jour que j'aurai un dossier blindé là-dessus je m'amuserai à faire un dossier critique sur wikipédia. l'avocat du diable. ou peut-être pas tant que ça. parce que finalement, c'est quoi wikipédia ? de la culture, certes, mais pas certifiée ; vague ; faussée. l'accès immédiat à tellement de "culture" qu'on ne pense même plus à aller ailleurs. bientôt toutes ces fausses vérités que l'on apprend sur ce site, on en fera les vérités de notre quotidien, et on oubliera les sources, et ce qui était vrai. et si ma phrase est vraiment lourde, c'est parce que finalement, je la fais faussement vertigineuse, le genre effet Matrix : est-on dans la réalité ou dans la fiction ?&lt;br /&gt;mais c'est cette question qu'on peut se poser.&lt;br /&gt;Wikipédia. C'est le Wal Mart de l'internet, il aura brisé toutes les petites épiceries familiales. Wikipédia, avec l'industrie des blogs, a exterminé ce qu'on appelait antan "les sites perso". (Note : ce qu'il y a de génial avec internet, c'est qu'on en a plus ou moins connu le début, et qu'on peut parler comme des vieux sans que personne ne nous réprimande.) Elle était belle cette époque où on apprenait tous le html pour faire un horrible site. Aujourd'hui, si tu veux coder avec ton bloc-notes, mais t'es un arriéré, quoi, parce que le moindre pauvre naze a acheté sa version du dernier logiciel de création de sites où tu choisis un modèle, tu remplis des cases, et tu as un résultat parfait.&lt;br /&gt;Wikipédia, l'encyclopédie libre ? non. Wikipédia, une encyclopédie, qui, par sa diffusion instantanée de réchauffés de culture moyenne, a détruit toute tentative réelle de création/recherche/débat.&lt;br /&gt;la culture aux yeux de tous, c'est la diminution la plus radicale de toute subjectivité, et c'est un des bons points de wikipédia. une question reste à se poser : tout le monde voit-il de la même manière wikipédia ? ne nous présente-t-on pas ce site comme une "encyclopédie" ? n'y a-t-il pas des gens qui se fondent sur ce que dit cette "encyclopédie" ? je veux dire par là que si l'on n'a pas en tête que cette information qui nous est donnée est contestable, on pourrait la prendre au pied de la lettre, et ne pas essayer de la corriger, et donc, finalement, ce que je disais tout à l'heure sur la diminution de la subjectivité par un regard mondialisé ne s'applique pas.&lt;br /&gt;Une question en revanche me paraît nécessaire : sur le concept d'une encyclopédie, qui de Jimmy Wales ou Denis Diderot l'emporte ? je me suis référée à ce que je pense qui pourra me donner la définition la plus exacte de "encyclopédie" : mon dictionnaire. Il me dit que c'est un "ouvrage où l'on expose méthodiquement ou alphabétiquement l'ensemble des connaissances universelles (encyclopédie générale) ou spécifiques d'un domaine du savoir (encyclopédie spécialisée)". et là je vois le nom de Francis Bacon dans la définition du dictionnaire, qui aurait, au XVIIème siècle, fait apparaître l'encyclopédie au sens moderne du terme. je me dis : putain, Francis Bacon c'est pas un mec qui fait des drôles de tableaux au XXème siècle ? et une recherche wikipédia de s'imposer, et je suis bien contente qu'il soit là, wiki, parce qu'il me dit que Francis Bacon existe en deux, et que le peintre est le descendant du philosophe du XVIIème. Pour en revenir à la question, en toute subjectivité et non connaissance de cause (il faut dire que je n'ai lu qu'environ un article de l'enyclopédie de Diderot), je pense que les deux concepts sont absolument différents, et que la question se pose infiniment. Faut-il mieux se fier à un petit groupe d'hommes très connaisseurs, ou à tout le monde, càd à une quantité de gens qui ne connaissent que la surface des choses ? Les principes de démocratie pour lesquels Diderot se battait voudraient que l'on optât pour la seconde solution. paradoxe.&lt;br /&gt;Et finalement, le concept d'encyclopédie, à savoir, regrouper "l'ensemble des connaissances universelles" (et même spécifiques), est infini. Il faudrait donc que l'être divin s'adonne à cette tâche si nous voulions une encyclopédie respectable.&lt;br /&gt;j'allais émettre une conclusion partielle qui aurait avisé le lecteur de wikipédia : ce que tu lis n'est pas forcément vrai. puis je me suis demandé : mais quel est l'intérêt d'une encyclopédie sur laquelle on ne peut pas compter ? oui, je crois que je suis arrivée au terme de ma réflexion, de mon cheminement en écriture automatique. wikipédia est bien la junk food de l'internet. et comme la junk food, c'est un principe qui est bien pratique. d'autres encyclopédies doivent demeurer. il ne faut pas se contenter de ces informations.&lt;br /&gt;une note finale : si j'ai commencé à parler de wikipédia (je ne pensais pas que le junk pourrait me donner autant de junk lignes à vomir) c'est parce que j'ai regardé la vidéo de propagande sur "la diffusion du savoir dans le monde" par wikipédia. et si j'ai tilté, si je me suis mise à réfléchir ce soir au sujet wikipédia, c'est parce que les plans de la vidéo m'ont paru bizarres : à deux reprises, un zoom est fait sur les yeux bleus de Jimmy Wales. pourquoi ? un autre plan montre les mains du Créateur, mains torturées par le travail, de la même manière que les yeux purs étaient emplis de sang. est-ce pour montrer la souffrance et la faiblesse de celui qui essaie à tout prix de diffuser la culture à travers le monde ? le nouveau messie, l'arien aux yeux bleus, annonce : imaginez un monde où chaque personne aura accès gratuitement à tous les savoirs de l'humanité. ah, les bons sentiments. ah, les valeurs américaines. de bien belles choses je dois dire. il y a quelques siècles, j'aurais dit de ces valeurs qu'elles étaient utopiques. au fond, rien n'a changé, mais le savoir moyen s'est uniformisé et il a changé de registre. finalement, on a juste plus l'impression d'être très cultivés, et c'est la pire des choses qui pouvait nous arriver&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;PS : je pioche mes préjugés sur wikipédia&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3200838069372946915?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3200838069372946915/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3200838069372946915' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3200838069372946915'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3200838069372946915'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/11/junkipdia.html' title='Junkipédia'/><author><name>effrontée</name><uri>http://www.blogger.com/profile/01812176076025587378</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-4829176333091826537</id><published>2007-10-31T21:08:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:24:10.832+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='littérature et pensées'/><title type='text'>Deux trucs que je n'aime pas dans les livres en général :</title><content type='html'>1) Quoi de plus immonde qu'un livre ayant une affiche de film en guise de première de couverture?&lt;br /&gt;Moi je dis non, une affiche de film en couverture ça fait tout de suite teubé qui arrive pas à se mettre à la vraie littérature et qui préfère lire des films, et non des livres. Sachant qu'en plus maintenant de plus en plus de livres sont adaptés au cinéma, on se retrouve facilement à confondre le rayon littérature avec celui des DVDs.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Exemple concret : j'ai dû lire "Un secret" pour le lycée et à chaque fois que je le sortais dans le métro je devais assumer la gueule de Patrick Bruel en première de couverture. Putain Patrick Bruel, ça c'est du littéraire, tout de suite connotation songwriting d'exception (il a de faux airs de Leonard Cohen, hein) chanson à textes, Flavie Flament, la grande famille de la variété et de la sous-culture.&lt;br /&gt;Mmhh c'est bien ça.&lt;br /&gt;Tout à l'heure je tombe sur le livre "l'assassinat de Jesse James", l'affiche est canon je vous l'accorde, c'est plutôt une bonne idée dans le sens où la personne qui aura apprécié le film voudra peut-être prolonger d'une toute autre façon les 2 heures 48 de pellicule. Donc voilà, le livre est facilement repérable pour les teubés qui n'auraient pas déjà fait le rapprochement rien qu'avec le titre, peut-être faudrait-il aussi préciser que Brad Pitt ne joue pas dans le livre, ce serait une idée du tonnerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;2) Virgin aime la démocratie. Son dernier délire en date (qui date d'il y a quelques années en fait) étant de faire réagir le &lt;em&gt;peuple&lt;/em&gt; aux dernières sorties littéraires. Vous savez, ces bouts de cartons pastels épinglés au couverture à l'aide d'un trombone et qui sont censés vous donner l'avis très positif de quelqu'un possédant assez d'esprit critique pour vous faire renoncer à acheter le livre en question.&lt;br /&gt;Ajouter à ça l'écriture au stylo pour l'aspect authentique et unique du truc.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Tout à l'heure je suis tombée sur un certain crétin de Samuel qui racontait de son écriture de gaucher qui s'entête à écrire de la main droite que "X nous parle de rock'n'roll comme personne....rock'n'roll never die!"&lt;br /&gt;Oui Samuel, il y a des choses comme ça qui ne meurent jamais, la connerie en faisant partie.&lt;br /&gt;Mais bon, prions pour que vous tombiez vous aussi sur une écriture assez illisible pour finir par être indéchiffrable, ça vous épargnera un dégoût général de la littérature.&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-4829176333091826537?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/4829176333091826537/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=4829176333091826537' title='3 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4829176333091826537'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/4829176333091826537'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/10/deux-trucs-que-je-naime-pas-dans-les.html' title='Deux trucs que je n&apos;aime pas dans les livres en général :'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>3</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-3328085557353567138</id><published>2007-10-31T01:01:00.001+01:00</published><updated>2007-11-11T01:18:51.709+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Spleen chez Subway / Paranoid Park²</title><content type='html'>&lt;a href="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/RyhPXjWP9PI/AAAAAAAAAME/UJDqgzzXJZQ/s1600-h/loooli.bmp"&gt;&lt;img id="BLOGGER_PHOTO_ID_5127435441805456626" style="CURSOR: hand" alt="" src="http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/RyhPXjWP9PI/AAAAAAAAAME/UJDqgzzXJZQ/s400/loooli.bmp" border="0" /&gt;&lt;/a&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;Les skaters sont un peu les anges de la rue, c'est ce que je me suis dit en regardant Paranoid Park. Surtout qu'avant ils portaient tous des baggys et que c'était plutôt immonde mais depuis qu'ils mettent des slims ça me plait trop.&lt;br /&gt;J'ai toujours été attirée par les skateurs, le plus souvent ils sont beaux et même quand ils ne le sont pas ils peuvent toujours se cacher derrière leurs longs cheveux.&lt;br /&gt;Mais je les considère comme des fantasmes, c'est à dire que jamais je n'aurai la chance d'en chopper un (pas le look, pas la mentalité, pas la même passion). Un peu comme la vitrine d'une boutique Chanel par exemple. On mate, on kiffe et on essaye de trouver l'équivalent (ou presque) chez H&amp;amp;M.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;J'ai jamais vraiment kiffé Gus Van Sant, je l'ai toujours pris pour un mec qui adulait un peu trop les jeunes et qui ne sortait jamais sans sa bande de potes mineurs tout autour de lui (cf. festival de cannes, tout ça).&lt;br /&gt;Le mec qui tente de rester dans le coup : sweat mou, basket, cheveux longs même à 50 ans.&lt;br /&gt;Aussi je confonds toujours ses films avec ceux de Larry Clarke,&lt;br /&gt;j'aime bien par contre prononcer son nom, ça fait très réalisateur underground chelou, y'a matière à se la péter je pense. ah ah&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Donc Paranoid Park, c'est ici et n'importe comment&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;GVS m'a fait prendre conscience de la beauté de notre environnement, (celui des jeunes, peu importe où ils se trouvent sur la Terre) de ces endroits qui finissent par devenir notre &lt;em&gt;microcosme&lt;/em&gt; personnalisé tellement on ne fait qu'aller de l'un à l'autre sans jamais bifurquer. lycée-fnac-maison-lycée-mcdo, les choses pourraient presque se résumer comme ça, et le monde a beau énormément bouger, notre microcosme en reste indemne. &lt;em&gt;the show must go on&lt;/em&gt;.&lt;br /&gt;D'ailleurs pour Alex les choses se résument ainsi, paranoid park-subway-disquaire-maison-paranoid park et puis quand il a le malheur de vouloir légèrement changer de trajectoire ça finit en drame.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Après le film je n'ai eu qu'une seule envie c'était de retourner dans cette routine qui m'est finalement si chère et qui n'a comme défaut que son éternelle redondance mais qui reste paisible, agréable, sans failles et enrichissante. D'ailleurs Alex ne demande que ça, un retour au passé, là où son seul souci était celui du divorce de ses parents.&lt;br /&gt;Mais -et là réside le plus important- derrière ces "microcosmes" et ces quotidiens très marqués par cette bonne grosse sociétédeconsommation il y a de la place pour de longues scènes contemplatives et des moments de pur lyrisme.&lt;br /&gt;Il a toujours quelque chose de bon à prendre dans tout ça, un CD d'Elliott Smith a 6,99€ par exemple.&lt;br /&gt;GVS serait donc une introduction à Houellebecq en quelque sorte.(j'essaye toujours de le refourguer quelque part çui là)&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;Voilà pour mon interprétation.&lt;br /&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;div&gt;&lt;br /&gt;&lt;div&gt;A souligner&lt;br /&gt;- La beauté des séquences et des acteurs, belles fringues et belles gueules pour tout le monde.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- L'incontournable passage sous la douche qui est un peu comme l'endroit par excellence de la prise de conscience ou du passage à l'acte dans les films de GVS, comme dans Elephant où les deux mecs prennent leur douche ensemble sous le même pommeau avant de partir en guerre.&lt;br /&gt;&lt;br /&gt;- GVS a le sens du culte, les visages de ses acteurs ont toujours su représenter toute la puissance et la beauté de la jeunesse, toute l'innocence et la nonchalance de cette race bénie des Dieux, la nôtre les mecs. Autant d'images brèves, marquantes, presque insaisissables tout comme l'extrême jeunesse des acteurs qui ont certainement déjà beaucoup vieillit depuis le tournage du film.&lt;br /&gt;Ce qu'on pourrait reprocher à GVS c'est peut-être son jeunisme, comme s'il n'y avait au fond que nous et que le reste n'avait pas d'importance ou alors n'était pas assez beau mais plutôt même très laid et très sale. Et qui veut dire très sale veut dire pas de scène sous la douche. Ah ah&lt;br /&gt;&lt;span style="font-size:180%;"&gt;RIGOLEZ&lt;/span&gt; &lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;/div&gt;&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-3328085557353567138?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/3328085557353567138/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=3328085557353567138' title='2 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3328085557353567138'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/3328085557353567138'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/10/spleen-chez-subway-paranoid-park.html' title='Spleen chez Subway / Paranoid Park²'/><author><name>Murielle Joudet</name><uri>http://www.blogger.com/profile/09132604596480771413</uri><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><media:thumbnail xmlns:media='http://search.yahoo.com/mrss/' url='http://bp3.blogger.com/_PDZc8t8sT_g/RyhPXjWP9PI/AAAAAAAAAME/UJDqgzzXJZQ/s72-c/loooli.bmp' height='72' width='72'/><thr:total>2</thr:total></entry><entry><id>tag:blogger.com,1999:blog-6139876689411708518.post-1409985389135164438</id><published>2007-10-29T17:08:00.000+01:00</published><updated>2007-11-11T01:19:05.687+01:00</updated><category scheme='http://www.blogger.com/atom/ns#' term='cinéma'/><title type='text'>Paranoid park (ou l'importance du son)</title><content type='html'>Et donc c'était dimanche on avait joué au poker, j'avais perdu comme d'habitude et Tom m'a appelé pour faire un ciné. Le film c'était Paranoid Park et je me suis dit que ça changerait un peu et puis ça faisait depuis Elephant que j'avais vu un film de Gus Van Sant.&lt;br /&gt;A 17h40 j'ai rejoins Tom à l'arrêt de bus et on est descendus au ciné. Il commencait à faire nuit, c'était joli.&lt;br /&gt;L'UGC était blindé de monde. Normal c'était dimanche. Dans la queue j'ai donné une cigarette à Tom et je m'en suis pris une et on a fumé. J'avais un peu peur devant la caissière à cause de ma cigarette, genre j'allais me faire jeter du guichet. Finalement je l'ai terminé juste avant de lui demander ma place. Cte conne m'a fait payer 9,50 euros parce que j'avais ni carte d'identité ni carte d'étudiant. Devait être de mauvais poil la fille, t'as vu. Elle m'a rendu 50 centimes sur mon billet de 10 euros tout dégueulasse, je l'ai regardée comme si je venais de rater le bus de 7h54 un jeudi matin, blasé.&lt;br /&gt;Bon, on est rentré dans la salle 1 qui était petite et remplie. Le film a commencé à 18h34.&lt;br /&gt;Je ne parlerai pas spécialement du film mais des impressions qu'il m'a laissé en général. Paranoid Park, c'est comme si un ami à toi avait mis des musiques sur un film pour te décrire. Tu piges?&lt;br /&gt;Le film commence doucement sur des images onirique de skateurs en pleine action avec un fond de musique d'ambiance et une bande-son bruyante. Au début ça te fait chier, tu te dis que le Gugus s'est un peu laissé aller en te foutant ces séquences de une minute entrecoupé du gars, le héros, Alex qui te raconte son histoire. Et puis y'a d'autres séquences, ou le mec marche sur une musique hors-sujet. ça me génait. La musique ne se greffait pas au film, ton ami te connait pas assez..&lt;br /&gt;Et puis je suis rentré dans dans le rythme, et en me réveillant ce matin, je me suis dit qu'en même temps, on avait toujours une bande-son totalement aléatoire dans notre tête, qui parfois peut sonner hors-contexte, comme c'est le cas dans le film. Et avec le recul, cette incohérence est devenu super cohérente dans ma tête et je trouve le film que mieux réussi.&lt;br /&gt;Le personnage de Alex est trop parfait. Gabe Nevins est intelligent et assez stoïque. Un beau gosse. On était jaloux de lui à la fin de la séance. J'ignore si j'aurais réagi comme lui.&lt;br /&gt;En me réveillant ce matin, j'avais aussi plein d'images du film dans ma tête. En général c'est bon signe, ça veut dire que le film ne nous a pas laissé indifférent. hihi&lt;div class="blogger-post-footer"&gt;&lt;img width='1' height='1' src='https://blogger.googleusercontent.com/tracker/6139876689411708518-1409985389135164438?l=les-occupes.blogspot.com' alt='' /&gt;&lt;/div&gt;</content><link rel='replies' type='application/atom+xml' href='http://les-occupes.blogspot.com/feeds/1409985389135164438/comments/default' title='Publier les commentaires'/><link rel='replies' type='text/html' href='http://www.blogger.com/comment.g?blogID=6139876689411708518&amp;postID=1409985389135164438' title='4 commentaires'/><link rel='edit' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1409985389135164438'/><link rel='self' type='application/atom+xml' href='http://www.blogger.com/feeds/6139876689411708518/posts/default/1409985389135164438'/><link rel='alternate' type='text/html' href='http://les-occupes.blogspot.com/2007/10/paranoid-park-ou-limportance-du-son.html' title='Paranoid park (ou l&apos;importance du son)'/><author><name>voila</name><email>noreply@blogger.com</email><gd:image rel='http://schemas.google.com/g/2005#thumbnail' width='16' height='16' src='http://img2.blogblog.com/img/b16-rounded.gif'/></author><thr:total>4</thr:total></entry></feed>
